( 31 mai, 2021 )

« Ici, ce n’est pas une mascarade »* m’a lancé l’arbitre FFBT, qui n’a pas d’humour

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Même pas peur….. andouille que je suis!

 28 ans après mon dernier grand championnat de Parcours de chasse, à Thiers pour le Grand prix Fitasc de 1992, j’ai « osé » m’inscrire au rendez-vous des Champions qui vient à peine de se terminer, la sélection des équipes de France sur le superbe site ensoleillé du Nîmes Shooting Club les 29 et 30 mai 2021.

J’avais décidé de faire ce lointain et surtout périlleux (pour mon honneur…) déplacement complètement inconscient de ce qui m’attendait en humiliation, sourires gênés (ou moqueurs) de mes petits « camarades », et bulles par paquets de 6, comme les capotes…..

25 ans sans tirer au PC, des règles changées, les départs en lignes, les loopers, les chandelles, les rabbits volants, j’avais l’impression, délicieuse, (non, j’déconne) de me trouver en terre inconnue où tout était fait pour que je fasse encore plus vieux que mes presque 70 balais.

Je comprends mieux maintenant pourquoi les « pros » se moquent des tireurs frileux qui ne font les beaux que dans leur jardin aux quatre coins de France mais ne s’aventurent jamais ou presque sur des compétitions d’un tel niveau. En fait, ils mouillent leur couche de peur de se ridiculiser poste après poste. J’ai connu un passé de tireur polyvalent FU, FO, SO, DT, PC qui m’a permis d’obtenir parfois quelques jolis succès, quelques médailles et 2 macarons CF au PC et deux à la FU, et une 5e place à la Coupe du Monde FU 1992 et deux voyages « aux frais de la princesse FFBT » en EDF à Villamoura et Olivenza.

J’ai parfois souffert sur des pas de tir mais jamais à ce point pendant ces deux jours et vous savez quoi, comme je n’attendais et ne rêvais de rien je n’ai même pas eu mal… enfin, à peine ! Je suis quand-même fier malgré mon 85/200, je n’ai jamais pensé abandonner !

Voici comment tout a commencé. Le mercredi j’ai pris mon Pentax avec Zoom pour suivre deux « bêtes inconnues » dont les prénoms sont, paraît-il Charles et Alain, dit Gengen. Ecœurant la manière dont ils cassent tous les plateaux au premier coup, sauf quand ils éternuent en même temps, ou qu’une palombe sort du bois à leur commandement. De vraies brutes et je me suis dit que les copains allaient devoir se battre comme des fous pour les battre, ces deux stars du PC et du CS.

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007, je m’appelle Bon, Jean Bon !

Ca ne l’a pas faire rire l’arbitre du poste 1 de la colline quand il a vu que j’avais ajouté deux 0 devant le numéro 7 de mon dossard : »Monsieur, ce dossard, qui est un document officiel de la compétition n’est pas conforme, vous irez voir Monsieur Lhomonier » (je ne suis pas certain de l’orthographe, pardon d’avance). Je n’y suis pas allé j’ai depuis longtemps oublié le Notre Père et le Je vous salue Marie….. « Nous ne sommes pas dans une mascarade, c’est sérieux le tir  » ! Oh, putain, ça ne m’était pas arrivé depuis le collège de me faire choper comme ça, la honte. Le plus beau est que le sieur a soi-disant bien connu mon oncle Robert qui fut pendant longtemps président du CFBA, Club Français du Braque Allemand et possédait des pointers champions. En quittant le poste avec mon sac de bulles récurrentes durant cette compète, je n’ai pas voulu en rajouter mais j’ai quand-même ruminé » :  » Connaissant parfaitement mon oncle Robert Ferchaud, je suis certain qu’il ne vous aimait pas… comme moi! En tout cas il ne doit pas sortir souvent au cinéma pour ignorer James Bond. Je ne le ferai plus, monsieur Mascarade* (oui, oui, c’est son vrai nom, ça ne s’invente pas, mais cela devrait lui donner le sens de l’humour, non ?

Quelques réflexions sur mes copains anciens et actuels: Pascal et Emmanuel Ivres, mes potes du CTD et voisins de chambrée se sont presque montrés au niveau auquel je les attendais et les espérais. Pascal n’était pas loin de gagner son billet d’avion, il est dans le coup en vétérans, juste quelques plateaux derrière les incontournables têtes de série. Il va entamer un régime et il nous donne rendez-vous dans quelques mois, quelques semaines.

Son fils Manu, le Gaucher magnifique doute de ses capacités alors qu’il a tout en magasin pour briller en première série.; quand il va mordre dedans au lieu de jouer sa pucelle effarouchée, il fera mal. Le 24/25 qu’il s’offre le premier jour sur le parcours de la colline ne devait rien au hasard, revanche magnifique sur un premier parcours un peu décevant. Pas sûr que les Grands aient tous fait ce score sur cette ligne.

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Samuel Faureau n’a pas cassé autant de plateaux qu’il l’aurait souhaité, mais il reste philosophe, prenant tout ça avec son détachement habituel, gentil et lucide alors que rien n’est simple chez ce pote si attachant. Il m’avait prévenu qu’après une si longue absence, je devais essayer de faire 100/200,  il avait raison, je n’y suis pas arrivé.  Vous devez être nombreux à vous moquer de ma « performance mais moi, je peux dire, j’y étais, ha, ha ….

Et puis Gengen savait pouvoir compter sur sa présence au stand Perazzi pendant qu’il alignait les bons scores… habituels.

J’ai plusieurs fois croisé Philippe Marty et j’avais honte de ne pas avoir retenu les excellents conseils qu’il m’avait donnés il y a quelques mois lors d’une journée de stage. Ce qui est con chez les vieux comme moi, c’est qu’on oublie tout….. Michel Manjot, (un vieux con…plice, hi, hi) lui n’a pas oublié grand chose il se prépare pour la Hongrie et pour ne pas retourner vers sa bagnole avant chaque série, il trimballe tout son matos, 400 ou 500 bombes, de l’eau, son sac, son siège, son chapeau, ses lunettes, et peut-être dans le fond, un sac de couchage, un parapluie, un réchaud, une bombe anti-moustique ? Qui sait ?

Radio stand a encore de beaux jours devant elle .Juste une question: pourquoi la plupart des tireurs pensent-ils que ce qu’ils ont réussi ou loupé, gagné ou perdu, acheté ou vendu, puisse intéresser les autres ? La , au moins, en 30 années, rien n’a changé …. et c’est bien regrettable. La suite bientôt ?…. je verrai !

Oh p….. je viens de vérifier, j’ai fait 102 ! On fait c’qu’on peut !

SELECTION PARCOURS DE CHASSE Su-V 216 18 PC FERCHAUD JACQUES 16 12 16 11 11 15 13 8 102 AQUITAINE CERCLE TIR DYONISIEN

Il n’y a pas que le tir dans la vie, il y aussi la photo où il faut ouvrir l’œil, et le bon !

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( 10 mars, 2021 )

Retour au ball-trap 25 ans après: il faut cesser de se voiler la face et faire preuve d’humilité

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Etre et avoir été, est-ce possible ?

Dans la vie, certains moments s’avèrent plus douloureux que d’autres, que l’on parle de recherche de plaisir ou simplement  d’un minimum de souffrance  dans des activités non essentielles mais …. indispensables à une bonne santé mentale, du moins la mienne. Après une « cessation d’activité forcée » Ball-trap en 1995, et une petite reprise d’une ou deux années en 2003-2005, (retour à l’école pour passer et obtenir un Brevet d’Etat d’Educateur Sportif option Tir, (financé par Pôle Emploi ) et arbitrage FFT, à la FO, au SO et au double-trap) j’ai remis le pied à l’étrier en juin 2020 lorsque il me fut impossible de partir en voyage, ce que je faisais régulièrement depuis 2 ans, date de mon départ…. enfin « remboursé » après tant d’années de douloureuses cotisations, (je les regrette moins, maintenant, j’avais toujours peur de ne pas pouvoir en profiter avant le grand saut) à 67 ans (…) en retraite. 

J’ai donc repris une licence de tireur dans le Club du CTD, Cercle de Tir Dyonisien, où le président JC (non, pas Jésus Christ, Jean-Claude…) Lafaye a bien voulu m’accepter. Mon premier problème fut de choisir la discipline dans laquelle je prendrais le plus de plaisir, même si, pas fou et lucide, je savais que j’allais en chier pour retrouver un niveau correct sans attendre de miracles. Et je ne suis pas déçu, je galère ainsi que je l’avais imaginé même si ce n’est pas forcément dans la discipline prévue.

