( 29 juin, 2020 )

Un peu de mon histoire au ball-trap pour remettre l’église au milieu du village

BEES

 

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Le vin de mon grand-père, quelques « gamelles » et autres souvenirs italiens

Le (mauvais ?) roman d’un vieux tireur de ball-trap !

Pas certain d’intéresser grand-monde avec cet article, j’aime bien, malgré tout, mettre les choses à leur place et les événements à la bonne date. Il y a quelques jours avant de me lancer dans l’écriture d’un article sur mon blog, j’ai essayé de me souvenir de détails précis parmi les centaines de souvenirs qui polluent ma mémoire, ce que je déteste. Je voulais absolument savoir à quelle date j’avais cessé de faire des bulles sur les stands de ball-trap. En effet, pour moi, ma dernière licence datait de 2005 à la FFBT, ce que devait gentiment me confirmer Monique Gay en retrouvant mon nom sur la liste des licenciés d’alors au BTC Saint-Pierre-du-Palais, club dont je fis découvrir l’existence en France mais aussi à l’étranger, peu de tireurs du club ayant, avant moi, bourlingué autant que moi. Je suis un peu le Christophe Colomb  du club, et depuis, on ne compte plus les tireurs du BTC Saint-Pierre/ Saint-Médard, et du CTD, Cercle de Tir Dyonisien, qui ont su porter encore plus haut que moi les couleurs de ces clubs de province, et comme dit l’autre, c’est pas fini. 

Une discussion avec ma frangine Hélène me remit les idées en place, lorsque je lui assurai ne pas avoir pris de licence depuis 2005, soient 15 ans. Elle me laissa parler un moment, comme si elle n’osait pas aborder des sujets qui fâchent, avant de lancer : » T’es mignon, mon p’tit frère, mais t’as oublié les années de galère que tu as vécues avant cette date inscrite en toi. Tu as perdu ta Chantal, (décédée en 1996 à l’âge de 45 ans …), tu as été contraint de mettre ton entreprise en règlement judiciaire, tu fus licencié de l’entreprise Ets Ferchaud & Fils créée en 1955 par notre père (Note JF: c’est vrai que j’aie dû prendre les rênes au décès de mon père Maurice en 1983 (il avait 58 ans, il n’a donc jamais eu mon âge actuel, 68 ans, ça fait bizarre). Après avoir été viré comme un malpropre (Note JF: par un c….. de Parisien aussi bourré de fric [certainement reçu en héritage, à moins que...] qu’incompétent, tu n’as certainement pas tiré pendant ces années-là, t’avais à peine de quoi bouffer ! »

Merde, alors, comment ai-je pu chasser ces années noires de ma mémoire ? Mais elle a raison ma frangine, ce sont presque 25 années qui sont passées, c’est dingue. Petit à petit, la mémoire m’est revenue mais j’ai quand-même dû creuser bien au fond. Contacté par téléphone, le sympathique interlocuteur de la FFT a bien voulu consulter ses archives, et ses premières réponses m’ont un peu donné la migraine. J’ai bien été licencié à la FFT du 16 mai 2001 au 31 août 2008, date à laquelle j’ai disparu des radars. Il ne trouva aucun signe de mon existence de tireur avant cette date, alors que je lui affirmai être monté plusieurs fois sur le podium au Skeet Olympique aux championnats de France en deuxième série à Chatelaillon (mon second club de cœur), à Villeneuve-sur-Lot en double-trap, et pris le bronze en 1992 à la Fosse Olympique à Poussan en première série (terminant 11e au scratch). « Les clubs concernés n’ont pas dû nous transmettre les résultats », m’annonçait-il. QUOI ? Mais c’est pas possible, je rêve, me suis-je dit. Je le remerciai de son « aide », au bord de la nausée, avant de réfléchir calmement, ce qu’on apprend en vieillissant.  Euréka, j’ai trouvé, merci Google !

Je cite le document officiel ©FFTIR

« En 1896, à l’initiative de Pierre de Coubertin, le tir devient une discipline olympique. Le 18 février 1953, l’Union des Sociétés de Tir de France change de nom pour devenir la Fédération Française des Sociétés de Tir.

Le 15 mars 1967, l’Union des Sociétés de Tir fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir  (FFTir). Juridiquement, la fédération est une association régie par la Loi de juillet 1901 qui regroupe l’ensemble des clubs de tir en France. Elle sera reconnue d’utilité publique le 1er octobre 1971.

Après la création dissidente le 15 juillet 1985, de la Fédération Française de Ball Trap, elle perdra une partie des disciplines tirées aux armes de chasse, mais conservera la gestion des trois disciplines olympiques de tir au plateau (Fosse, Skeet et Double Trap). »  LFédération Française de Ball Trap  se voit confier les disciplines de Ball Trap non olympiques (FUPCCSDTL, le Sanglier Courant et les Hélices) puis toutes les disciplines plateaux.

Depuis 1994, la FFTIR reconnue par la Fédération Internationale du Tir Sportif ( ISSF, ex UIT ) reprend toutes les disciplines olympiques, la FO, le DT ainsi que le Skeet.

Mais alors que s’est-il donc passé ?

Chômeur, après avoir dirigé une entreprise de presque 100 personnes, et ayant malgré tout largement cotisé et payé mes impôts pour le bonheur de la collectivité pendant les 25 années, je me suis dit que je pouvais bien, après tout, après avoir été pressé comme un citron et épongé comme une serpillière afin de me prendre tout ce que je possédais, et même ce que je n’avais pas, essayer de m’en sortir. « Votre problème », m’avait affirmé l’administrateur judiciaire chargé de la liquidation, (une des personnes qui se gavent grâce à la faillite des entreprises…), « c’est que vous n’avez jamais eu de problème grave dans votre entreprise qui a toujours bien marché, jamais fait la moindre dette, toujours payé ses charges et son personnel même avant le dernier jour du mois (…), vous n’avez jamais eu de véritable crise à gérer. Vous ne retrouverez jamais de boulot, car en réalité, vous ne savez rien faire, vous auriez mieux fait de devenir le meilleur fabricant de boudin de votre entreprise de charcuterie ». Prends ça dans ta gueule…..

Il est certain que ces mois ont constitué pour moi une période de formation accélérée  durant laquelle j’ai eu le « privilège » de croiser de véritables bancs de requins, de faux-culs, de voyous souvent plus ou moins proches qui m’ont bien sucé le sang et celui de mes filles. Après le décès de Chantal, le fait que le tribunal, au moment du jugement de « mes fautes professionnels », me déclare inapte à assurer l’avenir et les économies de ma fille Sara âgée de 13 ans (héritées de sa maman) , et nomme un juge des tutelles (sans commentaires…) comme représentant légal, (oups, j’ai failli écrire illégal , j’ai eu chaud), m’a presque anéanti. 

 Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! Cette maxime est souvent galvaudée mais pourtant…..

Chômeur donc, contrairement à presque la totalité du personnel de Jacquel (contraction de Jacques et Hélène),  heureusement pour eux, je me rapproché, bien obligé de Pôle Emploi afin d’essayer de trouver une formation quelconque qui pourrait me permettre de faire les courses au quotidien. Heureusement, mon oncle Robert associé à mon pater avant de prendre sa retraite en 1984 (certainement un peu tôt pour moi…) ne me laissa pas dans une merde noire, m’aidant autant qu’il le put avec son épouse Lulu, ma marraine (qui tint son rôle à la perfection, et m’évitant de crever la dalle, de finir sous le pont de Saint-Denis, et sauvant mon seul bien, ma maison (située à 20 mètres de « mon ancienne usine de 2000 m2 sur deux niveaux). Sans eux, que serions-nous devenus, je ne sais pas ?

Le ball-trap m’a peut-être sauvé, qui sait ?

Dans un premier temps, vers 2000, 2001, je me dis que connaissant un peu le ball-trap, je pouvais essayer de devenir arbitre, et comme j’adorais la rigueur des disciplines olympiques, la FO et surtout le Skeet grâce à mon second père Guy Szewc, l’âme du club de Chatelaillon, père et éleveur de champions, je me tournai vers la FFT. Il sut m’apporter ce que mon père ne pouvait plus faire, nous passâmes de longs moments en tête à tête, devant un plateau de fruits de mer, avant d’aller casser des pulls et des marks sur ce stand qui accueillit de merveilleuses compétitions et de formidables histoires d’amitié d’hommes et de femmes. Je retrouve ainsi le fil de mon histoire avec le tir et je comprends enfin pourquoi j’ai pris une licence à la FFT, au club de Pons, de 2001 à 2008, pour arbitrer, n’ayant pas les moyens de reprendre le tir. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire partie du corps arbitral de la FFT lors de grandes compétitions comme les France de SO et de FO à Chatel, Poussan, et ailleurs. Au bout de quelques années, le doigt sur la couture du pantalon, les breafings, la discipline quasi-militaire malgré les 45° à l’ombre m’ont un peu déçu; en outre le fait qu’il soit impossible « d’oser prétendre » arbitrer à l’étranger malgré un assez bonne connaissance en Anglais, en Espagnol eu un peu moindre en Allemand m’ont fait comprendre que le copinage et les « voyages réservés à l’élite » (…) constituaient une des quatre mamelles du corps arbitral décisionnaire de la FFT. Il était facile d’arguer de mon manque d’expérience pour me laisser à la maison. J’avais néanmoins quelques collègues que j’aimais bien et j’espère que c’était réciproque. 

Avoirrrrrr un bon copain, c’est ce qu’il y d’meilleurrrrr au monde, chantait Henry Garat en 1930

https://www.youtube.com/watch?v=Y0oHvWSKkIw

Pour réussir, enfin, quelque chose dans ma vie ?

C’est sans doute pour ça que je me suis mis, à presque 30 ans, au ball-trap : partir de rien, même pas chasseur, travailler, ne compter que sur moi, mais petit à petit, obtenir le résultat immédiat de mes actions, de mes décisions, de mes investissements personnels, bref, tout ce qu’il est impossible d’obtenir quand on « doit diriger » une entreprise, qu’on l’ait choisie, ou pas ! Voir arriver mes parents sur le stand de Villeneuve-sur-Lot lors de ma première participation à un championnat du Monde de PC en 1982 fut à coup sûr le premier signe d’intérêt qu’osait enfin témoigner mon père à l’égard de ma nouvelle passion . Je racontai à Philippe Dupin, celui dont je vais vous parler, qu’on oublie jamais quelques phrases prononcées par un père, qu’elles peuvent marquer une vie. Maurice, mon pater, me répétait ; « Toi, mon fils, au moins, tu as toujours parfaitement su organiser tes loisirs ! » Je ne sais toujours pas ce qu’il voulait dire, que je ne faisais rien de bien, que je n’arriverais jamais à rien ? Il a emporté ses secrets dans sa tombe avant que nous puissions en reparler. Cependant, quelques mois après sa seule visite à son fils tireur, alors que je venais de faire mon entrée au Club France composé des 12 meilleurs de l’année (oui, il me semble qu’à cette époque, nous n’étions que 12 avant que la FFT (l’ancienne) ouvre les vannes pour motiver les tireurs, je surpris une conversation durant laquelle mon père annonçait mon classement français à un de nos principaux fournisseurs de viande de porc. Il n’était pas le genre de père ni à se la péter, ni à faire de ses enfants des génies, alors comment pourrais-je oublier ce pur moment de vrai bonheur, tellement rare et inespéré. 

A ce moment de l’écriture de mon article-déclaration, je m’aperçois que je suis en train de faire ma propre « analyse » , et que vous avez dû, depuis longtemps, en lâcher la lecture. Ce n’est pas grave, ça me fait du bien et même un peu de mal, c’est la vie, quoi. 

Philippe Dupin vaut bien que je lui consacre un paragraphe, tant pis si j’abuse de sa discrétion

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Ainsi que je l’ai expliqué un peu plus haut, l’agence Pôle Emploi de Libourne m’a dirigé vers le Département, me permettant de demander une bourse et une formation au CREPS de Talence dans le but de tenter d’obtenir un BEES, Brevet d’Etat d’Educateur Sportif option tir. J’avais échoué deux fois au bac  au bahut Max Linder de Libourne, ce qui fut une aubaine pour moi, m’obligeant à me mettre au boulot dans l’entreprise familiale,(au lieu d’aller glander sur les bancs d’une fac quelconque)  où pendant les 10 années de 1973 à 1983 (date de sa mort) mon pater-patron ne me fit pas vraiment de cadeau et encore moins preuve de favoritisme. Je me rappelle qu’un jour, il m’avait fait déplacer, seul, quelques dizaines de jambons de 10 kgs du tunnel de surgélation à -50° vers l’immense salle de congélation, à -18 ° (ma moustache s’était cassée) , harnaché comme un esquimau pendant plusieurs heures, et qu’il m’a fait tout recommencer, m’étant soit-disant, « trompé de case »… On m’a souvent traité et jalousé comme un « fils à papa », t’as gagné ! Au fond de moi je savais bien que ce n’était pas le cas, mais je n’ai jamais joué les pleureuses, laissant libre cours aux réflexions à la con de la famille ou des « amis ». Il se montrait beaucoup plus « tendre » avec ma Chantal, secrétaire de direction, pour compenser certainement… C’était très bien ainsi !

