( 29 juin, 2020 )

Un peu de mon histoire au ball-trap pour remettre l’église au milieu du village

BEES

 

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Le vin de mon grand-père, quelques « gamelles » et autres souvenirs italiens

Le (mauvais ?) roman d’un vieux tireur de ball-trap !

Pas certain d’intéresser grand-monde avec cet article, j’aime bien, malgré tout, mettre les choses à leur place et les événements à la bonne date. Il y a quelques jours avant de me lancer dans l’écriture d’un article sur mon blog, j’ai essayé de me souvenir de détails précis parmi les centaines de souvenirs qui polluent ma mémoire, ce que je déteste. Je voulais absolument savoir à quelle date j’avais cessé de faire des bulles sur les stands de ball-trap. En effet, pour moi, ma dernière licence datait de 2005 à la FFBT, ce que devait gentiment me confirmer Monique Gay en retrouvant mon nom sur la liste des licenciés d’alors au BTC Saint-Pierre-du-Palais, club dont je fis découvrir l’existence en France mais aussi à l’étranger, peu de tireurs du club ayant, avant moi, bourlingué autant que moi. Je suis un peu le Christophe Colomb  du club, et depuis, on ne compte plus les tireurs du BTC Saint-Pierre/ Saint-Médard, et du CTD, Cercle de Tir Dyonisien, qui ont su porter encore plus haut que moi les couleurs de ces clubs de province, et comme dit l’autre, c’est pas fini. 

Une discussion avec ma frangine Hélène me remit les idées en place, lorsque je lui assurai ne pas avoir pris de licence depuis 2005, soient 15 ans. Elle me laissa parler un moment, comme si elle n’osait pas aborder des sujets qui fâchent, avant de lancer : » T’es mignon, mon p’tit frère, mais t’as oublié les années de galère que tu as vécues avant cette date inscrite en toi. Tu as perdu ta Chantal, (décédée en 1996 à l’âge de 45 ans …), tu as été contraint de mettre ton entreprise en règlement judiciaire, tu fus licencié de l’entreprise Ets Ferchaud & Fils créée en 1955 par notre père (Note JF: c’est vrai que j’aie dû prendre les rênes au décès de mon père Maurice en 1983 (il avait 58 ans, il n’a donc jamais eu mon âge actuel, 68 ans, ça fait bizarre). Après avoir été viré comme un malpropre (Note JF: par un c….. de Parisien aussi bourré de fric [certainement reçu en héritage, à moins que...] qu’incompétent, tu n’as certainement pas tiré pendant ces années-là, t’avais à peine de quoi bouffer ! »

Merde, alors, comment ai-je pu chasser ces années noires de ma mémoire ? Mais elle a raison ma frangine, ce sont presque 25 années qui sont passées, c’est dingue. Petit à petit, la mémoire m’est revenue mais j’ai quand-même dû creuser bien au fond. Contacté par téléphone, le sympathique interlocuteur de la FFT a bien voulu consulter ses archives, et ses premières réponses m’ont un peu donné la migraine. J’ai bien été licencié à la FFT du 16 mai 2001 au 31 août 2008, date à laquelle j’ai disparu des radars. Il ne trouva aucun signe de mon existence de tireur avant cette date, alors que je lui affirmai être monté plusieurs fois sur le podium au Skeet Olympique aux championnats de France en deuxième série à Chatelaillon (mon second club de cœur), à Villeneuve-sur-Lot en double-trap, et pris le bronze en 1992 à la Fosse Olympique à Poussan en première série (terminant 11e au scratch). « Les clubs concernés n’ont pas dû nous transmettre les résultats », m’annonçait-il. QUOI ? Mais c’est pas possible, je rêve, me suis-je dit. Je le remerciai de son « aide », au bord de la nausée, avant de réfléchir calmement, ce qu’on apprend en vieillissant.  Euréka, j’ai trouvé, merci Google !

Je cite le document officiel ©FFTIR

« En 1896, à l’initiative de Pierre de Coubertin, le tir devient une discipline olympique. Le 18 février 1953, l’Union des Sociétés de Tir de France change de nom pour devenir la Fédération Française des Sociétés de Tir.

Le 15 mars 1967, l’Union des Sociétés de Tir fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir  (FFTir). Juridiquement, la fédération est une association régie par la Loi de juillet 1901 qui regroupe l’ensemble des clubs de tir en France. Elle sera reconnue d’utilité publique le 1er octobre 1971.

Après la création dissidente le 15 juillet 1985, de la Fédération Française de Ball Trap, elle perdra une partie des disciplines tirées aux armes de chasse, mais conservera la gestion des trois disciplines olympiques de tir au plateau (Fosse, Skeet et Double Trap). »  LFédération Française de Ball Trap  se voit confier les disciplines de Ball Trap non olympiques (FUPCCSDTL, le Sanglier Courant et les Hélices) puis toutes les disciplines plateaux.

Depuis 1994, la FFTIR reconnue par la Fédération Internationale du Tir Sportif ( ISSF, ex UIT ) reprend toutes les disciplines olympiques, la FO, le DT ainsi que le Skeet.

Mais alors que s’est-il donc passé ?

Chômeur, après avoir dirigé une entreprise de presque 100 personnes, et ayant malgré tout largement cotisé et payé mes impôts pour le bonheur de la collectivité pendant les 25 années, je me suis dit que je pouvais bien, après tout, après avoir été pressé comme un citron et épongé comme une serpillière afin de me prendre tout ce que je possédais, et même ce que je n’avais pas, essayer de m’en sortir. « Votre problème », m’avait affirmé l’administrateur judiciaire chargé de la liquidation, (une des personnes qui se gavent grâce à la faillite des entreprises…), « c’est que vous n’avez jamais eu de problème grave dans votre entreprise qui a toujours bien marché, jamais fait la moindre dette, toujours payé ses charges et son personnel même avant le dernier jour du mois (…), vous n’avez jamais eu de véritable crise à gérer. Vous ne retrouverez jamais de boulot, car en réalité, vous ne savez rien faire, vous auriez mieux fait de devenir le meilleur fabricant de boudin de votre entreprise de charcuterie ». Prends ça dans ta gueule…..

Il est certain que ces mois ont constitué pour moi une période de formation accélérée  durant laquelle j’ai eu le « privilège » de croiser de véritables bancs de requins, de faux-culs, de voyous souvent plus ou moins proches qui m’ont bien sucé le sang et celui de mes filles. Après le décès de Chantal, le fait que le tribunal, au moment du jugement de « mes fautes professionnels », me déclare inapte à assurer l’avenir et les économies de ma fille Sara âgée de 13 ans (héritées de sa maman) , et nomme un juge des tutelles (sans commentaires…) comme représentant légal, (oups, j’ai failli écrire illégal , j’ai eu chaud), m’a presque anéanti. 

 Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! Cette maxime est souvent galvaudée mais pourtant…..

Chômeur donc, contrairement à presque la totalité du personnel de Jacquel (contraction de Jacques et Hélène),  heureusement pour eux, je me rapproché, bien obligé de Pôle Emploi afin d’essayer de trouver une formation quelconque qui pourrait me permettre de faire les courses au quotidien. Heureusement, mon oncle Robert associé à mon pater avant de prendre sa retraite en 1984 (certainement un peu tôt pour moi…) ne me laissa pas dans une merde noire, m’aidant autant qu’il le put avec son épouse Lulu, ma marraine (qui tint son rôle à la perfection, et m’évitant de crever la dalle, de finir sous le pont de Saint-Denis, et sauvant mon seul bien, ma maison (située à 20 mètres de « mon ancienne usine de 2000 m2 sur deux niveaux). Sans eux, que serions-nous devenus, je ne sais pas ?

Le ball-trap m’a peut-être sauvé, qui sait ?