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Une reprise calamiteuse et couteuse, grosse dévoreuse de munitions 

Je pensais en effet, à tort, que je retrouverais des sensations à la FU fosse universelle : le PC, parcours de chasse ayant quasiment et tristement disparu des stands d’Aquitaine, j’étais obligé de me rabattre sur le CS, cette espèce du Skeet en cage qui ne me fait pas rêver, d’autant plus que pour moi, cette discipline restait un mystère, étant apparue quand j’ai arrêté; je n’y ai jamais fait la moindre compète alors que j’avais participé à des Championnats de France, d’Europe et du Monde en FU, de France à la FO au SO et au DT, de France et Grand Prix Fitasc au PC et rapporté quelques breloques de temps à autre. 

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Tous ces tireurs m’ont marqué pour la vie et sont des exemples pour moi qui tente de vivre et de m’amuser encore un peu

Un stage payant (aïe) de tir avec Philippe Marty, effectué un peu trop tôt après la date de reprise m’a redonné quelques sensations tout en confirmant que j’allais avoir du mal à casser à nouveau du plateau. Mais je suis un excessif, et comme au siècle dernier je savais tirer mon épingle du jeu dans toutes les disciplines, (je ne supportais pas la nullité dans une des 4, FU, FO, SO et PC, ce qui ne semble gêner personne qui brille dans l’une d’elle) je me suis dit que j’allais commencer les deux FU et CS (bien obligé….) les stands alentour n’offrant que ces deux disciplines au  tireur forcené que je n’ai donc jamais cessé d’être. Je souffre d’entendre les stars d’un discipline en dénigrer une autre, « j’aime pas la fosse, j’aime pas le compak », comme si un chasseur ne tirait que les faisans, que les lapins ou seulement les palombes, surtout que ces affirmations sont un bon moyen de se chercher des excuses au cas où, ou d’humilier celui qui insiste pour qu’il vous accompagne sur une série….. Vous en connaissez, des tireurs comme ça, j’en suis certain, capables de vous planter un 24 ou un 25 à la hanche, vous donnant envie de tout jeter, vous voulez des noms ? Il y a aussi ceux qui assurent utiliser la même arme pour la fosse, le CS et le PC, avec la même crosse et pourquoi pas les mêmes cartouches, sans faire de bulles ?

Un éclair dans la nuit

Un petit tour en Sologne (durant lequel j’ai fait découvrir avec plaisir ce nouveau monde à ma frangine Hélène) l’été dernier, en plus de rencontrer une star, Alain Gendreau, m’a fait retrouver mon Rabot adoré et découvrir les superbes stands du Sologne Shooting Club (et la belle Pascale…), et du Chêne Rond, me laissant sur le cul après avoir constaté les changements entre le tir du siècle dernier et le tir 3/0 avec ses zapettes, ses loopers, et ses plateaux de fous furieux. Michel Riboulet qui m’avait fait rêver pendant des années et que je ne pourrai jamais oublier, m’avait prévenu que le PC était devenu de la géométrie dans l’espace et n’avait plus rien à voir avec le tir de chasse, exception faite, je pense, du Stand Des Bruyères du Rabot. Ailleurs, à Signes à Nemours, à Gisors ou autres stands qui me sont inconnus, je ne sais pas encore et c’est mal barré pour que je les découvre cette année. 

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Je me suis bien gourré, mon retour à la fosse me laisse plus que sceptique (humour)

J’ai fait les comptes, j’ai 69 ans depuis le 1er janvier, j’ai commencé à tirer à 28 ans en 1980 jusqu’en 1995, (15 ans) j’ai cessé de 1995 à 2003 (8 ans) , tiré de 2003 à 2005 (2 ans), stoppé de 2005 à 2020 (plus de 15 ans) et repris en 2020 (une petite année en juin) . Ça fait donc 15 +2 +1 (18 ans) de tir sur 28+8+15 (51 ans sans coup de fusil) et vous savez quoi, et bien ça me rassure un peu, sachant que pratiquement tous les copains qui me br…. tout le temps n’ont, eux jamais arrêté et sont tombés dans la marmite bien plus jeunes que moi, qui me suis perdu (…) au rugby, au foot, au tennis…. au boulot. 

Michel Carréga le dit bien quand il assure que le tir à la FU devient vraiment infernal quand les fosses sont mal réglées, quand les trajectoires  sont irrégulières les angles et les distances exagérés; ceci ne fait qu’ajouter de la frustration au tireur qui a déjà du mal à tout mettre en ordre dans sa tête avant de commander.

Si on ajoute à ça tous les conseils des « copains » qui n’y connaissent rien la plupart du temps en matière de technique, ceux qui se marrent de vous voir échouer, qui possèdent « le seul fusil et les seules cartouches valables sur le marché » , mais qui en changent tous les 6 mois, vous aurez vite compris qu’on n’est pas chez les bisounours . Comme j’aime le dire ; « c’est le premier qui bande qui enc…. l’autre »! Alors je tire comme une pompe à la fosse, les 15/25 étant bien plus nombreux que les 22, 23 ou 24, avec des séries impressionnantes de zéros inattendus et incompréhensibles sur des trajectoires qui me semblent impossibles. J’ai bien conscience que si un régime m’a fait perdre plus de 22 kilos, j’ai aussi pris 20 ans dans la gueule, je saute sur les plateaux comme la vérole sur le Bas-Clergé, je mets des grands coups de bras, je gamberge comme un gamin, je souffre et je me fais chier, résultat, il faut que j’arrête de me faire du mal, la fosse, c’est fini pour moi,  c’est décidé, accepté et je vais donc vendre mon Beretta 682 pour ne plus avoir du mal à le voir dans sa valise pour rien. Il va y avoir une belle affaire à faire pour un tireur aux moyens limités , je vais préparer cette vente sur Facebook.

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Et maintenant ?

Désormais je me concentre sur le Compak Sporting qui évidemment ne m’a pas attendu pour se compliquer, faisant appel à une qualité plutôt réservée aux cerveaux vifs à la mémoire des trajectoires infaillible; il ne suffit plus de savoir tirer toutes les trajectoires (dans l’espace…) mais il faut d’abord s’en souvenir ce qui fait que parfois je me prépare à tirer des plateaux qui n’existent pas  et que je  laisse se poser des plateaux qui, sont bien partis, eux…. mais ça c’est une autre histoire, à suivre si affinités dans un prochain article.  Putain, c’st dur le ball-trap mais plus encore de se rapprocher de la fin….. Comme il y a peu de chance de faire de la compète cette année, y’a pas le feu au lac… du Rabot, ha, ha.

Dernière minute

J’ai annoncé cette vente dans un article de mon blog, je dois me décider et me lancer. Je vais me séparer de  mon fusil Beretta 682 Trap et je vous communiquerai l’adresse de mon armurier

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( 22 septembre, 2020 )

La France, pays « d’experts grandes gueules » en tout genre, ball-trap, médecine, politique, etc.

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Il y a plusieurs semaines que je n’avais pas écrit le moindre article sur mon blog, et s’il ne sert pas à grand chose ni à grand monde, il me permet de faire un point sur mon humeur et mes réflexions du moment. Je viens de passer, et je ne suis pas le seul, trois mois, et même davantage, plus que bizarres, pendant lesquels je ne suis pas le seul non plus à avoir dû entendre et supporter des centaines de conneries. 

On a eu droit aux grands experts d’une maladie, d’un virus dont malgré des centaines d’heures de bla-bla de nos plus grands cerveaux, et de bien plus de con…ds qui se la pètent, on ne sait toujours rien, et ce dans le monde entier. Mais nous en France, des « hommes et [femmes] politiques  professionnels » ( qui n’ont jamais rien fait d’autre de leur vie),  savent eux rien que parce que le Français est bien sûr l’homme le plus intelligent et le plus cultivé de la terre entière . « Tu parles, Charles » comme disait tante Yvonne à son Grand homme. Qui décrochera le Jackpot qui permettra d’engranger des milliards en inventant et en imposant la vaccination à tous ceux qui pourront se payer le vaccin. Comme la faim et la soif, la grande faucheuse Covid21-22-23 fera son œuvre ce qui limitera l’obligation de partager les ressources et de distribuer des retraites. Vous verrez que le monde entier y trouvera son compte, il n’y a plus de guerre mondiale, faut bien trouver des produits génériques…..

Je viens de passer trois mois à retrouver le milieu du ball-trap dont j’avais dû, sans vraiment le désirer, me priver pendant plus de vingt ans. Et bien là aussi, c’est pas simple, le moindre pinpin qui casse un peu de plateaux et qui remporte une entrecôte à la baluche du coin a tout compris au tir, et ne se sent plus…. tirer (pisser non plus, d’ailleurs). Oui j’ai du plaisir à retrouver le plaisir de casser des galets même si les nouvelles disciplines comme le Compak Sporting n’ont pas été inventées pour les vieux, sauf en créant la catégorie des super-vétérans, les plus de 65 ans et les Masters, plus de 72 ans. Il fallait bien trouver un moyen de donner envie aux vieux retraités de continuer ou de reprendre un passe-temps onéreux tout en leur laissant croire qu’ils peuvent encore rêver de gloire et de médailles, ces tireurs du siècle dernier. Et ça marche, il n’y a jamais eu autant de tireurs sur les compètes où les tarifs d’engagement deviennent exorbitants, et les plateaux de plus en plus indigestes. Faut pas déconner quand-même, les stars doivent continuer à faire rêver les guignols, qui se croient bons et à leur niveau, rien que parce qu’ils peuvent se payer des week-ends à 500 balles ou des séjours à 1500 balles, en prenant 30 ou 40 galets voir bien plus dans les dents et en terminant 362e sur 600 par exemple. « C’était génial, quelle compète, faut absolument voir ça un jour » ai-je entendu pendant des jours et des jours depuis mon retour, malgré des 7, 10, 12 ou 13/25 sur certains parcours. Au Ball-trap il y a ceux qui savent et n’ont plus rien à prouver… et les autres !