Donc, j’en viens à Philippe. 

J’avais obtenu ma « bourse d’étude », c’est à dire que le département m’offrait l’inscription au CREPS de Talence, où j’ai eu le plaisir de croiser des stars du Tir à la cible, des jeunes cyclistes et sportifs en devenir, les filles de l’EDF de hand-ball d’Agostini (je les adorais sans oser leur parler, j’étais le plus vieil « élève », plus vieux que le doyen de la fac). Mais il y avait un réel obstacle pour que je puisse débuter la formation et espérer réussir, c’était l’entraînement au tir, obligatoire pour la délivrance du diplôme, une performance de choix lors de l’épreuve d’examen final étant obligatoire. Mon ami Philippe, oui, ce fut à ce moment là qu’il devint « un véritable ami » décida de m’aider, et je crois bien, si ma mémoire ne me trahit pas, ne rien lui avoir demandé… Ce fut un des rares moments (le seul ?) où j’ai reçu une aide inespérée et désintéressée  d’un « étranger ». Il me semble qu’il s’est exprimé ainsi: « Jacques, je vais t’aider, t’es dans la merde et depuis le temps que tu offres à bouffer tes excellents produits de charcuterie à toute une bande de charognards qui viennent jouer les pique-assiettes parmi nous tes copains, au cul de ta bagnole, tu mérites bien ça. Et surtout nous les Dupin, on vous apprécie et on vous aime, les Ferchaud, toi, Chantal, Anna et Sara. Alors me fais pas chier, je vais te payer les cartouches pour ton année. C’est ainsi que j’aie pu charger dans mon coffre 4000 cartouches en 24 g, du 8 et du 7 et 1/2, en carton (j’adore l’odeur et la douceur) chez l’ami hélas décédé Pierre Mary, qui m’ont permis de suivre les entraînements concoctés par Jean-Paul Gros et Marc Menessier, nos instructeurs à la FO, à Pons et Chatelaillon . J’ai pu renvoyer l’ascenseur en prenant la 3e place du concours décisif FO à Poussan , il fallait terminer dans les 10 premiers et plus on approchait du meilleur score, meilleure était la note. J’ai surtout obtenu mon premier et seul vrai diplôme, à 51 ans.

Mon papa avait raison, c’est dans le choix de mes loisirs que je suis le meilleur, je continue avec les voyages, et après 12 années de correspondant local du quotidien Sud-Ouest (le deuxième de France) je nourris mon blog ! Ouf, c’est tout pour un lundi. Le compteur annonce 2415 mots, oh p….. j’le crois pas !

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Ma maman, notre deudeuche, ma Chantal à Megève, mon papa, mon tonton Robert le chasseur-éleveur-juge et président du club du Braque-Allemand, ils sont tous partis, ils nous attendent….. Sans oublier une bonne coupe de champagne russe avec Hélène, bien vivante heureusement, à Saint Pétersbourg

( 28 juin, 2020 )

La merveilleuse histoire de Jonathan Dupin, l’accoucheur de son fils Malone

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Il existe des hommes en pleine force de l’âge, qui doivent faire face, dans leur vie, à des événements inattendus, qui ne se posent pas de questions, et qui foncent sans réfléchir, donnant à leur avenir un sens soudain et une approche nouvelle de leurs responsabilités et  de leur amour indéfectible. C’est la cas de Jonathan Dupin, qui vient de vivre des moments magiques et inoubliables. 

13 minutes d’angoisse avant la « délivrance »

Elodie, la femme de Jonathan était enceinte « jusqu’aux yeux » en ce 7 juin 2020. Il y eut soudain dans la maison comme un ouragan imprévu, le travail avait commencé en avance sur l’horaire, ce qui n’arrive pas souvent à la SNCF. Passé le moment de panique bien compréhensible « je vois ses cheveux », s’exclame le papa « il est trop tard pour prendre des risques en voiture vers la clinique. Un médecin joint par téléphone va indiquer « le mode d’emploi » au couple (je n’ai pas tous les détails, c’est le papy, Philippe, qui me raconte tout ça, des trémolos dans la voix, durant le trajet vers Sore [lire l'article précédent sur mon blog, posté à la fraîche ce dimanche], et le petit Malone va « passer comme une lettre à la Poste ».
Allo, les pompiers, y’a mon petit qu’est né 

Les 20 minutes d’attente vont être longues pour les parents du frère de Léo, né en 2016 qui va bientôt avoir un nouveau camarade de jeu. Sur Radio-Stand, la nouvelle s’est rapidement répandue et à Sore, tout le monde a salué et félicité « Jonathan l’accoucheur », faut quand-même surtout pas oublier d’en faire autant avec la courageuse maman Elodie qui a dû faire une confiance aveugle aux directives de son mari. Il ne devait pas en mener bien large, le Jonathan. Ce moment de pur bonheur restera pour toujours le plus beau 25/25 du champion, les prochains « pleins » sur le pas de tir ne devraient constituer qu’une simple formalité pour l’ancien champion du Monde (et futur ?) junior. Sacré Johnny, t’es bien le meilleur des pères, le plus gentil des fils, et le futur meilleur tireur, du moins est-ce tout ce qu’on te souhaite, cet « exploit » humain le vaut bien !

Dynastie Dupin ?

Chez les Dupin comme les canons d’un fusil superposé ou juxtaposé, les fils vont tous par deux: Philippe a eu deux fils, Mathieu né le 31 octobre 1983, et Jonathan né le 4 décembre 1986.  Avec sa femme Coralie , Mathieu  a eu deux garçons , Isaac le 3 février 2011 et Morgan le 13 juin 2015.  Johnny lui, n’a pas deux guitares, mais deux fils désormais avec sa femme Elodie : Léo le 25 juillet 2016 et Malone le 7 juin 2020.  La compagne de Philippe, Vincente, a eu un fils, Pierre Antoine le 11 octobre 1983 (« qui est comme mon fils », affirme Philippe) .  Marié à Sonia ils ont fait deux enfants, Maryah le 20 mars 2013 (« J’en suis gaga, dit le papy gâteau) et Aaron le 25 novembre 2016. Caroline né le 28 janvier 1981 la fille de Vincente n’a pas d’enfants , sa compagne s’appelle Audrey.