Dans un premier temps, vers 2000, 2001, je me dis que connaissant un peu le ball-trap, je pouvais essayer de devenir arbitre, et comme j’adorais la rigueur des disciplines olympiques, la FO et surtout le Skeet grâce à mon second père Guy Szewc, l’âme du club de Chatelaillon, père et éleveur de champions, je me tournai vers la FFT. Il sut m’apporter ce que mon père ne pouvait plus faire, nous passâmes de longs moments en tête à tête, devant un plateau de fruits de mer, avant d’aller casser des pulls et des marks sur ce stand qui accueillit de merveilleuses compétitions et de formidables histoires d’amitié d’hommes et de femmes. Je retrouve ainsi le fil de mon histoire avec le tir et je comprends enfin pourquoi j’ai pris une licence à la FFT, au club de Pons, de 2001 à 2008, pour arbitrer, n’ayant pas les moyens de reprendre le tir. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire partie du corps arbitral de la FFT lors de grandes compétitions comme les France de SO et de FO à Chatel, Poussan, et ailleurs. Au bout de quelques années, le doigt sur la couture du pantalon, les breafings, la discipline quasi-militaire malgré les 45° à l’ombre m’ont un peu déçu; en outre le fait qu’il soit impossible « d’oser prétendre » arbitrer à l’étranger malgré un assez bonne connaissance en Anglais, en Espagnol eu un peu moindre en Allemand m’ont fait comprendre que le copinage et les « voyages réservés à l’élite » (…) constituaient une des quatre mamelles du corps arbitral décisionnaire de la FFT. Il était facile d’arguer de mon manque d’expérience pour me laisser à la maison. J’avais néanmoins quelques collègues que j’aimais bien et j’espère que c’était réciproque. 

Avoirrrrrr un bon copain, c’est ce qu’il y d’meilleurrrrr au monde, chantait Henry Garat en 1930

https://www.youtube.com/watch?v=Y0oHvWSKkIw

Pour réussir, enfin, quelque chose dans ma vie ?

C’est sans doute pour ça que je me suis mis, à presque 30 ans, au ball-trap : partir de rien, même pas chasseur, travailler, ne compter que sur moi, mais petit à petit, obtenir le résultat immédiat de mes actions, de mes décisions, de mes investissements personnels, bref, tout ce qu’il est impossible d’obtenir quand on « doit diriger » une entreprise, qu’on l’ait choisie, ou pas ! Voir arriver mes parents sur le stand de Villeneuve-sur-Lot lors de ma première participation à un championnat du Monde de PC en 1982 fut à coup sûr le premier signe d’intérêt qu’osait enfin témoigner mon père à l’égard de ma nouvelle passion . Je racontai à Philippe Dupin, celui dont je vais vous parler, qu’on oublie jamais quelques phrases prononcées par un père, qu’elles peuvent marquer une vie. Maurice, mon pater, me répétait ; « Toi, mon fils, au moins, tu as toujours parfaitement su organiser tes loisirs ! » Je ne sais toujours pas ce qu’il voulait dire, que je ne faisais rien de bien, que je n’arriverais jamais à rien ? Il a emporté ses secrets dans sa tombe avant que nous puissions en reparler. Cependant, quelques mois après sa seule visite à son fils tireur, alors que je venais de faire mon entrée au Club France composé des 12 meilleurs de l’année (oui, il me semble qu’à cette époque, nous n’étions que 12 avant que la FFT (l’ancienne) ouvre les vannes pour motiver les tireurs, je surpris une conversation durant laquelle mon père annonçait mon classement français à un de nos principaux fournisseurs de viande de porc. Il n’était pas le genre de père ni à se la péter, ni à faire de ses enfants des génies, alors comment pourrais-je oublier ce pur moment de vrai bonheur, tellement rare et inespéré. 

A ce moment de l’écriture de mon article-déclaration, je m’aperçois que je suis en train de faire ma propre « analyse » , et que vous avez dû, depuis longtemps, en lâcher la lecture. Ce n’est pas grave, ça me fait du bien et même un peu de mal, c’est la vie, quoi. 

Philippe Dupin vaut bien que je lui consacre un paragraphe, tant pis si j’abuse de sa discrétion

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Ainsi que je l’ai expliqué un peu plus haut, l’agence Pôle Emploi de Libourne m’a dirigé vers le Département, me permettant de demander une bourse et une formation au CREPS de Talence dans le but de tenter d’obtenir un BEES, Brevet d’Etat d’Educateur Sportif option tir. J’avais échoué deux fois au bac  au bahut Max Linder de Libourne, ce qui fut une aubaine pour moi, m’obligeant à me mettre au boulot dans l’entreprise familiale,(au lieu d’aller glander sur les bancs d’une fac quelconque)  où pendant les 10 années de 1973 à 1983 (date de sa mort) mon pater-patron ne me fit pas vraiment de cadeau et encore moins preuve de favoritisme. Je me rappelle qu’un jour, il m’avait fait déplacer, seul, quelques dizaines de jambons de 10 kgs du tunnel de surgélation à -50° vers l’immense salle de congélation, à -18 ° (ma moustache s’était cassée) , harnaché comme un esquimau pendant plusieurs heures, et qu’il m’a fait tout recommencer, m’étant soit-disant, « trompé de case »… On m’a souvent traité et jalousé comme un « fils à papa », t’as gagné ! Au fond de moi je savais bien que ce n’était pas le cas, mais je n’ai jamais joué les pleureuses, laissant libre cours aux réflexions à la con de la famille ou des « amis ». Il se montrait beaucoup plus « tendre » avec ma Chantal, secrétaire de direction, pour compenser certainement… C’était très bien ainsi !

Donc, j’en viens à Philippe. 

J’avais obtenu ma « bourse d’étude », c’est à dire que le département m’offrait l’inscription au CREPS de Talence, où j’ai eu le plaisir de croiser des stars du Tir à la cible, des jeunes cyclistes et sportifs en devenir, les filles de l’EDF de hand-ball d’Agostini (je les adorais sans oser leur parler, j’étais le plus vieil « élève », plus vieux que le doyen de la fac). Mais il y avait un réel obstacle pour que je puisse débuter la formation et espérer réussir, c’était l’entraînement au tir, obligatoire pour la délivrance du diplôme, une performance de choix lors de l’épreuve d’examen final étant obligatoire. Mon ami Philippe, oui, ce fut à ce moment là qu’il devint « un véritable ami » décida de m’aider, et je crois bien, si ma mémoire ne me trahit pas, ne rien lui avoir demandé… Ce fut un des rares moments (le seul ?) où j’ai reçu une aide inespérée et désintéressée  d’un « étranger ». Il me semble qu’il s’est exprimé ainsi: « Jacques, je vais t’aider, t’es dans la merde et depuis le temps que tu offres à bouffer tes excellents produits de charcuterie à toute une bande de charognards qui viennent jouer les pique-assiettes parmi nous tes copains, au cul de ta bagnole, tu mérites bien ça. Et surtout nous les Dupin, on vous apprécie et on vous aime, les Ferchaud, toi, Chantal, Anna et Sara. Alors me fais pas chier, je vais te payer les cartouches pour ton année. C’est ainsi que j’aie pu charger dans mon coffre 4000 cartouches en 24 g, du 8 et du 7 et 1/2, en carton (j’adore l’odeur et la douceur) chez l’ami hélas décédé Pierre Mary, qui m’ont permis de suivre les entraînements concoctés par Jean-Paul Gros et Marc Menessier, nos instructeurs à la FO, à Pons et Chatelaillon . J’ai pu renvoyer l’ascenseur en prenant la 3e place du concours décisif FO à Poussan , il fallait terminer dans les 10 premiers et plus on approchait du meilleur score, meilleure était la note. J’ai surtout obtenu mon premier et seul vrai diplôme, à 51 ans.

Mon papa avait raison, c’est dans le choix de mes loisirs que je suis le meilleur, je continue avec les voyages, et après 12 années de correspondant local du quotidien Sud-Ouest (le deuxième de France) je nourris mon blog ! Ouf, c’est tout pour un lundi. Le compteur annonce 2415 mots, oh p….. j’le crois pas !