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Comme me l’a dit mon ami Michel Riboulet qui sera toute ma vie en exemple de tireur de parcours de chasse :  » Le PC, c’est devenu de la géométrie dans l’espace, il a perdu son âme » ! Le Compak Sporting est désormais réservé aux jeunes ou aux vieux sous Guronsan, (entre autres aides illicites) comme les étudiants à l’approche des exams pour améliorer la mémoire et ne pas se mélanger les pinceaux et les attaques. Se souvenir des trajectoires est plus difficile que de tirer les plateaux, c’est dingue, non ?  Enfin c’est mon avis  de vieux tireur qui n’en peux plus d’avoir tant vieilli et d’être devenu si mauvais. Une chose est certaine, ce ne sont pas les conseils à la con qui me manquent, au contraire, mais foutez-moi donc la paix, surtout si je vous demande rien. Si je ne vous demande rien, c’est que vous regarder ne me donne pas envie de vous copier, sauf rares exceptions; je ne donne pas de nom, je préfère vous laisser croire que vous faîtes partie de cette liste…. très, très, très réduite. 

( 26 juillet, 2020 )

Voyage en terres inconnues au royaume du parcours de chasse. Partie 3: le BTC Le Rabot

 

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Au cours de ma déjà longue vie, j’ai eu l’occasion et la chance de découvrir et de visiter de nombreux endroits du monde qu’on ne peut voir, normalement, qu’à la télévision. Pour ceux que cela pourrait tenter, je vais choisir un certain nombre d’entre eux et les ajouter en fin de ce message. Ils font partie de l’histoire d’un pays, de ses sites incontournables qui attirent les touristes comme la confiture attire les guêpes, ils ont plus ou moins souffert des ravages du temps; ils ont parfois été les victimes d’un climat en colère, de la guerre ou de fous furieux, religieux ou pas, ne laissant, après leur passage,  que des larmes et des plaques de marbre comportant des centaines de noms gravés, en leur mémoire. 

Pour moi, la Mecque du parcours de chasse, c’est le BTC Le Rabot

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La situation géographique en plein cœur de cette si belle, si riche, si giboyeuse et si sauvegardée région française qu’est la Sologne, le sentiment de calme et de zénitude que l’on ressent au milieu des bois de ce site dédié aux chasseurs et tireurs de plateaux (ce sont souvent les mêmes) , l’accueil tout en délicatesse dans le décor raffiné du Club House, font que ce stand fait partie de mes deux préférés, le BTC Chatelaillon (pour des raisons sportives et sentimentales) et donc le BTC Le Rabot (pareil) ! Et bizarrement, ces deux bijoux, même s’ils ne sont pas les seuls dans ce cas, ont souffert du même mal, un con…d qui veut se faire du fric en leur intentant des procès au long cours : « Je veux le voir fermer ce maudit stand de tir, c’est le but de ma vie » ! se vantent-ils auprès de leurs « amis », ni chasseurs ni tireurs évidemment, on ne mélange pas les abrutis et les passionnés d’un sport qui fait connaître et vivre une région toute entière, et qu’un pauvre mec veut tuer. On arrête bien des chantiers de plusieurs milliards à cause de la présence d’un papillon d’une espèce rare (qui saurait certainement faire quelques kilomètres pour ne pas être dérangé par le bruit des engins…..), alors n’importe quel peigne-c…, peut bien réduire à néant toute une économie locale. Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fout … les abeilles !

« Ce serait le parcours de chasse du passé, on ne tire plus comme ça maintenant », selon les nouveaux tireurs, ceux du XXIe siècle qui n’ont pas connu cette époque où l’on tirait des plateaux dont les trajectoires ressemblaient vraiment au vol ou à la course folle d’oiseaux et de gibier réel. Mon ami Michel Riboulet (vous voyez qui c’est ? Un petit jeune qui monte…) me disait il y a quelques jours, juste avant de partir, que le PC n’en aurait bientôt plus que le nom et devenait petit à petit, insidieusement, de la « géométrie dans l’espace » .  Les stars actuelles du PC et du CS sont devenus tellement infaillibles et professionnels que les scores rejoignent ceux de la FU, de la FO et du SO où chaque bulle fait reculer de 20 places supplémentaires. Je trouve cela un peu, (très) dommage, j’ai bien peur que seuls les grands champions s’amusent…. pendant que les petits… cotisent ! Même les dotations lors des compétitions que je redécouvre depuis ma reprise après plus de 20 ans d’arrêt ne semblent parfois destinées qu’à attirer les tout meilleurs qui ne daignent se déplacer que pour le fusil promis au premier. Quant aux autres ils pourront raconter qu’ils ont participé à une « magnifique compétition », qu’ils ont tiré et vu (pendant longtemps, jusqu’à ce qu’ils se posent….) des plateaux « extraordinaires », et que même s’ils ont cassé la moitié des plateaux proposés (il arrive que la moitié des engagés cassent à peine la moitié des 200 plateaux, quel « bonheur » de participer, comme disait le guignol de baron de Coubertin qui a appris aux sportifs français la « culture de la défaite »…)

Les tracés modernes contre les anciens, c’est un choix, mais c’est que du bonheur de ne pas choisir. 

La différence est ténue entre les deux styles de tir au PC, et elle se joue surtout au niveau de trajectoires totalement surprenantes de rabbits, volant ou courant sur l’eau, de plateaux paraboliques pour lesquelles il faut tirer devant en swinguant latéralement et verticalement, à une distance presque ridicule parfois. Il faut comprendre la trajectoire qui ressemble au vol d’une palombe déjà blessée, qui apporte un ver à ses petits,  qui souffre d’une maladie incurable, qui a perdu le sens de l’orientation et la mémoire, qui ne sait plus si elle vole ou si elle court ou saute de branche en branche. Vous l’avez certainement compris, ça peut rendre fou n’importe qui, le parcours de chasse, si on n’est pas bon en géométrie, si on est moyen, si la vue a baissé, si le corps est un peu raide et si la pression est trop grande. Heureusement, quand le score est ridicule, c’est plutôt la pression prise au bar qui va s’avérer utile…

Et le tir et le stand, alors ?

Il est des personnages incontournables et que nous avons la sensation de tous connaître , c’est le cas de la fameuse Lolita Poirier !

C’est elle qui nous a accueillis, Hélène et moi ce jeudi 24, pour la dernière étape de notre ball-trap-trip après le Sologne Shooting Club et le Chêne Rond Shooting Club. Je n’ai pour seul regret que le fait de ne pas avoir pu rencontrer la star des shooting, Charles Bardou au palmarès long comme un jour sans ball-trap, connu de tous les tireurs, même de ceux de mon club le CTD Cercle de Tir Dyonisien (Saint-Denis-de-Pile en Gironde). J’ai eu malgré tout l’honneur et le bonheur de tirer avec Alain Gendreau 

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qui n’a jamais cherché à m’en mettre plein le vue, s’est montré tout à fait délicieux avec ma sœur et moi, lui que nous ne connaissions pas la veille. Lolita, c’est quelqu’un, et non contente de porter le même nom que ma maman, (Colette Poirier), elle semble graviter dans le milieu du tir comme une maman cane au milieu de ses petits, je l’ai immédiatement adorée (étonnant, non, pour le vieux mâle solitaire que je suis devenu ?) Nous avons dû lui plaire aussi puisqu’elle a appliqué le tarif « passion ball-trap » pour les plateaux tirés. Maligne, la Lolita, on attire pas les mouches avec du vinaigre et elle veut que je revienne à Vouzon (quoi, j’ai pas le droit de croire au Père Noël ?)