« Une famille qui me va bien, mélange des cultures et des origines pouvant vivre ensemble », assure Philippe, tu m’étonnes !

 

Comme on peut en être certain, la dynastie n’a pas fini d’écumer les stands de tir de ball-trap de France et de Navarre;  le petit Léo (qui ne tient pas en place, c’est étonnant pour un Dupin) ramasse déjà les plateaux, papa ou papy les jette en l’air, le petit tire avec son mini fusil à amorce et saute de joie quand le plateau se casse par terre. Et bien, ça promet, je vous le garantis ! En attendant Elodie retrouve la ligne, et d’après moi, avec ses trois lascars, elle va avoir de quoi s’occuper. Te laisse pas bouffer par les 3 « monstres » !

 

 

( 28 juin, 2020 )

Souffrance (pas si terrible) et plaisir sur le superbe stand de ball-trap de Sore

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Je n’ai pas eu le choix, l’amitié et le plaisir de se retrouver passent avant tout !

Je n’ai rien pu faire devant la ténacité, le volonté, et la force de persuasion de mon pote Philippe Dupin et de son fils Jonathan. Il faut dire que la naissance de notre amitié remonte au siècle dernier et que les vicissitudes de la vie nous ont fait nous éloigner, nous rapprocher, nous retrouver en 2003, avant une nouvelle longue absence, une belle soirée partagée, puis à nouveau le silence jusqu’à ce samedi 27 juin. « Nous avons appris que tu revenais au ball-trap, quel bonheur ! Tu viens avec nous, on t’emmène à Sore, dans les Landes pour passer la journée avec toi et retrouver le plaisir de tirer avec toi ! » A Philippe, patron retraité de Tetra SAS qui, petit à petit confie les rênes de sa grosse boîte (de peinture, ha, ha) à son digne rejeton Jonathan, directeur général à 34 ans qui va affûter ses armes avant, certainement, d’en prendre la direction dans une petite dizaine d’années, il n’est pas simple de refuser quoi que ce soit (ce qui est largement confirmé par son entourage proche). 

Je ne suis pas débile (enfin je crois), et avec Jonathan qui est devenu un des tout meilleurs tireurs de sa génération après avoir brillé en juniors, et un Philippe qui possède une sacré swing de gaucher, je ne me voyais pas capable de souffrir comme jamais sur un pas de tir.  Philippe ne s’est jamais vraiment investi à fond dans une des discipline du ball-trap, ce qui est bien dommage, mais il n’a jamais été homme à se contenter d’un seul passe-temps pour se dégager les bronches et se vider la tête après sa semaine de décisions à prendre, de clients à rencontrer et de km à bouffer.  J’ai tenté de m’esquiver, arguant du fait que j’allais me transformer en véritable boulet à traîner au cours de la journée, que je préférais attendre quelques semaines, quelques mois, espérant, rêvant de retrouver un niveau acceptable, ce qui me semble bien compliqué, 15 jours pile-poil après avoir repris du service. J’ai expliqué aux Dupin, qui s’y sont mis à deux depuis leur bureau pour me convaincre que je ne voyais plus le tir de la même façon qu’avant, que je voulais m’amuser (pas pleurer….), que je n’étais plus le même homme après ces 20 ou 25 ans de galères, que j’avais changé. 

« T’as changé, tu veux dire que tu es moins con ?  » ont-ils demandé presque en même temps

Et oui, on ne respecte plus les vieux ! « Alors, si t’es moins con, je serai devant ta porte à 8 h 25 samedi matin et nous irons passer la journée à Sore où nous sommes licenciés » (on tousse dans son coude pendant cette épidémie, mais on ne se mouche pas avec le coude chez mes amis Dupin (du vin, et du… vous connaissez la suite, je ne cite pas de marques). J’essayai encore de lancer quelques arguments plus ou moins convaincants avant de me rendre, les armes bientôt à la main. Voila, il est 6 h 29 du matin, je suis levé comme dab depuis 5 heures (les restes de ma vie d’avant) , j’ai préparé mon bordel hier soir, comme dab, je n’aime pas faire les choses dans l’urgence, c’est toujours dans ces cas là qu’il nous arrive des impondérables, des merdes, quoi,  je vais faire mes 4 bornes sur mon marcheur en 1 heure, bien transpirer, prendre une bonne douche et attendre mon Philou, c’est comme ça que doit l’appeler sa moitié. Je vais monter dans son char, comme dit mon cousin québécois Marcel Legros qui me manque depuis la Thaïlande et Pattaya, et nous partons retrouver le fils prodigue dans les bois de Sore. 

J’ai donc tapé cette première partie de ma journée avant de partir, et j’aurai certainement des choses à raconter à mon retour, quand j’aurai séché mes larmes de douleur…. Mais c’est une autre histoire. J’ai quand-même réservé une petite surprise à mes amis, et là, je suis un peu plus sûr de moi…..

Voila, il est 5 h du mat ce dimanche, les coups de fusil ne résonnent pas dans ma tête , ce qui prouve que l’ami Pierrot (Bastien pour les intimes) à bien réglé mon Beretta: par contre la séance de rattrapage de 15 ans d’absence en 90 minutes a un peu mis le souk dans le disque mou de ma mémoire. J’ai conduit la belle bagnole hybride de mon pote, il en a marre de bouffer des km, et j’aime conduire, il ne s’est pas accroché de toutes ses forces « aux branches  » de l’habitacle, il se sentait bien, et en confiance certainement. 

Et il m’a tout (enfin, presque) raconté sur ces dernières années (il en a gardé pour une prochaine fois, et de toute façon, pas besoin de mettre de pièce pour en savoir plus, il est tellement passionné que ça fait presque peur.) Mon cœur a parfois connu des ratés ou des accélérations soudaines lorsque qu’il évoqua la perte d’être chers, sa maman, son papa Serge, sa sœur Béatrice que j’aimais tous beaucoup; j’ai plusieurs fois failli lui faire le coup du pipi soudainement incontrôlable, pour me laisser le temps de m’éloigner un peu et essuyer mes yeux embués. Je n’ai pas voulu faire ma chochotte, ce ne fut pas facile, car même si je ne suis pas souvent ému, là, ce n’est pas pareil. Je garde une belle histoire de famille pour un prochain article que j’écrirai certainement dans la journée, dès que j’aurais obtenu les précisions que j’ai demandées à Philippe à 5 h 30, espérant qu’il se lèverait pour pisser… Il m’a raconté l’histoire du morceau de poumon encalminé qui dut subir les derniers outrages, les soucis de tous ordres qui en furent certainement et en partie la cause, puis le retour « à la vie », au sport, en oubliant ses malheurs et continuer de montrer le bel exemple à ses fils. Il m’a raconté, (je ne cherche pas à trahir sa confiance, au contraire) comment un séjour avec son fils Mathieu leur a permis de se (re) trouver, le bonheur qu’ils ont connu tous les deux en terminant le marathon de New York, en pleurs, dans les bras l’un de l’autre. Une histoire d’homme, de père et de fils comme on en rêve tous, souvent, hélas, trop tard. 