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Ma maman, notre deudeuche, ma Chantal à Megève, mon papa, mon tonton Robert le chasseur-éleveur-juge et président du club du Braque-Allemand, ils sont tous partis, ils nous attendent….. Sans oublier une bonne coupe de champagne russe avec Hélène, bien vivante heureusement, à Saint Pétersbourg

( 28 juin, 2020 )

Souffrance (pas si terrible) et plaisir sur le superbe stand de ball-trap de Sore

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Je n’ai pas eu le choix, l’amitié et le plaisir de se retrouver passent avant tout !

Je n’ai rien pu faire devant la ténacité, le volonté, et la force de persuasion de mon pote Philippe Dupin et de son fils Jonathan. Il faut dire que la naissance de notre amitié remonte au siècle dernier et que les vicissitudes de la vie nous ont fait nous éloigner, nous rapprocher, nous retrouver en 2003, avant une nouvelle longue absence, une belle soirée partagée, puis à nouveau le silence jusqu’à ce samedi 27 juin. « Nous avons appris que tu revenais au ball-trap, quel bonheur ! Tu viens avec nous, on t’emmène à Sore, dans les Landes pour passer la journée avec toi et retrouver le plaisir de tirer avec toi ! » A Philippe, patron retraité de Tetra SAS qui, petit à petit confie les rênes de sa grosse boîte (de peinture, ha, ha) à son digne rejeton Jonathan, directeur général à 34 ans qui va affûter ses armes avant, certainement, d’en prendre la direction dans une petite dizaine d’années, il n’est pas simple de refuser quoi que ce soit (ce qui est largement confirmé par son entourage proche). 

Je ne suis pas débile (enfin je crois), et avec Jonathan qui est devenu un des tout meilleurs tireurs de sa génération après avoir brillé en juniors, et un Philippe qui possède une sacré swing de gaucher, je ne me voyais pas capable de souffrir comme jamais sur un pas de tir.  Philippe ne s’est jamais vraiment investi à fond dans une des discipline du ball-trap, ce qui est bien dommage, mais il n’a jamais été homme à se contenter d’un seul passe-temps pour se dégager les bronches et se vider la tête après sa semaine de décisions à prendre, de clients à rencontrer et de km à bouffer.  J’ai tenté de m’esquiver, arguant du fait que j’allais me transformer en véritable boulet à traîner au cours de la journée, que je préférais attendre quelques semaines, quelques mois, espérant, rêvant de retrouver un niveau acceptable, ce qui me semble bien compliqué, 15 jours pile-poil après avoir repris du service. J’ai expliqué aux Dupin, qui s’y sont mis à deux depuis leur bureau pour me convaincre que je ne voyais plus le tir de la même façon qu’avant, que je voulais m’amuser (pas pleurer….), que je n’étais plus le même homme après ces 20 ou 25 ans de galères, que j’avais changé. 

« T’as changé, tu veux dire que tu es moins con ?  » ont-ils demandé presque en même temps

Et oui, on ne respecte plus les vieux ! « Alors, si t’es moins con, je serai devant ta porte à 8 h 25 samedi matin et nous irons passer la journée à Sore où nous sommes licenciés » (on tousse dans son coude pendant cette épidémie, mais on ne se mouche pas avec le coude chez mes amis Dupin (du vin, et du… vous connaissez la suite, je ne cite pas de marques). J’essayai encore de lancer quelques arguments plus ou moins convaincants avant de me rendre, les armes bientôt à la main. Voila, il est 6 h 29 du matin, je suis levé comme dab depuis 5 heures (les restes de ma vie d’avant) , j’ai préparé mon bordel hier soir, comme dab, je n’aime pas faire les choses dans l’urgence, c’est toujours dans ces cas là qu’il nous arrive des impondérables, des merdes, quoi,  je vais faire mes 4 bornes sur mon marcheur en 1 heure, bien transpirer, prendre une bonne douche et attendre mon Philou, c’est comme ça que doit l’appeler sa moitié. Je vais monter dans son char, comme dit mon cousin québécois Marcel Legros qui me manque depuis la Thaïlande et Pattaya, et nous partons retrouver le fils prodigue dans les bois de Sore. 

J’ai donc tapé cette première partie de ma journée avant de partir, et j’aurai certainement des choses à raconter à mon retour, quand j’aurai séché mes larmes de douleur…. Mais c’est une autre histoire. J’ai quand-même réservé une petite surprise à mes amis, et là, je suis un peu plus sûr de moi…..

Voila, il est 5 h du mat ce dimanche, les coups de fusil ne résonnent pas dans ma tête , ce qui prouve que l’ami Pierrot (Bastien pour les intimes) à bien réglé mon Beretta: par contre la séance de rattrapage de 15 ans d’absence en 90 minutes a un peu mis le souk dans le disque mou de ma mémoire. J’ai conduit la belle bagnole hybride de mon pote, il en a marre de bouffer des km, et j’aime conduire, il ne s’est pas accroché de toutes ses forces « aux branches  » de l’habitacle, il se sentait bien, et en confiance certainement. 

Et il m’a tout (enfin, presque) raconté sur ces dernières années (il en a gardé pour une prochaine fois, et de toute façon, pas besoin de mettre de pièce pour en savoir plus, il est tellement passionné que ça fait presque peur.) Mon cœur a parfois connu des ratés ou des accélérations soudaines lorsque qu’il évoqua la perte d’être chers, sa maman, son papa Serge, sa sœur Béatrice que j’aimais tous beaucoup; j’ai plusieurs fois failli lui faire le coup du pipi soudainement incontrôlable, pour me laisser le temps de m’éloigner un peu et essuyer mes yeux embués. Je n’ai pas voulu faire ma chochotte, ce ne fut pas facile, car même si je ne suis pas souvent ému, là, ce n’est pas pareil. Je garde une belle histoire de famille pour un prochain article que j’écrirai certainement dans la journée, dès que j’aurais obtenu les précisions que j’ai demandées à Philippe à 5 h 30, espérant qu’il se lèverait pour pisser… Il m’a raconté l’histoire du morceau de poumon encalminé qui dut subir les derniers outrages, les soucis de tous ordres qui en furent certainement et en partie la cause, puis le retour « à la vie », au sport, en oubliant ses malheurs et continuer de montrer le bel exemple à ses fils. Il m’a raconté, (je ne cherche pas à trahir sa confiance, au contraire) comment un séjour avec son fils Mathieu leur a permis de se (re) trouver, le bonheur qu’ils ont connu tous les deux en terminant le marathon de New York, en pleurs, dans les bras l’un de l’autre. Une histoire d’homme, de père et de fils comme on en rêve tous, souvent, hélas, trop tard. 

Sore, c’est que du plaisir et du bonheur 

A l’heure où un tas de stands de ball-trap ont mis la clé sous la porte afin de satisfaire les écolos et les empêcheurs de tirer en rond dans toute la France, le stand de Sore dans les Landes est heureusement sorti de terre, du sable plutôt, au milieu des pins très loin de la première habitation et du premier casse-c……, venu. C’est le Paradis du Compak Sporting avec il me semble ses dix lignes où les lanceurs se comptent par dizaines. Afin de rester fidèle à une étrange réputation que l’on m’accorde, comme semblait le dire mon ami Philippe, et Pascal Ivres avec lequel je suis venu la première fois, j’ai d’abord été particulièrement interpellé par le magnifique sourire de Myriam, qui doit s’occuper de presque tout, sauf des machines; accueil, bar, intendance, vente de cartes, remise de zapette (une trouvaille formidable qui permet de s’envoyer les plateaux dans l’ordre  qu’on désire), cuisine, vaisselle, et la pauvre a encore mangé froid à midi, privilégiant le service des ses amis clients et clientes. 