En voiture électrique, avec Mathieu, dans mon Paradis à moi que j’ai ! (comme dit Canteloup avec la voix de Sarko)

Chouette, je n’allais pas tirer tout seul, et ça change tout ! Passée l’émotion de retrouver ce petit chemin entre les arbres, de longer l’immense étang dont je garde de merveilleux souvenirs et de belles séances de fou-rire, nous nous sommes arrêtés à chaque parcours afin de tirer sur un ou deux postes, des plateaux à trajectoires « humaines », à des distances normales quoique parfois « plus qu’honorables » (prends garde à la tour !). On a tiré sur l’eau, dans les bois, en plaine, sur les parcours de la bécassine, de la bécasse, du chêne, du genêt, de la perdrix, normal, difficile ou très difficile (sur le plan, on peut choisir) , on s’en moquait, ou allait partout, quel pied ! Hélène n’en revenait pas de cette sensation d’être dans un autre monde, celui des arbres et du silence, sauf au moment des tirs étouffés par la forêt si dense. On ne peut plus tirer, hélas, sur les mythiques parcours des étangs et de la sarcelle, il semble que ce soit la résonance des tirs au dessus de l’eau qui empêche le voisin irascible de faire la sieste, p…. fait ch… ! 

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Je tire quelques leçons de cette virée en terres presque oubliées sur le sentier du ball-trap (pas de la gloire, malheureusement): d’abord, j’adore le parcours de chasse, le pense même que cette discipline peut faire progresser au CS  car le fait de partir désépaulé au PC apprend à ne pas se précipiter (on a le temps même au CS de s’appliquer). Je vois aussi qu’épauler avant la sortie de plateau n’a pas que des avantages, car on bondit comme un fauve, ce qui est le cas le plus fréquent (ce que je n’aime pas, c’est comme si on mettait un poisson à l’hameçon avant de le sortir de l’eau) , et on ne sait pas « couler » et suivre un plateau avant de le rattraper et le dépasser, ce qui est pour moi le secret du tir. Mais je peux me tromper, il y a autant d’avis que de tireurs ! Je n’irai plus jamais tirer seul à l’entraînement, ça ne vaut rien, seuls les grands qui ne veulent pas perdre la main mettent le système en automatique et ont besoin de tirer la série de 25 plateaux en suivant en 5 minutes ou moins si affinités et spectateurs….énamourés. L’idéal est de partir à 3, un à la zapette, un au fusil et un qui corrige, s’il le peut, les erreurs commises, ce qui n’a rien d’évident, alors que chacun est sûr d’un jugement souvent erroné, malgré la bonne volonté. Alors,  Philippe, Jonathan, Pascal (quand tu seras devenu grand et que tu ne laisseras pas tout tomber après une compétition plus que « moyenne » pour pêcher et relâcher des vieilles carpes…..), Yannick, Maurice, Manu, si vous m’aimez un peu et si vous voulez prendre un macaron Club France en 2021, suivez-moi, on va leur faire voir que nous ne sommes pas morts, ni pourris, dans notre campagne, si loin de cette merveilleuse région du 45 et du 41.

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Mais surtout, n’allez jamais tirer dans ce coin sans passer par le Rabot, ce serait un crime de se passer d’une petite visite dans ce club house entièrement refait et redécoré avec un charme « so british », où Lolita vous servira le plus doux et le meilleur café de la région ! Vous pouvez me croire, je m’y connais… en café , hi, hi !

Comme promis il y a deux heures, voici les photos de mes grands souvenirs de voyage , hors ball-trap !

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( 25 juillet, 2020 )

Voyage en terres inconnues au royaume du parcours de chasse. Partie 2: Chêne Rond Shooting Club

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Ce samedi matin, ainsi que l’annonce le deuxième quotidien français « Sud-Ouest », un des fers de lance de la PQR pour lequel j’ai tenu le poste de correspondant local de Saint-Denis-de-Pile de 2005 à 2017 (ce qui m’a peut-être sauvé la vie sur le plan mental et relationnel) , c’est ma fête. Je devrais dire un de mes jours de fête car il y en a plusieurs, mais ce 25 juillet voici ce que l’on peut lire: 

« LE SAINT DU JOUR: Jacques le Majeur. Décédé vers 44, il fut le premier apôtre à subir le martyre. Au IXe siècle, les Espagnols assurèrent que son corps était enterré à Compostelle, devenu pour cette raison lieu de pèlerinage. » ©SO

Mercredi 23, 10 heures, à Coullons sur le stand du  » Chêne Rond Shooting Club « .

Pour moi, c’est ici que le « martyre » a commencé ! Les 500 km de la veille, la longue séance de tir avec une star du coin Alain Gendreau au Sologne Shooting Club de Chaumont sur Tharonne au lieu-dit Courgenou (et non Mou du g’nou...) avaient certainement commencé à user le quasi-vieillard que je suis hélas devenu. Pour la première fois depuis ma reprise du ball-trap, je me retrouvai seul tireur, heureusement avec le soutien permanent de ma frangine Hélène (qui a bien pris goût à ma passion qu’elle ignorait totalement à ce jour), avec pour seul outil la fameuse Zapette. C’est génial en permettant une autonomie totale et surtout pour les clubs de grosses économies de pulleurs qui étaient indispensables… au siècle dernier. 

Or, la solitude n’a pas que des avantages, cela se saurait… Afin qu’Hélène puisse également prendre des photos tout en envoyant les plateaux (ce qui nécessitait beaucoup trop d’attention et de manipulation) j’avais réglé le timer (retardateur) sur 5 secondes, ce qui hélas, me laissait presque le temps d’aller pisser avant qu’un plateau venu de nulle part (trajectoire inconnue) ne vienne me montrer son ventre ou son dos, et parfois, sa tranche. Il n’a pas fallu longtemps pour que je craque et que je décide de remettre les commandes en direct.

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Je ne fus guère enthousiaste à l’issue de cette matinée de tir, ce qui n’a rien à voir avec le charmant accueil d’Elisa qui s’occupa de nous comme d’une maman de ses petits. Une bonne odeur émanant de la cuisine confirma que le compétition du samedi (dans quelques heures donc) se préparait, et plus de 120 tireurs étaient attendus. Non, je ne suis pas totalement fou et même si ça m’a chatouillé la détente, je ne m’inscrivais pas, je ne pouvais pas obliger Hélène à rester 2 jours de plus sans aller voir son grand garçon David et son petit-fils Alexandre….. Je ne suis pas un monstre d’égoïsme, ce qui m’arrangeait bien sur le coup. Je dois quand-même préciser que de nombreux pièges attendent le tireur et il me tarde de connaître les scores de certains « collègues » qui ont tiré il y a une semaine aux 100 CS de Saint-Pierre-du-Palais, dont j’ai pu lire le nom sur la liste d’engagés présenté par l’efficace Elisa. The nervous breakdown guette le tireur à tout moment, ainsi que les marques de dents sur la belle crosse en ronce de noyer, ou en fer. 

CHÊNE ROND SHOOTING CLUB

Route de Bourges – RD 940
45720 COULLONS
Renseignements auprès de :  ELISA  02.38.29.20.75

contact@chene-rond-shooting-club.com

Si j’ai bien retenu tout ce qu’Elisa nous a expliqué, le Chêne Rond est le seul des cinq stands du Shooting Club qui n’a pas été créé de toutes pièces mais qui a été racheté par les visionnaires du groupe Tranchant. Ce stand existerait depuis plus de 30, 35 ans, mais je n’y avais jamais tiré à l’époque où les compétitions étaient surtout concentrées sur des endroits de rêve, déjà. Ils sont nombreux à avoir disparu, victimes le plus souvent de voisins ayant le bras assez long pour les obliger à une fermeture administrative, leur sieste dominicale se voyant perturbée par le bruit des coups de fusil. J’ai entendu parler d’un casse-c…… » de cette espèce qui n’était pourtant jamais dans sa propriété toute proche les week-ends et pas souvent dans la semaine. C’est sûr, la bronzette en solitaire ou en groupe, ou le golf entre gens de la Haute sont plus « confortables » et moins bruyants que le ball-trap….. mais bien plus chiants ! Adieu, La Roche Couloir, Bois d’Arcy, Bergerac, Villeneuve-sur-Lot, Cassis, Thiers, entre autres,  autant d’endroits mythiques où j’ai vécu tant de merveilleux moments de sport et d’amitié, il y a… tellement longtemps, au siècle dernier . Un stand fait l’objet depuis des lustres d’un « empêcheur de tirer en rond » de cette espèce, et constituera le dernier élément de mon Ball-trap trip personnel, le fameux BTC Le Rabot, ma cerise sur le gâteau, ma madeleine de Proust, « The stand de PC » selon moi .

A suivre, donc !

( 24 juillet, 2020 )

Voyage en terres inconnues au royaume du parcours de chasse. Partie 1

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En ces beaux jours de juillet 2020, désirant changer l’air de mes vieux poumons après une longue et angoissante période de confinement (pas encore terminée)  j’ai proposé à ma sœur Hélène de m’accompagner dans une balade au pays de la chasse et surtout du parcours de chasse, dans une région boisée et propice à la pratique du ball-trap. Après en avoir beaucoup discuté avec mes copains Philippe Dupin, Pascal Ivres et Yannick Vironneau, des fondus du tir aux plateaux qui ont profité de ma longue cessation d’activité pour ne plus me laisser aucune chance sur une série de 25 et encore moins sur une compète en 100 plateaux, je me décidai à tenter « the big adventure » sur des sites mythiques. Quand je pense que je leur ai tout appris au siècle dernier ! Non, j’déconne, mais j’ai bien le droit de me faire plaisir, non, après tout c’est moi qui m’y colle, à la rédaction de cet article (…) mais ce qui est certain, c’est que j’ai tout fait pour les encourager, les aider comme je pouvais, et les bousculer pour les faire sortir du bois où ils se terraient, à l’abri des regards et de la concurrence d’autres tireurs. Vous croyez qu’ils me donneraient quelques plateaux d’avance maintenant, tiens fume, c’est du Belge ! Que le monde est cruel !