Sore, c’est que du plaisir et du bonheur 

A l’heure où un tas de stands de ball-trap ont mis la clé sous la porte afin de satisfaire les écolos et les empêcheurs de tirer en rond dans toute la France, le stand de Sore dans les Landes est heureusement sorti de terre, du sable plutôt, au milieu des pins très loin de la première habitation et du premier casse-c……, venu. C’est le Paradis du Compak Sporting avec il me semble ses dix lignes où les lanceurs se comptent par dizaines. Afin de rester fidèle à une étrange réputation que l’on m’accorde, comme semblait le dire mon ami Philippe, et Pascal Ivres avec lequel je suis venu la première fois, j’ai d’abord été particulièrement interpellé par le magnifique sourire de Myriam, qui doit s’occuper de presque tout, sauf des machines; accueil, bar, intendance, vente de cartes, remise de zapette (une trouvaille formidable qui permet de s’envoyer les plateaux dans l’ordre  qu’on désire), cuisine, vaisselle, et la pauvre a encore mangé froid à midi, privilégiant le service des ses amis clients et clientes. 

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Quel pied on prend à tirer tous ces plateaux et ces différentes trajectoires

Je ne sais pas si je referai de la compétition un jour, pour le moment, après plus de 15 ans d’arrêt, et 15 jours de reprise, je m’efforce d’enlever les petites roues de mon vélo pour ne pas tomber. Une bonne dose d’inconscience m’a poussé à venir partager cette journée avec les Dupin, deux tireurs fous. Le moins que je puisse avouer, c’est que pendant ma longue retraite, ils n’ont pas chômé, les copains.  Passons sur les merveilleux fusils mis au point par l’ami Bastien Pierrot, car ce n’est tout de les posséder, encore faut-il savoir s’en servir, et croyez-moi, c’est le cas pour eux . Philippe, un peu trop dilettante à mon goût en matière de ball-trap pour exprimer pleinement son talent et ses dons, a toujours cette adresse et ce swing de gaucher qui semble plus adroit que nous les pauvres droitiers. Avec Jonathan on entre dans une autre dimension, lui qui est tombé tout petit dans la marmite grâce et son papy Serge qui lui a longtemps servi de guide et de chauffeur. Je connais ce garçon depuis longtemps, j’ai toujours essayé de le conseiller, je suis même plutôt fier d’avoir forcé le père et le fils, en fin de journée, à modifier de quelques centimètres l’écartement de leurs pieds et la direction de leur orteils durant une planche de FU. Je leur ai demandé de tirer une planche complète sérieusement, en suivant mon humble conseil, je n’ai jamais pu croiser leur regard lors des changements de poste, gardant les yeux sur leurs pompes, mais ça a donné ça: Jonatahn a manqué » l’avant dernier, et Philippe, le dernier…. CQFD, comme disait mon prod de maths !

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Je crois que je leur ai un peu « mis les boules », avec ce conseil qui semble efficace, ha, ha. Je leur devais bien ça après la journée qu’ils m’ont fait passer , en tout cas, le message est passé. 

Les surprises de chemin du retour

On ne change pas une équipe qui gagne, aussi Philippe m’a-t-il à nouveau confié le volant durant le retour. les discussions du matin ont repris, de plus en plus personnelles et libérées. Quelque chose va me prouver que chez les Dupin l’amour filial et l’amitié ne sont pas de vains mots. L’écran s’allume, le téléphone sonne, c’est Mathieu, le grand fils qui vient aux nouvelles : « salut, p’pa, comment s’est passée votre journée, tu devais être heureux de retrouver ton ami jacques », et blablabla, et blablabla, je respecte le secret de la « confession » en ne racontant pas ce qu’un père aimant et un fils peuvent se raconter, sauf la fin : « Ah, au fait, papa, demain dimanche, on vient tous déjeuner chez toi et Vincente, alors va faire les courses ! (il est quand-même 19 h 30, il ne doit pas souvent faire les courses, Mathieu. » Oh c’est super, fils, quel plaisir, ok, et à demain » répond le pater, les yeux pleins de bonheur.

10 minutes passent, nouvel appel, mais cette fois; c’est le nom de Bastien Pierrot qui s’affiche; l’armurier attitré des Dupin et de la grande championne Stéphanie Neau vient aux nouvelles, sachant que Jonathan devait tirer avec son deuxième fusil réglé en principe comme l’autre. Comme il suit de près la carrière de ses trois clients amis leurs avis comptent énormément pour lui dans sa recherche de la perfection ressentie et des résultats qui en découleront. « Jonathan a besoin d’écraser davantage sa joue sur la crosse pour retrouver exactement les mêmes sensations, il s’en faut de quelques millimètres ». « Ok, Philippe, passe dans la semaine, qu’on s’occupe de ça, et n’oublie pas que tu m’as promis un déjeuner au resto ! » ‘Je ne pense qu’à ça, Bastien, il me tarde ». Voila, que dire de plus, si ce n’est que c’est formidable qu’un armurier ne se contente pas de vendre des fusils et des cartouches. Philippe lui avait dit que nous devions passer la journée ensemble, et comme c’est lui qui m’a vendu mon (modeste)  Beretta, il a évidemment demandé comment s’était déroulée ma journée de tir. Après m’avoir assuré que je pouvais difficilement trouver des meilleurs accompagnants sur tous les points, il se montra ravi et plutôt rassuré d’apprendre que pour la première fois depuis deux semaines, j’avais cassé (et bien cassé) beaucoup plus de plateaux que j’en avais manqués.

Ça commence à rentrer, le métier, c’est génial. Dans mon prochain article je vous raconterai une merveilleuse histoire de papa. 

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Avoirrrr un bon copain, c’est ce qu’il y a d’meilleurrr au monde, chantait l’autre…

 

( 26 juin, 2020 )

Le tir en FU, fosse universelle, c’est souvent le début d’une passion dévorante

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Stéphanie Neau, vainqueure de la Coupe d’Europe et de la Coupe du Monde FU 2019 Photos©JIFE

Le site national du ball-trap en pose les règles, apparemment claires et simples….