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Quel pied on prend à tirer tous ces plateaux et ces différentes trajectoires

Je ne sais pas si je referai de la compétition un jour, pour le moment, après plus de 15 ans d’arrêt, et 15 jours de reprise, je m’efforce d’enlever les petites roues de mon vélo pour ne pas tomber. Une bonne dose d’inconscience m’a poussé à venir partager cette journée avec les Dupin, deux tireurs fous. Le moins que je puisse avouer, c’est que pendant ma longue retraite, ils n’ont pas chômé, les copains.  Passons sur les merveilleux fusils mis au point par l’ami Bastien Pierrot, car ce n’est tout de les posséder, encore faut-il savoir s’en servir, et croyez-moi, c’est le cas pour eux . Philippe, un peu trop dilettante à mon goût en matière de ball-trap pour exprimer pleinement son talent et ses dons, a toujours cette adresse et ce swing de gaucher qui semble plus adroit que nous les pauvres droitiers. Avec Jonathan on entre dans une autre dimension, lui qui est tombé tout petit dans la marmite grâce et son papy Serge qui lui a longtemps servi de guide et de chauffeur. Je connais ce garçon depuis longtemps, j’ai toujours essayé de le conseiller, je suis même plutôt fier d’avoir forcé le père et le fils, en fin de journée, à modifier de quelques centimètres l’écartement de leurs pieds et la direction de leur orteils durant une planche de FU. Je leur ai demandé de tirer une planche complète sérieusement, en suivant mon humble conseil, je n’ai jamais pu croiser leur regard lors des changements de poste, gardant les yeux sur leurs pompes, mais ça a donné ça: Jonatahn a manqué » l’avant dernier, et Philippe, le dernier…. CQFD, comme disait mon prod de maths !

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Je crois que je leur ai un peu « mis les boules », avec ce conseil qui semble efficace, ha, ha. Je leur devais bien ça après la journée qu’ils m’ont fait passer , en tout cas, le message est passé. 

Les surprises de chemin du retour

On ne change pas une équipe qui gagne, aussi Philippe m’a-t-il à nouveau confié le volant durant le retour. les discussions du matin ont repris, de plus en plus personnelles et libérées. Quelque chose va me prouver que chez les Dupin l’amour filial et l’amitié ne sont pas de vains mots. L’écran s’allume, le téléphone sonne, c’est Mathieu, le grand fils qui vient aux nouvelles : « salut, p’pa, comment s’est passée votre journée, tu devais être heureux de retrouver ton ami jacques », et blablabla, et blablabla, je respecte le secret de la « confession » en ne racontant pas ce qu’un père aimant et un fils peuvent se raconter, sauf la fin : « Ah, au fait, papa, demain dimanche, on vient tous déjeuner chez toi et Vincente, alors va faire les courses ! (il est quand-même 19 h 30, il ne doit pas souvent faire les courses, Mathieu. » Oh c’est super, fils, quel plaisir, ok, et à demain » répond le pater, les yeux pleins de bonheur.

10 minutes passent, nouvel appel, mais cette fois; c’est le nom de Bastien Pierrot qui s’affiche; l’armurier attitré des Dupin et de la grande championne Stéphanie Neau vient aux nouvelles, sachant que Jonathan devait tirer avec son deuxième fusil réglé en principe comme l’autre. Comme il suit de près la carrière de ses trois clients amis leurs avis comptent énormément pour lui dans sa recherche de la perfection ressentie et des résultats qui en découleront. « Jonathan a besoin d’écraser davantage sa joue sur la crosse pour retrouver exactement les mêmes sensations, il s’en faut de quelques millimètres ». « Ok, Philippe, passe dans la semaine, qu’on s’occupe de ça, et n’oublie pas que tu m’as promis un déjeuner au resto ! » ‘Je ne pense qu’à ça, Bastien, il me tarde ». Voila, que dire de plus, si ce n’est que c’est formidable qu’un armurier ne se contente pas de vendre des fusils et des cartouches. Philippe lui avait dit que nous devions passer la journée ensemble, et comme c’est lui qui m’a vendu mon (modeste)  Beretta, il a évidemment demandé comment s’était déroulée ma journée de tir. Après m’avoir assuré que je pouvais difficilement trouver des meilleurs accompagnants sur tous les points, il se montra ravi et plutôt rassuré d’apprendre que pour la première fois depuis deux semaines, j’avais cassé (et bien cassé) beaucoup plus de plateaux que j’en avais manqués.

Ça commence à rentrer, le métier, c’est génial. Dans mon prochain article je vous raconterai une merveilleuse histoire de papa. 

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Avoirrrr un bon copain, c’est ce qu’il y a d’meilleurrr au monde, chantait l’autre…

 

( 26 juin, 2020 )

Le tir en FU, fosse universelle, c’est souvent le début d’une passion dévorante

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Stéphanie Neau, vainqueure de la Coupe d’Europe et de la Coupe du Monde FU 2019 Photos©JIFE

Le site national du ball-trap en pose les règles, apparemment claires et simples….

« La FU est gérée par la Fédération Française de Ball Trap (FFBT) ainsi que par la FITASC.

Cinq postes de tir équidistants de 2,60 m situés à 15 m des lanceurs. Face au poste central (le 3e), un groupe de 5 lanceurs envoie un plateau à chaque passage, le départ du plateau s’effectuant 50 cm plus bas que le niveau des postes de tir. Soit 5 lanceurs dont les trajectoires sont différentes. Un système électronique “pulleuse” assure la répartition entre les tireurs, ce qui fait que tous les tireurs auront tiré exactement les mêmes plateaux, mais dans un ordre différent et inconnu avant le lancement. Les plateaux sont envoyés à des distances variables, 60, 65, 70 ou 75 m. Chaque tireur dispose de 2 cartouches pour casser un plateau. Le tir s’effectue arme épaulée. Il existe des Championnats d’Europe et du Monde. » ©Le site national duBall Trap

Je l’ai exprimé dans mon article précédent, la FU constitue souvent , après le concours de tir à la botte de paille souvent organisé par l’association des chasseurs de la commune, la découverte d’un vrai stand de tir: c’est ici que les choses sérieuses vont commencer et les résultats, encourageants ou catastrophiques, vont donner le départ d’une future « carrière » de tireur…. ou pas. Hélas, à condition de ne pas gêner le tireur voisin et de ne pas se mettre en danger par des attitudes inadéquates et interdites, chacun peut se positionner comme il le sent, tordant son corps, ses bras, son buste dans des positions inconfortables mais surtout nocives et inadaptées à cette discipline. C’est un peu comme un virus qui se propage sans qu’on sache vraiment comment, un tireur qui se croit bon donne un ou des conseils bidons à son fils, sa femme ou son pote, et dès que le débutant se mettra à casser un peu, il va se hâter de transmettre son « savoir », ou plutôt ses « conneries » à ne surtout pas reproduire.

Je vous le garantis, cette méthode, si on peut dire, ne donnera aucun résultat positif, bien au contraire 

Si l’idéal est de faire appel à un moniteur agréé, (s’il existe) ou au gérant du stand , il sera bien plus efficace de regarder un bon tireur en action pendant une série entière, sans le gêner, donc, de loin, et d’observer sa manière de se comporter sur le pas de tir, sur son poste, avant, pendant et après chaque plateau tiré. Il est aisé de constater que la montée du fusil à l’épaule, la position de sa tête, l’amenée de la joue sur la crosse, le sentiment que ce tireur « se sent bien »,  donnent le sentiment que tout est mis en oeuvre pour la réussite du tir. On ne voit pas un mec casser des plateaux à quatre-pattes, ni sur une jambe, ni en tirant à la hanche (sauf rares cas, pour s’amuser), ni en ayant mis 30 secondes à mettre sa crosse en place pour que l’œil, la joue et la crosse soient parfaitement assemblés.  De plus, il ne faut jamais oublier « qu’on tire d’abord avec ses pieds » ! En effet, c’est la position de départ qui va conditionner en grande partie la qualité du tir pour une raison essentiellement physique, c’est qu’un droitier tourne plus facilement vers la gauche, et que pour un gaucher, c’est le contraire. 