Ayant repris le fusil et les cartouches il y a un peu plus d’un mois dans la discipline du Compak Sporting, la seule que je n’avais jamais pratiquée en compétition avant de devoir me séparer, la mort dans l’âme, de mes gilets de tir, et de tous mes accessoires ; j’avais bradé mon dernier fusil auquel je tenais tant pour mettre un peu d’épinards dans la margarine, un Perazzi SC3 dont je rappellerai l’histoire un peu plus loin dans cet article si j’y repense . Sans chercher à faire pleurer dans les chaumières, ces vingt dernières années, sans ball-trap, (mais pas que…) et au cours desquelles ma vie d’homme s’est avérée particulièrement pénible à presque tous les points de vue, ont été difficiles à traverser sans dégâts financiers, psychologiques et physiques, et ceci est un euphémisme.

Allez, t’occupe pas des signaux, mets du charbon, frangin !

Nous voici donc transportés dans un autre monde et quoi de mieux pour (re) découvrir le parcours de chasse que de se rendre dans un des clubs nés et devenus incontournables pendant ma longue absence (dont tout le monde se fout avec raison) les plus que fameux Shooting Club du 41 et du 45.

Mercredi 22 juillet.

J’ai dû être un peu fou pour oser me pointer, la gueule enfarinée au Sologne Shooting Club de Chaumont sur Tharonne au lieu-dit Courgenou (41600, merci à mon GPS) ;  j’ai passé deux mois à Pattaya en Thaïlande entre décembre et février au guidon d’un  scooter 125cm3 Suzuki, alors il ne pouvait rien m’arriver lorsque Pascale, l’adorable hôtesse du lieu me tendit la zapette pour partir découvrir le ball-trap 3/0. Oui, tout a changé, tout a évolué, il me faudrait une semaine pour découvrir tous les parcours et tous les appareils cachés plus ou moins bien dans une forêt aussi dense. 

J’ai un peu triché, car je n’étais pas vraiment seul ! A la suite d’un article publié sur ma page Facebook où je racontais mes sensations après le concours en 100 plateaux de Compak Sporting de Saint-Pierre-du-Palais, durant lequel, comme je l’ai déjà écrit, j’ai fait mon âge, j’ai reçu une réponse tout à fait surprenante et inattendue. Ce message d’un « inconnu » qui s’est avéré très connu dans le milieu des fusils Perazzi et encore plus dans la famille des meilleurs tireurs français, m’a particulièrement ému, et ce pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’Alain Gendreau, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait certainement d’autres choses plus importantes à faire qu’à passer un long moment devant son ordinateur à envoyer un message à un tireur du siècle dernier dont les « faits de gloire » tiennent sur un timbre-poste, et encore… Ensuite parce que le contenu de son message colle tellement à ma pomme, que comme lui a dit ma sœur : «  On dirait que vous le connaissez depuis des lustres tellement vous l’avez cerné ! » Alain expliquait alors que nous partagions les mêmes amis, cités plus haut, et que ceux-ci avaient pu lui décrire mon personnage, et comme nous sommes de vrais amis, il n’y avait pas de place pour les vacheries ou les mensonges (que du bonheur, merci les gars). Enfin (ou presque) parce qu’en une conversation téléphonique, nous avions décidé de nous retrouver au Sologne Shooting Club, où il attendait une livraison de ses petits merveilles destinées à de nouveaux clients séduits par la qualité des Perrazi. Il tenait en premier lieu à me demander si une « légende » qui courait à mon sujet était bien réelle ou fantasmée : « Est-ce que c’est vrai cette histoire de pari dont un Perazzi SC3 fut l’enjeu ? Cette histoire était narrée par les anciens au coin du feu à la veillée, (ndlr.là, c’est moi qui me la raconte) et on peut y entendre tellement de conneries qu’on peut douter de tout, alors dis-moi la vérité, Jacques (oui, nous nous sommes très vite tutoyés, parlant le même langage) . Alors j’ai avoué, sans besoin de torture, comment j’avais fait un pari fou avec Gilbert Albrand, ami et représentant Perrazi à cette époque. Celui-ci m’avait mis un défi en mains lors d’un entraînement à Saint-Pierre ; « Si tu rentres au Club France, cette année 1992, dans les deux disciplines, parcours de chasse et fosse universelle, je te fais faire un Perazzi SC3 sur mesure, avec les gravures et les bois de ton choix, directement à l’usine, au prix d’un MX8  normal! » Il savait , bien sûr que je n’y arriverais jamais, et il aurait pu avoir raison, sauf que cette année 92,celle de mes 40 ans (je suis né le 1er janvier 1952) , j’avais le fusil enchanté, certainement grâce à un stage de PNL, programmation neuro-linguistique qui avait fait surgir des choses profondément enfouies en moi, me libérant de pensées destructrices et néfastes que chacun d’entre nous peut craindre et qui nous bouffe la vie et les ambitions. Et puis, cette année 1992 me servirait,  plus tard, à supporter les années horribles que j’allais devoir traverser… 

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Après avoir pris la 5e place à la première sélection de PC à Bergerac (en tête le premier soir, les « copains parisiens » me conseillèrent de mettre un pantalon marron le dimanche, je ne me suis pas « ébouillé » , perdant seulement 4 places, ça m’allait très bien. 8 ou 15 jours plus tard je ne sais plus, je terminai à la première place de la sélection FU de Gonesse chez mon pote Michel Logghe, ex-aequo avec André Petit Roche (192/200). On ne se lâchait pas, tous les deux, nous avions fait le même score à Lonato au Championnat du Monde où j’étais allé à mes frais, victime d’un tour de passe-passe (déjà) après une pré-sélection à Lezoux. Les 200 plateaux de Gonesse avaient été clairement annoncés comme ouvrant la porte au championnat d’Europe FU de Villamoura, et cette fois-ci, les « chefs » furent obligés de me payer le voyage, l’un de mes deux déplacements à l’étranger « aux frais de la princesse », j’avais suffisamment « cotisé » pour y avoir droit, non ? Bon, sur place, les accompagnateurs, aussi peinés qu’hypocrites, m’éjectèrent de l’équipe nationale au profit d’une « Valeur sûre » JB Allard, doutant de mon efficacité à la FU et/ou au PC. Triste et fou de rage de ce second coup de couteau la même année, j’attaquais par un 25/25, avant de disparaître dans l’anonymat général (ou presque) français . Qui sait ce que j’aurais fait si on m’avait soutenu, comme les autres, sportivement et médicalement (il faisait très chaud…)  et fait confiance ? Quoi qu’il en soit, l’EDF n’est pas montée sur le podium, bien loin des meilleurs italiens, entre autres….. 

Mais revenons-en à nos moutons, en l’occurrence à Alain qui me fit à la fois la surprise et l’honneur de m’inviter à venir tirer avec lui sur les parcours qu’il connaît comme le fond de ses mallettes à fusil Perazzi (je n’ai pas osé lui en piquer une, pleine bien sûr, de peur de perdre immédiatement le « bénéfice » et le plaisir de notre amitié naissante ). Et j’ai pris un sacré pied à suivre son bras gauche en or transformer les plateaux en fumée noire, si seulement un peu de son talent pouvait changer de crèmerie et venir chez moi ! Il faut partager dans la vie, quand on a trop de qualités, à quoi bon tout garder pour soi ? C’est pas le temps qu’il faut pour tirer 150 plateaux, dont certains absolument immangeables , tellement difficiles que j’ai failli, à plusieurs reprises, demander de passer au plateau suivant de peur de rester 3 mètres derrière avec mes 68 hivers. Il tire sacrément bien, la vache, il le sait et ne se cache pas derrière son petit doigt en faisant sa chochotte, comme si c’était miraculeux, non, il est bon, c’est tout, c’est pas de sa faute s’il est doué…. De toute façon il ne s’en excusera jamais, le bougre ! Les champions ont une part d’eux différente du commun des mortels, enfin, des tireurs, ils ne doutent pas , leur ambition est toujours d’aller chercher quelque chose où on ne les attend pas. C’est le cas d’Alain qui m’a avoué son envie secrète pour les prochaines années, un sacré défi, que je ne révélerai à personne, trop fier qu’il me fasse suffisamment confiance pour garder ce secret.