« La FU est gérée par la Fédération Française de Ball Trap (FFBT) ainsi que par la FITASC.

Cinq postes de tir équidistants de 2,60 m situés à 15 m des lanceurs. Face au poste central (le 3e), un groupe de 5 lanceurs envoie un plateau à chaque passage, le départ du plateau s’effectuant 50 cm plus bas que le niveau des postes de tir. Soit 5 lanceurs dont les trajectoires sont différentes. Un système électronique “pulleuse” assure la répartition entre les tireurs, ce qui fait que tous les tireurs auront tiré exactement les mêmes plateaux, mais dans un ordre différent et inconnu avant le lancement. Les plateaux sont envoyés à des distances variables, 60, 65, 70 ou 75 m. Chaque tireur dispose de 2 cartouches pour casser un plateau. Le tir s’effectue arme épaulée. Il existe des Championnats d’Europe et du Monde. » ©Le site national duBall Trap

Je l’ai exprimé dans mon article précédent, la FU constitue souvent , après le concours de tir à la botte de paille souvent organisé par l’association des chasseurs de la commune, la découverte d’un vrai stand de tir: c’est ici que les choses sérieuses vont commencer et les résultats, encourageants ou catastrophiques, vont donner le départ d’une future « carrière » de tireur…. ou pas. Hélas, à condition de ne pas gêner le tireur voisin et de ne pas se mettre en danger par des attitudes inadéquates et interdites, chacun peut se positionner comme il le sent, tordant son corps, ses bras, son buste dans des positions inconfortables mais surtout nocives et inadaptées à cette discipline. C’est un peu comme un virus qui se propage sans qu’on sache vraiment comment, un tireur qui se croit bon donne un ou des conseils bidons à son fils, sa femme ou son pote, et dès que le débutant se mettra à casser un peu, il va se hâter de transmettre son « savoir », ou plutôt ses « conneries » à ne surtout pas reproduire.

Je vous le garantis, cette méthode, si on peut dire, ne donnera aucun résultat positif, bien au contraire 

Si l’idéal est de faire appel à un moniteur agréé, (s’il existe) ou au gérant du stand , il sera bien plus efficace de regarder un bon tireur en action pendant une série entière, sans le gêner, donc, de loin, et d’observer sa manière de se comporter sur le pas de tir, sur son poste, avant, pendant et après chaque plateau tiré. Il est aisé de constater que la montée du fusil à l’épaule, la position de sa tête, l’amenée de la joue sur la crosse, le sentiment que ce tireur « se sent bien »,  donnent le sentiment que tout est mis en oeuvre pour la réussite du tir. On ne voit pas un mec casser des plateaux à quatre-pattes, ni sur une jambe, ni en tirant à la hanche (sauf rares cas, pour s’amuser), ni en ayant mis 30 secondes à mettre sa crosse en place pour que l’œil, la joue et la crosse soient parfaitement assemblés.  De plus, il ne faut jamais oublier « qu’on tire d’abord avec ses pieds » ! En effet, c’est la position de départ qui va conditionner en grande partie la qualité du tir pour une raison essentiellement physique, c’est qu’un droitier tourne plus facilement vers la gauche, et que pour un gaucher, c’est le contraire. 

Pour éviter de tomber, d’arrêter son mouvement en étant bloqué et de rester derrière le plateau, il faudra donc s’avantager un peu en positionnant ses pieds à 14 h 20, ou 14 h 25 pour un droitier et 10 h moins 20 (ou 25) pour un gaucher. Cette position naturelle devra se reproduire à chaque poste après avoir choisi le meilleur endroit sur le poste de tir pour poser ses pieds. Pour le canon et le positionnement du canon au moment de l’appel du plateau, il y aura aussi des décisions logiques à prendre afin de se voir le moins possible débordé par un plateau, mais vous apprendrez ces « détails d’une importance capitale » au fur et à mesure des séries tirées. Vous verrez, vous comprendrez vite… et bien !

Les pièges de la FU

Je me suis souvent plaint que dans certains clubs tout ne soit pas correctement fait pour que les machines qui lancent les plateaux soient parfaitement réglées (trop rapides, trop longs, trop bas). Lorsque le terrain devant la fosse est plat et parfaitement droit, le réglage de la distance et de la hauteur réglementaires est relativement facile, il suffit d’avoir les appareils tout simples pour les contrôler.

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A Saint-Pierre-du-Palais le terrain est plat, mais la fosse n’est pas si facile

Les ennuis, pour ne pas dire les emmerdements, commencent quand les machines lancent des plateaux dans le vide, car, dans ce cas, mesurer la distance et la hauteur des plateaux est tout simplement impossible. Je ne sais pas si de nouvelles techniques sont apparues durant mes presque 20 ans d’absence sur les pas de tir, mais j’en doute. On disait à l’époque (presque le Moyen-Age) que le machines devaient être démontées et installées sur un sol plat afin de les régler correctement, tu parles Charles ! En rêve, oui ! Les tireurs locaux habitués, comme Yves Tronc, la star de Megève par exemple, sont dans leur jardin, mais les campagnards qui débarquent vont souffrir devant ces plateaux aspirés par le vide. Je crois que le hauteur minimum d’un plateau doit être de 1.5 m à 10 mètres de la fosse, on en est très loin parfois. 

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Avec des plateaux volant dans le vide, ce n’est plus la même mayonnaise

Il y a quelques jours j’ai eu l’occasion d’aller tirer 50 plateaux sur un stand qui n’a pas beaucoup évolué depuis ma « retraite », un petit stand dans la capitale charentaise d’un alcool mondialement réputé. Il est dommage que les grandes marques ne se soient pas regroupées pour construire un beau stand qui attirerait des visiteurs supplémentaires venant du monde entier . Mais revenons à nos moutons: je vis actuellement une véritable galère pour mon retour sur les pas de tir. Je n’en ai pas honte, c’est normal, même si mon ego en prend un sacré coup, mais bon, c’est mon problème. Ce que je veux dire pour continuer mes explications, c’est que sur la fosse du haut, devant le club house, le tir est normal pour une FU, le terrain étant assez plat et vert. je le répète, je tire comme une pompe à vélo et le 18/25 réalisé m’apparut comme une espèce de miracle dans cette période de renaissance. Avant de partir retrouver Marie Meunier pour une séance de travail, je décidai de tirer sur la fosse du bas, si « j’aurais su, j’avais pas dû ». La voila la fameuse fosse dans le vide, et là, allô maman bobo, j’ai dû me taper un 11 ou un 12 (quand on aime, on ne compte pas) sous le regard goguenard des stars locales (21/25 maxi je crois), un score plus que normal pour moi qui ne suis pas dedans du tout et moins encore sur des fosses et des trajectoires intirables. Il est possible que le tir à la FU ait été rendu bien plus difficile qu’il y a 30 ans, mais j’en doute. 