Pour éviter de tomber, d’arrêter son mouvement en étant bloqué et de rester derrière le plateau, il faudra donc s’avantager un peu en positionnant ses pieds à 14 h 20, ou 14 h 25 pour un droitier et 10 h moins 20 (ou 25) pour un gaucher. Cette position naturelle devra se reproduire à chaque poste après avoir choisi le meilleur endroit sur le poste de tir pour poser ses pieds. Pour le canon et le positionnement du canon au moment de l’appel du plateau, il y aura aussi des décisions logiques à prendre afin de se voir le moins possible débordé par un plateau, mais vous apprendrez ces « détails d’une importance capitale » au fur et à mesure des séries tirées. Vous verrez, vous comprendrez vite… et bien !

Les pièges de la FU

Je me suis souvent plaint que dans certains clubs tout ne soit pas correctement fait pour que les machines qui lancent les plateaux soient parfaitement réglées (trop rapides, trop longs, trop bas). Lorsque le terrain devant la fosse est plat et parfaitement droit, le réglage de la distance et de la hauteur réglementaires est relativement facile, il suffit d’avoir les appareils tout simples pour les contrôler.

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A Saint-Pierre-du-Palais le terrain est plat, mais la fosse n’est pas si facile

Les ennuis, pour ne pas dire les emmerdements, commencent quand les machines lancent des plateaux dans le vide, car, dans ce cas, mesurer la distance et la hauteur des plateaux est tout simplement impossible. Je ne sais pas si de nouvelles techniques sont apparues durant mes presque 20 ans d’absence sur les pas de tir, mais j’en doute. On disait à l’époque (presque le Moyen-Age) que le machines devaient être démontées et installées sur un sol plat afin de les régler correctement, tu parles Charles ! En rêve, oui ! Les tireurs locaux habitués, comme Yves Tronc, la star de Megève par exemple, sont dans leur jardin, mais les campagnards qui débarquent vont souffrir devant ces plateaux aspirés par le vide. Je crois que le hauteur minimum d’un plateau doit être de 1.5 m à 10 mètres de la fosse, on en est très loin parfois. 

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Avec des plateaux volant dans le vide, ce n’est plus la même mayonnaise

Il y a quelques jours j’ai eu l’occasion d’aller tirer 50 plateaux sur un stand qui n’a pas beaucoup évolué depuis ma « retraite », un petit stand dans la capitale charentaise d’un alcool mondialement réputé. Il est dommage que les grandes marques ne se soient pas regroupées pour construire un beau stand qui attirerait des visiteurs supplémentaires venant du monde entier . Mais revenons à nos moutons: je vis actuellement une véritable galère pour mon retour sur les pas de tir. Je n’en ai pas honte, c’est normal, même si mon ego en prend un sacré coup, mais bon, c’est mon problème. Ce que je veux dire pour continuer mes explications, c’est que sur la fosse du haut, devant le club house, le tir est normal pour une FU, le terrain étant assez plat et vert. je le répète, je tire comme une pompe à vélo et le 18/25 réalisé m’apparut comme une espèce de miracle dans cette période de renaissance. Avant de partir retrouver Marie Meunier pour une séance de travail, je décidai de tirer sur la fosse du bas, si « j’aurais su, j’avais pas dû ». La voila la fameuse fosse dans le vide, et là, allô maman bobo, j’ai dû me taper un 11 ou un 12 (quand on aime, on ne compte pas) sous le regard goguenard des stars locales (21/25 maxi je crois), un score plus que normal pour moi qui ne suis pas dedans du tout et moins encore sur des fosses et des trajectoires intirables. Il est possible que le tir à la FU ait été rendu bien plus difficile qu’il y a 30 ans, mais j’en doute. 

Sur cette question sans réponse, je vais vous quitter et réfléchir à mon prochain article qui traitera de…… je sais pas encore, désolé ! Salut les champions !

 

( 24 juin, 2020 )

Qui c’est le (petit) patron, non mais ? Peut-on tirer dans toutes les disciplines ?

 

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C’est avec un grand plaisir que je vois la courbe de vos visites monter, monter, depuis mon premier article sur le ball-trap, il y a seulement quelques jours. Mon but n’est toujours pas de « me la péter » d’une manière ou d’une autre, mais simplement d’essayer d’aider les nouveaux licenciés, mais aussi ceux qui ont de la bouteille: ils sont nombreux à croire qu’ils n’ont pas besoin de conseils (désintéressés) , qu’ils sont meilleurs tireur que moi. Ils ont raison pour la plupart mais il ne faut pas oublier que rien n’est taillé dans le marbre, que progresser ou régresser font partie de la vie.

Comme je ne connais pas de meilleure expérience que la mienne, je ne peux partager que ce que je connais bien et il me semble que je peux me le permettre; en effet si le palmarès de ma carrière de tireur n’atteint aucun sommet, juste quelques petites collines, j’ai au moins essayé, j’y ai laissé des plumes, mais pas que, des illusions, parfois versé des larmes de joie ou de rage et le résumé de mes résultats obtenus pendant ces longues et coûteuses années de compétition vont le démontrer. Il est bien évident que vous allez penser qu’il n’y a pas de quoi se br….. devant ces classements du bon petit tireur départemental que j’étais. Ils démontrent seulement qu’il est possible, à condition de se lancer dans l’inconnu et de s’en donner les moyens, d’acquérir une petite expérience et de se voir un peu reconnu dans ce sport où l’humilité doit être la règle (notez-le dans un coin de votre cerveau…).

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Palmarès au Parcours de chasse, de mémoire incomplète et en toute modestie de tireur régional moyen.

1ère médaille bronze 3e série ligue en 79, quelques autres médailles ont suivi. Entrée au Club France en 1982 à la 3e sélection d’Alençon, après Villeneuve-sur-Lot, je crois, et …. 7 fois 2e scratch aux Ligue grrrrr, put…. de Yannick, le meilleur tireur de grives au cul levé sur l’île de Ré, ce qui lui évitait de gaspiller des cartouches à l’entraînement ! Plusieurs médailles d’or en équipe de club avec BTC Saint-Pierre

Club France PC en 1990 avec Cassis, Bergerac (5e) et La Cerisaille. C’est la même année que 15 jours après ma 5e place à la 2e sélection de Bergerac de PC, je terminais premier ex-aequo avec André Petit-Roche à Gonesse sur le score de 192/200 en FU, (mon ultime plafond de verre, jamais égalé, 95 + 97, et devant 200 tireurs. Ceci  a bien embêté les sélectionneurs pour l’Europe FU dans la foulée, à Villamoura ; j’y ai à peu près amorti les frais engagés par la FFBT en terminant 5e de La coupe du Monde FU avec 3 compétitions : Monde à Lonato (182, Italie) (à mes frais), Europe (177) à Villamoura (Faro Portugal) et Grand Prix Fitasc d’Olivenza (175) par plus de 50 ° à l’ombre) en Espagne, aux frais de la princesse. En tant d’années de tir, on peut dire que je n’ai pas abusé des sous de la FFBT, ayant tellement cotisé……

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Voila, il faut savoir reconnaître sa médiocrité et je le fais sans honte ni douleur excessive. On est bien loin de nos champions du passé ou actuels mais il faut malgré tout préciser que pour la plupart, ceux-ci sont propriétaires ou gérants de clubs de ball-trap, ce qui constitue depuis toujours un avantage considérable par rapport à celui qui en chie toute la semaine et qui tire, le dimanche, pour se faire plaisir, enfin, en principe, car on perd plus souvent qu’on ne gagne, comme au golf où des milliardaires de ce sport n’ont jamais remporté un tournoi de Grand Chelem, ni même un tournoi parfois.