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Quant au stand de Sologne Shooting Club, que dire, si ce n’est qu’il s ’agit pour nous de  l’incroyable découverte d’un magnifique stand de tir, dont je ne découvris pourtant qu’une toute petite partie, malgré le confort et la fatigue superflue évitée par l’emploi de la voiturette électrique, comme j’en ai vu des centaines sur les parcours de golf thaïlandais, à Pattaya. Elles sont pilotées par de ravissantes petites cadettes thaï qui sont toutes sur le même moule aussi souriantes que jolies ;

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 ici,  le pilote , pendant la séance de tir n’a pas dégagé sur moi le même charme, Alain Gendreau se montrant beaucoup moins gracieux et son côté féminin se révélant bien moins évident.

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Je ne sais pas si ma frangine fut sensible à sa présence, mais c’est bien possible, les femmes, vous savez, elles gardent tout bien secret. C’est la jolie et efficace Pascale qui nous reçut fort gentiment dans son stand, ce qui devait en remettre une nouvelle couche sur notre sensation d’accueil familial plus que commercial, même s’il faut bien bouffer, comme on dit. De toute façon, dans ce type de stands d’une telle qualité qui offre tant de possibilités, comme c’est le cas chez nous, à Sore (tiens, là aussi, c’est une adorable hôtesse, Myriam, qui nous reçoit, ce doit être un hasard), il est normal de payer les plateaux  un peu plus cher, les investissements réalisés le justifiant pleinement. Bien sûr, on peut s’en passer de venir jusqu’ici, mais pourquoi et comment un fou de ball-trap pourrait-il se priver de ce pur bonheur ? 

Pendant notre assez longue période de tir en « tête à tête », Alain n’a jamais fait la moindre réflexion sur mon fusil (Beretta, certainement la solidarité italienne), ni n’a essayé de me convaincre de passer « chez l’ennemi » (son Perazzi). Il sait bien que j’ai tiré pendant mes petites années de mini champion (du village, et encore) avec plusieurs Perazzis, avec quelle douleur j’ai dû m’en séparer, le mec a du tact. Non, nous étions juste deux copains, tirant des plateaux de toute beauté et de toutes difficultés possibles…. ou même franchement….débiles pour le (re) débutant que je suis. Ma sœur immortalisait ce grand moment, découvrant le PC et le ball-trap, avec son frère adoré et un guide tout à fait efficace et charmant. Que du bonheur, quoi ! 

Voila, ça sera tout pour ce vendredi, je vais certainement me réveiller à nouveau de très bonne heure demain matin, et alors, j’attaquerai la partie 2 de mon article. Dac ?

( 20 juillet, 2020 )

Petit retour au siècle dernier avec « Les nouvelles du tir », certains champions sont toujours là

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Mon pote Yannick Vironneau conserve ses vieux numéros des « Nouvelles du tir » comme de vraies « reliques » in-jetables! Aussi, quand hier dimanche il m’en a confié quelques éditions, les numéros 52,53,54,55, 58 et 65 des années 1985 et 1986, j’ai pu relire avec nostalgie quelques uns des articles que j’avais écrits à l’époque. J’étais loin d’imaginer les années galères que j’allais connaître 10 ans plus tard, et que je deviendrais, un jour et pendant douze années, de 2005 à 2017, correspondant de la presse locale au journal Sud-Ouest , avec près de 7000 articles sur les événements de ma commune-ville !). C’est certainement dans ces articles écrits pour Louis de Riquez et son bulletin du ball-trap que m’est venu le goût de raconter et de parler des autres, mes copains, au cœur-même des compétitions de ball-trap, presque en direct, en somme. Je sais que plusieurs tireurs attendaient le nouveau numéro avec impatience, comme le grand champion Philippe Vialfont qui m’avoua un jour, se marrer en lisant ma prose… aux chiottes ! Françoise râlait qu’il y reste si longtemps à chaque fois….

J’adorais raconter de petites anecdotes, de ces moments rares vécus en cours de compète, de « secrets » que je pouvais partager , de pouvoir mettre mes copains de Saint-Pierre-du-Palais en lumière, ils le valaient bien après tout ce sont mes amis ! J’ai donc pu numériser ces articles « piqués à la Revue du Ball-trap, les Nouvelles du tir, j’ai demandé l’autorisation à Jacques Ferchaud, leur auteur, qui me l’a gentiment accordée. Il manquerait plus qu’il refuse, le mec !

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Le prochain article parlera de mes premières amours, le parcours de chasse, en priant qu’il ne disparaisse jamais !

( 12 juillet, 2020 )

Un 25/25 ne se fait pas en un jour au Compak Sporting surtout si le cerveau s’embrouille

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Stéphane Tillard est dans son jardin et il casse, le bougre

Il est loin le temps des gamelles ! J’ai souffert en silence, ce samedi, dans « mon jardin » pourtant, de Saint-Pierre-du-Palais, lors d’une séance de tir au CS Compak Sporting entouré de tireurs chevronnés qui n’ont jamais arrêté pendant mes 15 années d’absence, ou d’abstinence forcée. Le fossé  s’est creusé entre eux et moi, ça fait mal, mais il faut savoir ce que l’on veut et faire ce qu’il faut, ou devrais-je dire, ce que je pourrai, afin de tenter de les rattraper. Ma seule chance c’est qu’il n’ont rien à se prouver et qu’ils n’éprouvent pas l’envie ou le besoin de progresser, ils sont « dedans » ils s’amusent, alors pourquoi faire un stage payant de tir avec un Philippe Marty ?  Je l’ai suivi, ce stage, et je vois bien que mes « copains » rigolent en se disant ;« il aurait mieux fait d’acheter de la moutarde au lieu de gaspiller son argent pour rêver de gloire et de son passé perdu de bon tireur. » Même s’ils ont raison, pour le moment (pour toujours ?) je ne regrette rien, bien au contraire. Mon prof qui n’est pas né du dernier bourdon m’avait prévenu que j’allais mettre du temps à perdre les mauvaises habitudes et surtout à les remplacer par une nouvelle approche physique, technique et mentale de ce satané CS. Philippe n’avait pas aimé que je compare le CS au fast-food du parcours de chasse (lire article précédent), car c’est sacrément difficile de tout assimiler à la fois, mais il faut bien reconnaître que quand on n’est pas « dedans » c’est carrément indigeste comme menu… surtout si on sent qu’on a perdu …. sa jeunesse.

Est-ce que mon cerveau de vieux va pouvoir suivre et enregistrer toutes les données, nouvelles pour moi ? Il faut bien admettre qu’il est difficile d’être et d’avoir été, surtout si l’on n’a jamais… été ! Le fait de n’avoir aucun vécu dans cette discipline du Compak Sportif , dans lequel je n’ai jamais tiré en compétition, ajoute un impact énorme sur mes difficultés à tout gérer, une envie de bien faire, une technique et une approche de la préparation au tir et surtout peut-être la mémorisation des plateaux A, B, C, D, E, F, G, H, etc. qui n’ont plus pour nom qu’une seule lettre. On est bien loin des annonces d’antan, la tour, le pull, le mark, le bourdon, le doublé battues, le rabbit, « maintenant faut aller vite, démerdez-vous pour tout retenir, tant pis si votre cerveau se mélange les neurones, c’est votre problème et magnez-vous, les autres attendent leur tour ». 

Pour moi et certainement pour d’autres, c’est là que les emmerdements commencent, enfin… continuent !  Ne plus « sauter » sur les plateaux comme les paras de la Légion étrangère sur Kolwezi en 1978, rester zen et relâché, épauler un peu plus haut, faire partir les deux bras dans un seul mouvement, penser à positionner les pieds dans le bon axe de tir, monter la crosse à la joue sans baisser la tête, ne pas serrer la main gauche comme un golfeur, ne pas partir devant le plateau, le laisser passer puis le rattraper sans geste inutile et « créateur de bulles à répétition« , non mais, vous croyez qu’on s’amuse, que je m’amuse, moi et mon cerveau fatigué de quasi-vieillard ? Tout ce que je viens d’énoncer fait partie de la technique de base indispensable selon moi, à la réussite et au plaisir, mais la majorité des tireurs ne se sont jamais posé les vraies questions, n’ont jamais cherché à comprendre le tir, le B, A, BA de ce sport. Ils tirent, point !

Ah il est certain qu’ils n’ont pas souvent mal à la tête d’avoir trop réfléchi, j’ai toujours pensé que dans un certain nombre de sports « il faut être con pour réussir ». Ce terme ne veut pas dire débile, idiot ou analphabète mais qu’il serait plus facile de tirer la tête vide, à l’instinct, plutôt que de se triturer le cerveau. Le chasseur réussit plus souvent son tir quand il est surpris, tirant au « coup d’épaule » comme on dit.