Sur cette question sans réponse, je vais vous quitter et réfléchir à mon prochain article qui traitera de…… je sais pas encore, désolé ! Salut les champions !

 

( 25 juin, 2020 )

Tous les chemins mènent vers un stand de ball-trap

 

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Oui, le ball-trap est aussi une affaire de femmes, et Marine (la nôtre) est bonne conseillère . Guillaume Tell, oups, Gay, veille au grain et aux inscriptions

Quelques vérités et constatations d’ordre général sur les tout-débuts du grand frisson

Tout commence, en général, lorsque le papa emmène son fils ou sa fille à la chasse, ou, encore plus efficace, quand celui-ci initie ses enfants au ball-trap. Comme il est facile de le constater, c’est le cas dans toutes les activités sportives, plus on commence jeune, plus on a de chance de devenir un tout bon, à condition de ne pas oublier le « travail » et l’entraînement, le don seul ne suffit pas pour durer. Quand on prend en main une carabine à plomb ou un fusil léger dans le jardin du papa ou du papy (n’est-ce pas, Jonathan Dupin ?) pour tirer ce qu’on trouve, le cerveau enregistre et transforme l’acquis de l’enfance en inné du présent et du futur, ou lycée de Versailles, comme disait l’autre. A condition que le pater, au fur et à mesure de l’évolution de sa progéniture, lui laisse un peu d’air, ne devienne pas une espèce de tyran pour la voir réussir ce qu’il a manqué dans sa vie de tireur, tout sera envisageable.

A un certain moment, et ça de nombreux parents ne le comprennent pas et il est possible d’en voir les effets néfastes dans un sport comme le tennis (où un médecin peut quitter sa carrière pour « entraîner » sa fille sans savoir tenir une raquette, oui, oui, ça existe), il faut savoir s’entourer de vrais initiateurs confirmés. Ceux-ci sauront rectifier ce qui peut et doit l’être, sans toucher aux qualités naturelles de l’élève et en sachant respecter son évolution physique, mentale… et parfois amoureuse à l’adolescence. 

Quand on commence par la chasse à un âge déjà un peu avancé (trop ?) qui ouvre la voie vers l’obtention du permis, l’envie de tirer davantage prend rapidement le dessus sur le tir de cocottes lâchées la veille, et l’armurier de la famille aura tous les arguments pour inciter le jeune, ou le vieux à se lancer: « venez tirer des plateaux, ça ne peut que vous aider à progresser, il n’y a pas de saison au ball-trap, ou à peine, le fusil que tu as hérité de ton grand-père ne te va pas du tout, accroche-le au mur du salon en souvenir de lui, cette arme n’est pas destinée à tirer beaucoup, elle te blesse la joue et l’épaule, ton papy mesurait 1.85, tu m’étonnes que la crosse soit trop longue pour ton avec tes 1m.70! »  Tout ça est bien réel, ce n’est pas du blabla de vendeur.

Ok, je me lance mais par quoi dois-je commencer ?

Un des chemins les plus courants est le tir « à la botte de paille ». Souvent organisés (et souvent très sérieusement) par des associations sportives ou des sociétés de chasse pour mettre un peu de beurre dans la caisse dans les épinards du club, ces concours constituent un excellent moyen de se familiariser avec la discipline, le respect de la sécurité, la possibilité de tirer des séries de 10, 15 ou 25 plateaux en fonction du lot à remporter, et de la capacité de chacun. Au tout début, rien n’est simple, bien qu’il n’y ait qu’un seul lanceur, un robot lanceur de plateaux aux trajectoires aléatoires, que l’on appelle en étant épaulé pour gagner du temps;  et il peut y avoir un vrai découragement si le résultat s’avère catastrophique, on entend alors « c’est un jeu à la con, ça va trop vite, je comprends rien, etc ». Le divorce est immédiat, « je retourne à la pêche », c’est moins cher. Oui, mais pour un certain nombre de mecs qui aiment, comme moi, sortir de leur zone de confort (expression très à la mode en 2020), le virus est entré, par on se sait par quelle porte, mais il est là, et pour un moment…. J’en sais quelque chose !

Après la baluche, l’arrivée au stand de ball-trap des « grands »

Après le tir de quelques dizaines de planches avec plus ou moins de réussite, il est temps, souvent sur les conseils des organisateurs, d’aller voir chez les grands ce qu’il s’y passe, et ceux-ci connaissent à coup sûr l’adresse d’un stand tout proche, d’un bon armurier, qui devrait leur permettre « d’amortir » l’achat de la licence de la FFBT, qui est, je le rappelle, obligatoire pour « tous » les concours de ball-trap ». Donc, généralement, on attaque par la fosse universelle, avec 5 appareils enterrés sous une dalle: on va devoir tirer 25 plateaux sur 5 postes en changeant de poste à chaque fois, on va tirer les 5 trajectoires à chacun des postes, sans jamais savoir laquelle, c’est pas facile, c’est long et on peut devenir fou (je peux en parler sans crainte, mon retour sur les stands après 15 ou 20 ans de sommeil et de galères s’avérant très douloureux et démoralisant; il paraît que le tir, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas, mon œil !). Par contre c’est la première occasion de savoir si son fusil est bien en conformité avec son physique, s’il n’est pas un ennemi plutôt qu’un simple outil destiné à broyer du plateau. 

La FU ou fosse universelle grâce à une « technique de base » vitale, apporte rigueur et régularité

En venant du ballot de paille il faut parfois avoir le courage d’écouter « ceux qui savent », quitte à tout changer et à oublier le plus vite possible les mauvaises habitudes, un mauvais épaulement, une mauvaise position des pieds (oui, on tire tout d’abord avec ses pieds…).