Les stars du CS, du PC, de la FU et du DTL (…) sont choyées, couvées par les grandes marques (souvent italiennes) de fusil et de cartouches. Le tir leur rapporte beaucoup d’argent, les fait vivre comme des princes.  (NOTE JF: ne pas oublier de cotiser à une future retraite, les avantages en nature n’ont qu’une courte durée de vie , les cas douloureux d’après carrière ne sont pas rares…) J’adore une expression qui peut servir de base à toute évolution, et en particulier aux tireurs : « Plus la montée est rapide, plus la chute est brutale ! » Ne jamais oublier cette évidence. J’y reviendrai lorsque j’aborderai les différentes disciplines du ball-trap enfin celles concernées par la FFBT. Je dirai quelques mots sur les disciplines  que gère la FFT (la France d’en Haut ?) qui sont olympiques car, selon mon avis, bien mieux et uniformément réglementées dans tous les pays du Monde. 

Pour le moment, c’est l’heure de mon fromage blanc à 3% de matières grasses, un fruit, 3 cuillères à soupe de musli, 120 cl de lait écrémé, et d’un petit café. Elle est pas belle, la vie ? Alors, la suite au prochain article, ok ?

 

 

 

( 22 juin, 2020 )

Le ball-trap, comment naît une véritable passion ?

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Voilà, cela fait une semaine pile poil que j’aie repris ma licence de Ball-Trap 2020, la dernière datant de 15 années, en 2005.… oh, putain, déjà ! Je savais bien, connaissant la musique, que mon retour sur les pas de tir serait une véritable galère, conscient du fait qu’il est difficile d’être et avoir été; cette constatation ne concerne pas que le tir proprement dit, mais aussi les années prises dans le dentier, le corps tout entier, les réflexes, la souplesse, la qualité de la vue, la force dans les bras et les épaules, et l’envie de tout bouffer. 

Comment le virus peut-il toucher n’importe qui ? 

 D’abord, dans une autre vie, de 1979 à 2005, j’ai utilisé plusieurs fusils, en fonction de mes moyens, de mes envies, des armes disponibles chez Demay et Diet à Saint-Pierre, et parfois de la mode ou d’une crise de folie dépensière. Ne voulant pas m’ennuyer le dimanche, au grand dam de ma Chantal et de mes filles Anna et Sara, lorsqu’elles ne voulaient pas me suivre pour la journée, j’ai tâté de toutes les disciplines commençant comme tout le monde à la botte de paille. La suite logique fut la FU, fosse universelle (il n’y en avait qu’une à l’époque dans mon club, avec une vieille baraque en planche qui nous servait de club-house … et d’abris. J’ai donc débuté avec un Miroku, écoutant mon copain Jean-Jacques, déjà un pro de la baluche qui gagnait son lot d’entrecôtes sous mon nez. Dans ma tête, je me disais que ce serait mon tour, un jour. Entre potes, nous tirions parfois au parcours de chasse (…) enfin, disons que nous tirions ailleurs que depuis les pas de tir de la FU pour faire simple.  C’est lors de ma première compétition, le championnat de ligue PC organisé chez nous, que je remportais ma première médaille, celle que l’on n’oublie jamais, comme son premier baiser, le bronze en troisième série. C’était foutu, le virus était en moi. 

Ce résultat inespéré pour moi qui n’avait jamais tenu un fusil avant l’âge de 27 ans (hélas…) sauf à l’armée à Landau en Allemagne, et qui n’avait connu que le tennis avec mon pater et les sports co, rugby et foot plus tard, fit l’effet d’un taser dans mon cerveau, c’est ça que je voulais faire ! Je n’ai donc pas hésité, malgré les railleries des autres membres du club, certains étant jaloux du train de vie qu’ils imaginaient chez moi, à me lancer dans le grand monde, celui des sélections PC et des championnats de France. , chaque stand me faisait découvrir de nouvelles installations, de nouveaux plateaux, les rabbits, les battues, les minis, les bourdons, les tours. Mes retours à la maison furent de vraies galères pour Gérard Demay lorsque je lui disais que le stand devait évoluer, qu’il fallait investir, construire un vrai club house pour ne pas passer pour les ploucs de l’extrême club au sud de la ligue Poitou-Charente , au nord, c’est Poitiers…

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Et cela s’est fait petit à petit, gentiment, nous avons fait ce qu’il fallait, les Demay et moi avec le soutien actif de plusieurs membres du club, pour changer de dimension. La chance nous a souri, une année, ou pendant quelques semaines la neige persistante avait entraîné la fermeture de la chasse. C’est ainsi que durant quelques samedis et dimanches, nous nous sommes attelés à la construction d’un vrai club house avec une immense cheminée-barbecue central, pour le chauffage et les repas au stand. Nous avons par la suite écumé les ventes aux enchères du lundi pour meubler, j’ai donné des meubles de salon. Pour le tir, mes voyages sportifs aux quatre coins de la France m’ont donné des idées souvent partagées avec Gérard Demay et Robert Diet, et prudemment mais sûrement, les investissements de matériel d’occasion la plupart du temps ont permis au BTC Saint Pierre de se voir reconnu à sa juste valeur. Il est vrai que lorsque les tireurs des alentours, habitués pour la plupart à ne tirer que des « cocottes » dans leur club et à faire des 23, 24 ou 25, se tapaient un 13, un 14 ou parfois moins à la tour de 27 mètres ou à la plaine souvent immangeable, j’en ai pris pour mon grade, je n’étais qu’un « gros con » (je les cite de mémoire…) et ils ne remettraient plus jamais les pieds ici, na ! Ils sont revenus, et ils ont bien fait, car j’ai toujours dit, sachant un peu de quoi je parlais, que quand on casse des plateaux à Saint-Pierre, on peut casser partout. Je n’avais et je n’ai toujours pas tort. Cela m’a bien servi plus tard à Europesa avec les Demay, à la palombe.

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Orgueil mal placé ou besoin d’apprendre et de progresser ?

Dans mon prochain article, je raconterai à ceux qui prennent « un peu » de plaisir à me lire, comment on en vient à essayer de nouvelles disciplines, à changer d’arme, et je tenterai surtout d’aider les tireurs à progresser, en évitant les nombreuses erreurs que j’aie pu faire, leur faisant gagner, si possible du temps et de l’argent. Alors, à bientôt, c’est le matin vers 5 heures que je suis le plus en forme, comme ce fut le cas durant toute ma vie, et dans … tous les domaines ! 

( 25 février, 2020 )

100 coups de cœur à Pattaya et Bangkok pour rêver d’Asie

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Quand je rentre de voyage, surtout quand je suis loin de Saint-Denis-de-Pile et ses querelles de village, j’aime bien trier mes photos et en extraire le Top 100 (et quelques). Si cela peut donner envie à quelques personnes d’aller voir ailleurs si elles y sont, outre le plaisir qu’elles en tireront, à nous, ça fera des vacances. Certains, et surtout certaines que je ne nommerai pas, pourraient même s’y installer définitivement, p….. quel bonheur ! 

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Bye bye Yeoo ! Et surtout, Khop Khoun Krap (merci en thaï) . On the road again ?

( 20 février, 2020 )

N°1: Un long séjour à Pattaya, pas un seul regret, que du bonheur, et pourtant ….

 

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J’avais prévu de partir trois mois, car j’en avais marre de me peler et de faire me faire ch… pendant l’hiver, comme chaque année, dans ma caverne de Saint-Denis-de-Pile. Je n’y suis pas malheureux, loin de là, mais je ne m’y sens pas heureux, et puis d’ailleurs, c’est quoi, être heureux, est-ce que cela a vraiment un sens ?  Rien n’est moins sûr !

Qu’est-ce qui m’a vraiment manqué pendant 60 jours ? 