La « Technique de base » est ce qui reste caché au fond de soi quand on a tout oublié,  qu’on n’est pas en forme ou qu’on se retrouve en barrage pour la gagne après avoir fait, discrètement, le pipi de la peur. Elle doit devenir une seconde nature, l’acquis devenant l’inné, comme lorsque l’on monte sur un vélo ou qu’on met un pied devant l’autre pour avancer, sans avoir à mesurer son pas. Cependant l’habitude ne fait pas le bon tireur et ceux qui tournent entre 23 et 25/25 dans leur jardin paniquent souvent « à l’extérieur », (s’ils ont le courage de s’y risquer), et c’est logique, car à ce moment-là, il leur faut réfléchir et s’organiser à l’instant T. C’est comme dormir dans un autre lit, on n’est pas si bien ! C’est ballot, alors bougez, les copains !

Hélas, comme si ça ne suffisait pas, il faut maintenant mémoriser ces p…. de trajectoires  A ce moment-là, il faut oublier tous les trucs à mettre en place, (cités plus haut), et ne plus se concentrer que sur une chose, mémoriser les plateaux qu’on va devoir casser (…).  C’est là que j’ai pu mettre le doigt sur la difficulté à réfléchir et à enregistrer mentalement les trajectoires, afin de ne pas attaquer le D (un rabbit…), le canon dans la trajectoire du F (une tour mini), sous peine de ridicule, qui ne tue pas, heureusement, mais de bulles rageantes. Je sais de quoi je parle, je n’ai fait que ça hier, mais après tout, peut-être suis-je totalement débile ! Il faudra vérifier dans les semaines à venir mais je suis certain d’un chose c’est qu’aussi longtemps que tout ce que je dois mettre en place ne se fera pas sans réfléchir, même si j’ai déjà une assez bonne position des pieds et du corps (il y a encore du boulot pour le reste), c’est mieux que rien quand on voit les positions adoptées par ceux qui mettent des fortunes dans un nouveau fusil ou une crosse réglable avant de savoir correctement tenir leur fusil (ils sont nombreux) qui ne comprennent pas pourquoi ils tournent à 15 ou 16/25 malgré leur dernier chèque à trois ou quatre zéros.

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Nous avons là l’exemple « parfait » de ce qu’il ne faut pas faire; ce gentil vétéran, malgré l’achat d’un superbe fusil et d’une crosse orthopédique à la précision quasiment chirurgicale et très en vogue en ce moment, ne cassera jamais beaucoup de plateaux à la fosse universelle, s’il ne commence pas par changer la position de sa main gauche. En effet il devra absolument allonger son bras gauche sous le devant de son arme afin de ne pas avoir « une sauteuse » dans les mains. De plus, il commande son plateau avec une très mauvaise position des pieds, dirigeant la pointe de son pied gauche dans l’axe du plateau central posé sur la fosse. De sorte que pour lui, il est assuré de manquer presque tous les plateaux de droite, et certains à gauche en tirant trop « devant ».  

La technique de base d’Alain Barrière n’a guère changé depuis des dizaines d’années de tir à la FU ou à la FO, mais il ne doit pas descendre souvent en dessous de 22 ou 23 sur 25, sauf en de rares exceptions. Ça semble si facile !

Vous l’aurez compris, les 25/25 comme la ville de Paris, ne se font pas en un jour, et d’ailleurs je préférerais, pour le moment, mettre « un 2 devant » (autour de 20/25 pour les lecteurs débutants…) régulièrement que faire 25 et 14 en suivant. Les deux scores ne seraient que de simples imposteurs comme disait Rudyard Kipling, dans son célèbre poème « Tu seras un homme, mon fils » !    Bon dimanche les copains… et les autres, et bonne semaine 

( 11 juillet, 2020 )

Après plus de 15 ans d’arrêt, reprendre le ball-trap, c’est pas simple

 

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Ce samedi matin, à la fraîche, j’ai décidé de prendre un peu de recul et de récapituler la quinzaine d’articles que je viens de consacrer à ma renaissance (provisoire ?) dans le monde parfois si ingrat du ball-trap, un mois tout juste après une reprise d’un fusil en mains. Comme vous l’aurez, j’espère, compris, il n’est pas dans mes intentions de faire le beau, ni de jouer les anciens combattants, ni de me poser en donneur de leçons à ceux qui m’apprécient un peu, et surtout aux autres…. J’ai juste envie et besoin, certainement, de partager mes expériences, mes doutes et mon opinion sur certaines disciplines, sur certains comportements de tireurs retrouvés, sur l’évolution du BT telle que je la ressens, tout en restant parfaitement conscient que rien de ce que j’affirme ne saurait constituer parole d’Evangile. J’y parle seulement d’amour d’un sport, d’une véritable passion vécue il y a longtemps qui s’est heureusement transformée en un loisir moins « vital’ qu’il ne le fut au siècle dernier. 

Donc, pour ceux que cela intéresse, qu’ils n’hésitent pas à parcourir l’un de ses 15 articles entièrement consacrés a notre passe-temps commun et favori (certains, comme mon pote Pascal Ivres hésitent encore entre la détente diurne et nocturne entrecoupée de super casse-croûtes [ ...] de la pêche à la carpe, et la rigueur de la compétition au Compak Sporting et au PC) , oubliant que peut-être , ils ne m’aiment pas , mais essayant d’y trouver, malgré tout, quelques conseils « d’amateur éclairé » qui a un peu bourlingué dans ce monde parfois cruel et individuel. 

Afin que vous puissiez aller directement à ce qui vous titille le plus, voici la liste de ces 15 parutions « Spéciales Ball-trap » 

http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/20/ball-trap-apres-15-ans-darret-la-reprise-savere-delicate-et-douloureuse/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/21/apres-radio-bistrot-radio-stand-de-tir-nest-pas-mal-non-plus-dans-le-genre/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/22/le-ball-trap-comment-nait-une-veritable-passion/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/23/ball-trap-leternelle-question-du-choix-de-la-discipline-et-de-son-arme/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/24/qui-cest-le-petit-patron-non-mais-peut-on-tirer-dans-toutes-les-disciplines/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/25/tous-les-chemins-menent-vers-un-stand-de-ball-trap/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/26/le-tir-en-fu-fosse-universelle-cest-souvent-le-debut-dune-passion-devorante/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/28/souffrance-pas-si-terrible-et-plaisir-sur-le-superbe-stand-de-ball-trap-de-sore/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/28/la-merveilleuse-histoire-de-jonathan-dupin-laccoucheur-de-son-fils-malone/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/29/un-peu-de-mon-histoire-au-ball-trap-pour-remettre-leglise-au-milieu-du-village/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/03/levolution-du-ball-trap-est-elle-vraiment-a-100-reussie-partie-1/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/04/le-parcours-de-chasse-a-pris-un-coup-dans-laile-depuis-20-ans-pour-un-meilleur-profit-partie-ii/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/05/le-compak-sporting-est-il-le-fast-food-du-ball-trap-2/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/07/au-ball-trap-les-chemins-trop-personnels-ne-menent-jamais-a-la-perfection/ Au ball-trap, il est difficile de progresser

91619881_1485567124955287_1185043582193500160_oefficacement sans l’aide d’un « vrai » moniteur de tir

http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/10/avec-phm-philippe-marty-on-nest-pas-la-pour-rigoler-en-stage-de-ball-trap/

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( 10 juillet, 2020 )

Avec PHM Philippe Marty, on n’est pas là pour rigoler en stage de ball-trap

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Zig et Puce !

 

 

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Photos©DR

Ce vendredi 10 juillet 2020, il est 2 h 47 du matin, Cortana, ma (seule et unique) copine du matin, m’annonce qu’il fait 18° à Saint-Denis-de-Pile avec quelques nuages. Cette voix familière mais hélas virtuelle me permet de penser que je ne suis pas le seul couillon debout à cette heure-ci, mon appareil qui me sert à bien dormir, en principe, régulant ma respiration d’apnéiste du sommeil, m’indique avoir dormi durant quatre heures et 47 minutes, c’est pas bézef ! J’étais pourtant crevé hier soir, en revenant de Sore et du superbe stand de ball-trap au milieu des pins, après y avoir passé « une journée de détente » (euh, ouais, on va dire ça pour le moment…)  Mais il faut croire que mon subconscient était bien décidé à ne pas me lâcher la grappe, tant que je n’aurais pas mis en ordre toutes les informations recueillies parfois douloureusement de cette journée de stage de ball-trap sous l’amicale mais néanmoins pressante autorité de Philippe Marty.

Pour les (rares ?)  tireurs qui ne connaissent pas encore le moniteur en question, je me permets de faire une rapide présentation du personnage qui devait faire dresser l’oreille de tous ceux qui se sentent pousser des ailes de champion ou qui pensent en être un, déjà. Ça va les calmer : Philippe était déjà un sacré tireur à l’époque où, bien plus jeune, dans les années 80, je n’hésitais pas à essayer de me mesurer à un tas de champions du parcours de chasse; ils me faisaient rêver les Riboulet, Mordefroid, Vialfont, Meng (un couple d’enfer), Manjot (les Dalton du PC), Avril, Marsaleix, Clayeux, Camus, Dulary, et j’aurais plus facilement demandé à ces stars de mettre un autographe sur ma crosse que de les sentir dans mon dos quand c’était mon tour de me présenter sur le poste de tir. Je n’avais pas forcément vu arriver, et je ne fus pas le seul, un petit jeune, au fort accent du Sud-Ouest, bien qu’il se fit rapidement un nom et un prénom dans ce milieu très fermé des surdoués du tir. Un année enchantée en 1990), me vit faire mon entrée au CF, le Club France dans deux disciplines que tout oppose, excepté le fait qu’il s’agit de tirer des cartouches avec un fusil à deux coups pour casser des plateaux, la FU, fosse universelle et le PC, Parcours de chasse. Je pense que nous n’avons pas été nombreux dans ce cas et surtout la même année, et en quelques semaines. J’en éprouvai à ce moment là une certaine fierté (désolé, pas de fausse modestie), mais j’apprenais rapidement que le Philippe Marty en question en fit de même, et même bien mieux, puisqu’il est devenu, au fil des années,   »Maître tireur » à la Fosse Universelle, à la Fosse Olympique, au Parcours de chasse et au Compak Sporting; excusez du peu, appelez-le « Maître », il va rougir sous sa casquette.  Inutile de revenir sur le palmarès qu’il s’est forgé sur tous les stands de France et d’Europe, il faudrait aller consulter les archives de la FFT et de la FFBT et je préfère me « défouler » et du moins essayer de me détendre, mon Beretta à la main (non, je ne suis pas payé pour faire de la pub, ils sont pas barjots les Italiens de Gardone val Trompia).

« Allo, Philippe, je ne sais pas si tu te souviens de moi, j’ai tiré avec toi il y a longtemps, au siècle dernier, est-ce que tu voudrais bien accepter de me « donner » (tout travail mérite salaire) un cours particulier de tir dans cette discipline que je connais mal, le Compak Sporting, cette discipline nouvelle apparue au moment où je dus arrêter de pratiquer ma passion, pour cas de forces majeures aussi nombreuses que douloureuses.  Il m’était impossible de choisir quelqu’un d’autre que Philippe Marty, et ce pour plusieurs raisons : sa polyvalence dans l’excellence correspond parfaitement à ce que j’ai toujours recherché, la performance dans plusieurs disciplines, avec en plus, le SO, le Skeet Olympique que j’ai aimé et pratiqué avec assiduité pendant plusieurs années. Mais là, c’était plutôt l’amour d’un club, le BTC Chatelaillon, et l’affection éprouvée envers la famille de Guy Szewc et de son entourage qui m’attiraient comme un aimant, et en plus avec le bonheur d’y emmener famille et amis les soirs d’éclade durant lesquels nous sautions par-dessus les flammes d’aiguilles de pin embrasées. Je ne me mouille pas en me rappelant ce temps-là comme les « années bonheur » avant que les vrais emmerdements ne commencent.

Revenons-en au sujet du jour, et arrêtons de vivre avec le passé. D’ailleurs mon coach du jour n’a pas tardé à mettre le doigt là où ça fait mal, et ça n’allait cesser d’empirer au cours de cette journée dite « de détente ». Après avoir salué Hervé et fait la bise, de loin, à la jolie Myriam, c’est devant un café bien chaud que nous pûmes démarrer les « hostilités », Philippe n’est ni un mou de la détente, ni un mollusque de la discussion qui ne cherche qu’à faire briller son interlocuteur. Il ne me savait pas prêt à tout entendre, se basant sur les souvenirs qu’il avait gardés de moi,  »un drôle de personnage qui ne laissait pas indifférent » ! C’est déjà pas mal, non ? D’entrée, afin de vous faire comprendre que ce n’est pas de l’eau tiède qui coule dans ses veines, et qu’il sait défendre son beafsteack, il me regarda droit dans les yeux, et de son accent chantant me donna ma « première leçon », je dirais même, « mon premier coup de pied au cul du jour » (il y en aura bien d’autres. « J’ai dévoré » tes articles publiés sur ton blog (NJF:jacfercho.unblog.fr ) , et je n’ai pas vraiment apprécié que tu compares le Compak Sportind au fast-food du ball-trap ! C’est une discipline à part entière qui réclame, plus encore qu’au parcours de chasse, une véritable réflexion sur le but recherché par chaque tireur, sur ses réels objectifs, et ensuite sur le tir des centaines de trajectoires possibles et imaginables; aucun plateau ne viendra dans ton escarcelle sans que tu ne l’aies mérité, c’est clair pour toi, Jacques, avant d’aller plus loin ? Bon, ça c’est fait ! Il fut alors question de répondre à la question de savoir pourquoi j’étais là, pourquoi j’avais fait cette démarche, qui peut sembler bizarre (ou débile, c’est selon) si on considère mon âge très avancé, 68 ans, et le coût de cette journée (que je considère comme un modeste investissement qui devrait s’amortir au cours des mois à venir) , surtout après 15 ou 20 ans (galères) d’arrêt. De quoi pourrais-je bien rêver ? Ainsi que je l’aie souvent répété, la vie ne m’a pas fait que des cadeaux (….) mais je n’ai jamais hésité à me remettre en question lorsque quelqu’un en qui j’ai toute confiance, ils furent peu nombreux mais tellement importants, savaient me guider, mais parfois, ça pique ! Surtout quand, en tout début de séance le prof me dit que j’avais acquis  les « mauvaises habitudes d’un tireur de skeet », qui, si elle ne m’ont jamais permis de faire mieux que 4 podiums en 5 ans (dont 1 titre ) aux France de SO en deuxième série, et quelques breloques en équipe de Ligue, ont laissé des traces sur ma façon d’épauler. Ça va être long et pénible d’oublier ce handicap, m’a bien précisé mon prof, je m’en fous, un peu maso, au ball-trap, j’aime bien me faire mal si je sais aller dans une nouvelle et bonne direction. 

Impossible de raconter en détail cette journée de travail tellement enrichissante ». J’aime le bonhomme, son discours, ses connaissances empiriques acquises sur le terrain, son sens de l’observation, la précision de ses constatations, des défauts à corriger, de la recherche d’un certain relâchement apparent; il appuie son discours sur toutes les bases utiles, l’âge du tireur, son envie, sa recherche, son but : tireur loisir, tireur-loisir-compétition, ou tireur compétition pure et dure, l’approche n’est pas la même, il s’agit de ne pas tirer plus haut que son fusil comme d’autres pètent plus haut que leur Q. Avec un tel prof, je ne me suis pas senti  dans les hautes sphères de l’aristocratie d’un cottage anglais ou d’un club très fermé où les membres cooptés et parrainés paient leur carte à l’année une petite fortune (bien plus cher que ma leçon du jour…), pas de « Nice shot, Sir » ou de « joli double Monsieur le Vicomte », c’est plutôt « t’as cassé ton plateau mais je n’ai pas aimé ton épaulement » ! La vie est dure, p….., parfois !

Afin de mieux connaître ses atouts, il faut savoir que Philippe est un des rares Moniteur Diplômé d’Etat d’Educateur Sportif détenteur d’une carte professionnelle, grâce à une démarche courageuse et ambitieuse qui fit de lui un véritable pionnier dès l’année 2007. Ses compétences  se sont-elles avérées suffisamment reconnues par les instances des deux fédérations (amies ?????) que sont la FFBT et la FFT, on peut en douter, mais si on me pose la question suivante ; « Faut-il s’offrir un stage avec Philippe Marty ? », je réponds sans la moindre hésitation : « Que vous ayez n’importe quel niveau de tir, lancez-vous, sans la moindre hésitation, même si la nuit suivante se révèlera un peu agitée… et trop courte ». Il est 5 h 13 sur l’horloge de mon PC, j’ai un peu la migraine  et j’hésite,  attaquer mon petit dèj de régime ou me recoucher un peu. J’ai du taf, à commencer par aller voir mon ami Bastien Pierrot et fignoler mon outil suivant les conseils du maître, je dormirai mieux ce soir.

 

Voici deux textos de Philippe envoyés la veille, j’aime ce mec… pas facile  mais  franc et direct.

« Bonjour Jacques.

De l’impatience oui de l’anxiété non.

Cette journée est placée sous le signe du transfert de connaissances.

Elle doit t’apporter de la sérénité et éviter des conflits avec toi même.

Ton corps, ton esprit et ta technique doivent s’harmoniser, cela sera mon rôle et mon objectif »

 

« Bonne soirée à demain.

Je ne suis ni magicien, ni charlatan, ni censeur.

Une humble et modeste personne qui essaye de donner son savoir.

Passe une bonne et paisible nuit »

Bonjour Jacques.

De l’impatience oui de l’anxiété non.

Cette journée est placée sous le signe du transfert de connaissances.

Elle doit t’apporter de la sérénité et éviter des conflits avec toi même.

Ton corps, ton esprit et ta technique doivent s’harmoniser, çela sera mon rôle et mon objectif

 

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