Excepté 1 ou 2 « vrais » amis, une ou deux copines (et encore, je ne ne les vois  jamais), ma sœur Hélène, bien sûr, et ma fille Anna, il n’y a que le sport à la télé qui m’a manqué, même si je n’en suis pas mort, et que j’en ai eu un peu marre de parler le mélange Anglais-Thaï ou Thaï-Anglais, qui ne ressemble à rien d’autre qu’un mauvais charabia mais qui s’avère pourtant vital à chaque instant de la journée et en chaque occasion, bonne ou pénible. J’ai rencontré des tas de gens qui ne parlent pas un mot d’Anglais, cependant assez intelligents (pas tous) pour se chercher une « guide spirituelle » parlant français et ne pas avoir besoin de trop se creuser les méninges. Pour moi, ce n’est pas ça, un voyage en Asie, il faut « en chier », manger et vivre Thaï pour comprendre qu’il existe un autre mode de vie tout à fait extraordinaire et tellement enrichissant. On ne va pas dans ce pays comme on va en Auvergne, en Belgique ou en Espagne (c’est déjà trop compliqué pour les Français moyens qui n’ont rien foutu au lycée, alors le Thaïlandais, non merci ! Je ne le savais pas encore, mais je n’allais pas être déçu…..

Oui, j’en ai un peu chié mais c’est le prix à payer pour partager et comprendre un pays. 

Tout a commencé par une petite infection urinaire emmenée avec moi depuis mon village natal, non, non, pas une MST, je ne m’en suis pas servi depuis bien longtemps, mais un de ces trucs à la con qu’on chope comme ça, par hasard, peut-être à cause d’un changement de comportement, d’un régime un peu brusque et de cinq mois de remise en route physique après plusieurs dizaines d’années d’inactivité. Je voulais partir en voyage à la seule condition de perdre quelques kilos pour pouvoir marcher et profiter du pays choisi.  Et ça a marché, 15 kgs perdus en 5 mois, pas mal pour un vieux couillon qui ne connaissait que le chemin du siège de l’ordinateur au fauteuil de la télé. Passer de 50, à peine, à plus de 5000 pas par jour, puis plus de 7000, ça laisse des traces. Donc à mon arrivée à Pattaya avec comme une lourdeur et une douleur vive et surtout mal placée, premier envoi de mail à mon ami-toubib Pierre Cottin. Je pensais m’en tirer avec de l’aspirine et du repos, macache, à la place 7 à 10 jours sous antibiotique à condition de trouver une pharmacie qui accepte de me vendre (très cher…) les médicaments équivalents. Ajoutons, tant qu’à faire, l’apparition d’un début d’herpès , pudiquement appelé bouton de fièvre, au coin des lèvres, ce qui ne m’était plus arrivé depuis les gros problèmes de ma vie d’avant, et le compte y était. Donc début du traitement le 25 décembre (merci Père Noël). Stress, grosse fatigue, changement de trous à la ceinture, (15 cm quand-même, 1 par kg perdu) tout a contribué à la découverte du milieu pharmaceutique thaïlandais, qui m’a confirmé notre bonheur d’avoir La Sécu pour tous dans notre beau pays pourtant si en colère en ce moment.  Pour le milieu hospitalier, j’allais devoir attendre quelques jours, 20, jusqu’au 14 janvier, et vous, vous devez attendre le numéro 2 de mon aventure. Malgré les promesses décourageantes de tout le monde (sauf ceux qui m’aiment un peu), je vais essayer de garder ma nouvelle ligne, et au fait, merci au régime « Comme j’aime » critiqué seulement par ceux qui ne le suivent pas correctement…. Qu’ils se démerdent avec leurs kilos s’ils y tiennent trop !

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La découverte du Bangkok Hospital de Pattaya, un vrai bijou d’hôpital privé.

Lorsque mes petits ennuis ont cessé et que j’ai retrouvé un peu de confort, j’ai pu reprendre mes chevauchées fantastiques à scooter, moins douloureuses et bien mieux assis sur la selle. Il faut dire que quand les bijoux de famille (un surtout), auxquels on tient tant deviennent en quelques jours gros comme un citron, puis un peu plus tard comme une orange, il y a de quoi paniquer (en un mot ou en deux…) surtout à 11 000 km de son médecin préféré. Ha oui, j’avais oublié de dire que dès mon deuxième jour à Pattaya, et grâce à mon hôte du Spanish Place Condominium* (que je recommande à tous ceux qui veulent pouvoir compter sur une aide précieuse et indispensable dans ce pays où chaque instant peut poser un problème), Christian Chibani **, j’avais suivi ses conseils et ceux de Franck Vassal, directeur éditorial du seul magazine gratuit et en langue française à Pattaya et Bangkok « Pattaya Journal » ***, et loué un scooter chez Tonypat. Tout le monde me l’avait déconseillé à cause des presque 2000 morts  annuels à Motorbike en Thaïlande. Ce que l’on ne précise pas c’est le pourcentage de Thaïs qui laissent leur vie sur le bitume, étant parfois 3, et même 4, tout petits enfants inclus, sur la même selle, ou debout derrière le guidon, et toujours sans casque. Les Farangs (étrangers, prononcer falangs, les Thaïs ne savent pas prononcer le R), ont intérêt à avoir d’excellents réflexes (j’ai ainsi pu vérifier la bonne qualité des miens), et à garder sa ligne dans un flux incessant de fous du guidon et du volant. Il est souvent arrivé de se sentir vraiment coincé entre un side-car et un bus de touristes, tout se jouant alors à 10 cm près. Surtout ne pas éternuer à cet instant précis, c’est la mort quasiment assurée…

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Pour garder mes amis lecteurs (et les autres) « sous pression » je vais prendre une courte respiration de quelques heures ou quelques jours et me concentrer sur le numéro 2 de cette « aventure », car oui, c’est en vraiment une….. Alors , à plus ?

Allez, c’est cadeau, juste quelques indices !

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*** http://pattaya-lejournal.com/accueil

( 7 février, 2020 )

60 jours à Pattaya sans massage avec « fin heureuse » c’est possible, je l’ai fait

 

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Tout le monde dit et sait que Pattaya dans le sud-est de la Thaïlande, est le plus grand bordel du monde. La dernière femme avec laquelle j’ai partagé une partie de ma vie de célibataire me l’a dit avec plein de dédain dans la bouche (…) en y apprenant mon départ (gonflée la bibi); il est vrai qu’on ne doit pas trouver un seul m2 sans une prostituée thaï ou russe, entre autres nationalités, sans un jeune thaï majeur, bien sûr, prêt à offrir son corps imberbe à celui ou celle qui voudra goûter au fruit même pas défendu, ou sans un (une ?) de ces Katoys, autrement appelé(e)s  ladyboys.  Elles sont extravagantes, bien plus visibles, exubérantes et sexy, à moitié nues, quoi, dans les rues que la plupart de jeunes filles qui sont là pour envoyer des THB (baths) à leurs vieux parents pour « soigner et guérir le buffle », comme on a coutume de le dire en se moquant du farang, l’étranger qui se fait avoir et prendre dans les mailles inextricables de ces expertes.

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L’abstinence, c’est possible. 

Je le dis haut et fort, car avec ma réputation, pas toujours usurpée, personne ne va le croire, alors j’en suis fier et ça m’amuse: pas touche aux « filles du bonheur ». Même moi, je ne l’aurais pas cru possible avant mon départ, sachant combien me manque une présence féminine auprès de moi, et un contact régulier avec une peau beaucoup plus douce que la mienne. Grâce à la location d’un scooter j’ai pu faire ce dont j’avais envie, découvrir la région, dont une petite dizaine de parcours de golfs, sur  27(…)  et même si je n’ai pas dépassé 40 km de mon studio, sur les conseils avisés de mon loueur de moto qui n’avait pas envie de venir me dépanner… ou me ramasser à Bangkok (150 bornes) . Je me suis autorisé deux massages des pieds et du dos, sans jamais opter pour l’option « massage avec fin heureuse » (et un petit supplément) malgré des appels …. du pied, assez précis. En plus, l’alignement de nanas sur les trottoirs n’a vraiment rien de sexy, au contraire, même, on ne les regarde même plus. Enfin en ce qui me concerne, chacun son plaisir.

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Le rythme biologique a fait le reste.

Toujours à côté de mes pompes au niveau horaire, je n’ai jamais pu veiller au delà de 20 h 30 locales, si bien que tous les soirs je m’endormais alors qu’il était 14 h 30 en France. Bref ma journée se terminait avec le soleil couchant, pendant que celle de mes « collègues », démarrait ! Ensuite je me réveillais vers 2 ou 3 heures du mat locales, ce qui me permettait d’aller faire mes courses en motorbikes dans un des nombreux magasins ouverts 24/24. Bref, le retour à la maison m’a demandé des gros efforts pour retrouver mes habitudes, la solitude, elle, sera toujours là, hélas; on dit qu’il faut une journée pour récupérer une heure de décalage. Mais là, je pense que 6 jours ne seront pas suffisants, loin de là. On verra, mais c’est déjà dur … 

La suite de mon voyage….. quand je serai bien réveillé !

( 28 janvier, 2020 )

A Pattaya on fidélise les chalands grâce aux restaurants dans les grands magasins

 

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Ils ont oublié d’être idiots les propriétaires des hyper et super-marchés de Pattaya. Ayant constaté il y a longtemps que dans la ville, la street-food avec ses mini-restos et autres charrettes-food se comptaient par centaines (milliers ?), ils se sont dit qu’il fallait absolument offrir des lieux climatisés, confortables et remarquablement agencés pour attirer et fidéliser leur clientèle, qui peuvent occuper un étage entier. Alors, pour le client, c’est pas compliqué, il va à la caisse d’un de ces Food-Mark, Food-Place ou autres Food-Park, il donne la somme qu’il veut, et il reçoit une carte de crédit-fidélité. Ensuite dans chaque mini-stand, il commande ce qu’il veut, donne sa carte, et la somme est retirée du total de départ, recevant le ticket de la transaction et de la somme restante à dépenser. C’est vraiment très malin, car quelle que soit la somme dépensée en amont, qui peut être de seulement 10€, soit 330 baths, on va se dire qu’il est inutile d’aller ailleurs puisque c’est déjà payé… varié, et excellent. Il suffit de prendre une carte dans ces 2 ou 3 restaurants-grandes surfaces à divers endroits de la ville, et ensuite, on va où le vent et le scooter nous mènent. Moi, j’en avais 2, celle du Central Festival sous l’hôtel Hilton sur Pattaya Beach Foodpark (il y a plusieurs autres restaurants du genre dans ce magasin), plus des restos « normaux » avec de la cuisine du monde entier.

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Le Big C Extra, Food-Park,était proche de mon appart dans le Spanish Place Condominium de mon nouvel ami Christian (que je recommande sans hésitation). Si vous voulez du riz, il y en a, voir photo ! Comme un plat peut coûter moins de 100 THB (baths) soit 2,95 € plus 10 baths pour une bouteille d’eau, pas la peine d’aller dépenser des sous au restaurant, et avec le dépôt de départ, on a a pour un moment, c’est génial. Ça existe certainement chez nous… mais je ne quitte jamais ou presque mon Saint-Denis-de-Pile. C’est peut-être une bonne idée pour mes amis Sylvain et Jessica Triffaut dans leur magnifique nouveau magasin Intermarché, qui sait. Je leur en parle dès que je les vois…..

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Mon troisième magasin dont je n’ai pas de carte de fidélité est ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, et les filles ont toujours le sourire, quel bonheur, et pourtant on se comprend à peine, merci aux cours d’Anglais du bahut. Ça s’appelle Foodland et il a une particularité, car tous les jours de 5 heures du mat à 9 heures il propose un petit déjeuner dans un petit coin aménagé à …. 65 baths soit 1,91 € dont voici la photo. Comme ici on ne sait jamais l’heure qu’il est j’y suis allé quelques fois. Et ou peut faire ses courses pendant que les œufs cuisent … Des gens souriants à cette heure-là, ça change du boulot et du métro, hé, hé.

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Sinon vous pouvez préférer la street-food, par ailleurs excellente et tellement surprenante, j’ai presque tout essayé, vers de farine, scorpions, sauterelles, grillons, cochon et …. crocodile à la broche !

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Bon appétit !

 

( 27 janvier, 2020 )

Mini Siam de Pattaya, un site majuscule pour des sites célèbres en miniature

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Mon coup de coeur !

©Wikipédia : « Traduit de l’anglais-Mini Siam est une attraction de parc miniature à Pattaya, Chonburi, en Thaïlande. Ce parc est situé à 143 km de Bangkok sur Sukhumvit Road. Mini Siam avait commencé à étudier le projet en 1985 et avait été construit en 1986 avec plus de 29 Rais qui se séparaient pour devenir Mini Siam et Mini Europe. Wikipédia

Comment vous dire ? C’est à donner envie de redevenir un enfant. Pendant les quelques jours passés à Pattaya j’ai eu envie de visiter le Mini Siam dont mon « cousin » québécois, Marcel, m’avait dit le plus grand bien. J’ai bien fait chauffer mon Pentax, alors régalez -vous, c’est cadeau ! Accrochez-vous et retrouvez les plus célèbres monuments du Monde.Mini Siam Mini Siam_02 Mini Siam_03 Mini Siam_04 Mini Siam_05 Mini Siam_06 Mini Siam_07 Mini Siam_08 Mini Siam_09 Mini Siam_10 Mini Siam_11 Mini Siam_12 Mini Siam_13 Mini Siam_14 Mini Siam_15 Mini Siam_16 Mini Siam_17 Mini Siam_18 Mini Siam_19 Mini Siam_20 Mini Siam_21 Mini Siam_22 Mini Siam_23 Mini Siam_24 Mini Siam_25 Mini Siam_26 Mini Siam_27 Mini Siam_28 Mini Siam_29 Mini Siam_30 Mini Siam_31 Mini Siam_32 Mini Siam_33 Mini Siam_34 Mini Siam_35 Mini Siam_36 Mini Siam_37 Mini Siam_38 Mini Siam_39 Mini Siam_40 Mini Siam_41 Mini Siam_42 Mini Siam_43 Mini Siam_44 Mini Siam_45 Mini Siam_46 Mini Siam_47 Mini Siam_48 Mini Siam_49 Mini Siam_50 Mini Siam_51 Mini Siam_52 Mini Siam_53 Mini Siam_54 Mini Siam_55 Mini Siam_56 Mini Siam_57 Mini Siam_58 Mini Siam_59 Mini Siam_60 Mini Siam_61 Mini Siam_62 Mini Siam_63 Mini Siam_64 Mini Siam_65 Mini Siam_66 Mini Siam_67 Mini Siam_68 Mini Siam_69 Mini Siam_70 Mini Siam_71 Mini Siam_72 Mini Siam_73 Mini Siam_74 Mini Siam_75 Mini Siam_76 Mini Siam_77 Mini Siam_78 Mini Siam_79 Mini Siam_80 Mini Siam_81 Mini Siam_82 Mini Siam_83 Mini Siam_84 Mini Siam_85 Mini Siam_86 Mini Siam_87 Mini Siam_88 Mini Siam_89 Mini Siam_90 Mini Siam_91 Mini Siam_92 Mini Siam_93 Mini Siam_94 Mini Siam_95 Mini Siam_96 Mini Siam_97 Mini Siam_98 Mini Siam_99 Mini Siam_100 Mini Siam_101 Mini Siam_102 Mini Siam_103 Mini Siam_104 Mini Siam_105 Mini Siam_106 Mini Siam_107 Mini Siam_108 Mini Siam_109 Mini Siam_110 Mini Siam_111 Mini Siam_112 Mini Siam_113 Mini Siam_114 Mini Siam_115 

A noter que le grand bâtiment blanc que l’on voit, au loin, sur plusieurs clichés, m’a souvent servi de lieu de « résidence » pendant mon séjour. Vous avez trouvé ?

 

 

 

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