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A mesure de l’évolution personnelle on comprend, parfois longtemps après ses débuts, que le but ultime du grand tireur de ball-trap n’est pas de casser et broyer des plateaux, mais… de ne pas en manquer, ou un minimum. C’est là que se situe la différence entre un bon tireur local, qui gagne une entrecôte lors du ball-trap du CTD, le Cercle de Tir Dyonisien, mon club de la région Aquitaine, et un Grand Tireur national ou international (j’en connais plein, ce sont de vraies bêtes de tir). Les résultats du dimanche à la baluche prennent vite un autre tournure, le tir de 25 plateaux se révélant souvent indigestes, et alors là, un choix s’impose : « J’arrête ou j’insiste » ? »

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Mes copains du CTD Jean-Claude Lafaye et Maurice Tillard ne m’ont pas attendu pendant ma si longue absence, les vaches….

Pour le moment c’est la première option que je vais prendre avant de poster un nouvel article qui me permettra, outre le fait de vous faire partager ma petite expérience, de tout reprendre au début pour essayer de me souvenir de ma vie de tireur, heureusement pas la seule, je n’aurais rien eu à bouffer….

( 24 juin, 2020 )

Qui c’est le (petit) patron, non mais ? Peut-on tirer dans toutes les disciplines ?

 

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C’est avec un grand plaisir que je vois la courbe de vos visites monter, monter, depuis mon premier article sur le ball-trap, il y a seulement quelques jours. Mon but n’est toujours pas de « me la péter » d’une manière ou d’une autre, mais simplement d’essayer d’aider les nouveaux licenciés, mais aussi ceux qui ont de la bouteille: ils sont nombreux à croire qu’ils n’ont pas besoin de conseils (désintéressés) , qu’ils sont meilleurs tireur que moi. Ils ont raison pour la plupart mais il ne faut pas oublier que rien n’est taillé dans le marbre, que progresser ou régresser font partie de la vie.

Comme je ne connais pas de meilleure expérience que la mienne, je ne peux partager que ce que je connais bien et il me semble que je peux me le permettre; en effet si le palmarès de ma carrière de tireur n’atteint aucun sommet, juste quelques petites collines, j’ai au moins essayé, j’y ai laissé des plumes, mais pas que, des illusions, parfois versé des larmes de joie ou de rage et le résumé de mes résultats obtenus pendant ces longues et coûteuses années de compétition vont le démontrer. Il est bien évident que vous allez penser qu’il n’y a pas de quoi se br….. devant ces classements du bon petit tireur départemental que j’étais. Ils démontrent seulement qu’il est possible, à condition de se lancer dans l’inconnu et de s’en donner les moyens, d’acquérir une petite expérience et de se voir un peu reconnu dans ce sport où l’humilité doit être la règle (notez-le dans un coin de votre cerveau…).

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Palmarès au Parcours de chasse, de mémoire incomplète et en toute modestie de tireur régional moyen.

1ère médaille bronze 3e série ligue en 79, quelques autres médailles ont suivi. Entrée au Club France en 1982 à la 3e sélection d’Alençon, après Villeneuve-sur-Lot, je crois, et …. 7 fois 2e scratch aux Ligue grrrrr, put…. de Yannick, le meilleur tireur de grives au cul levé sur l’île de Ré, ce qui lui évitait de gaspiller des cartouches à l’entraînement ! Plusieurs médailles d’or en équipe de club avec BTC Saint-Pierre

Club France PC en 1990 avec Cassis, Bergerac (5e) et La Cerisaille. C’est la même année que 15 jours après ma 5e place à la 2e sélection de Bergerac de PC, je terminais premier ex-aequo avec André Petit-Roche à Gonesse sur le score de 192/200 en FU, (mon ultime plafond de verre, jamais égalé, 95 + 97, et devant 200 tireurs. Ceci  a bien embêté les sélectionneurs pour l’Europe FU dans la foulée, à Villamoura ; j’y ai à peu près amorti les frais engagés par la FFBT en terminant 5e de La coupe du Monde FU avec 3 compétitions : Monde à Lonato (182, Italie) (à mes frais), Europe (177) à Villamoura (Faro Portugal) et Grand Prix Fitasc d’Olivenza (175) par plus de 50 ° à l’ombre) en Espagne, aux frais de la princesse. En tant d’années de tir, on peut dire que je n’ai pas abusé des sous de la FFBT, ayant tellement cotisé……

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Voila, il faut savoir reconnaître sa médiocrité et je le fais sans honte ni douleur excessive. On est bien loin de nos champions du passé ou actuels mais il faut malgré tout préciser que pour la plupart, ceux-ci sont propriétaires ou gérants de clubs de ball-trap, ce qui constitue depuis toujours un avantage considérable par rapport à celui qui en chie toute la semaine et qui tire, le dimanche, pour se faire plaisir, enfin, en principe, car on perd plus souvent qu’on ne gagne, comme au golf où des milliardaires de ce sport n’ont jamais remporté un tournoi de Grand Chelem, ni même un tournoi parfois.

Les stars du CS, du PC, de la FU et du DTL (…) sont choyées, couvées par les grandes marques (souvent italiennes) de fusil et de cartouches. Le tir leur rapporte beaucoup d’argent, les fait vivre comme des princes.  (NOTE JF: ne pas oublier de cotiser à une future retraite, les avantages en nature n’ont qu’une courte durée de vie , les cas douloureux d’après carrière ne sont pas rares…) J’adore une expression qui peut servir de base à toute évolution, et en particulier aux tireurs : « Plus la montée est rapide, plus la chute est brutale ! » Ne jamais oublier cette évidence. J’y reviendrai lorsque j’aborderai les différentes disciplines du ball-trap enfin celles concernées par la FFBT. Je dirai quelques mots sur les disciplines  que gère la FFT (la France d’en Haut ?) qui sont olympiques car, selon mon avis, bien mieux et uniformément réglementées dans tous les pays du Monde. 

Pour le moment, c’est l’heure de mon fromage blanc à 3% de matières grasses, un fruit, 3 cuillères à soupe de musli, 120 cl de lait écrémé, et d’un petit café. Elle est pas belle, la vie ? Alors, la suite au prochain article, ok ?

 

 

 

( 23 juin, 2020 )

Ball-Trap: L’éternelle question du choix de la discipline et de son arme

 

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Il est (en principe) plus facile pour un chasseur de s’offrir ou se faire offrir un fusil pour « nourrir » sa petite famille en gibier sauvage (…) que de choisir le « bon fusil » pour pratiquer le ball-trap. Il y a tellement de choix selon son prix (le premier problème), la marque, les conseils des copains, les visites sur le Net, la pub des fabricants et des armuriers, les salons chasse-pêche, sans oublier la mode avec l’incontournable :« C’est ça qu’il te faut, c’est le meilleur ! » Comme pour choisir une femme, ou un homme, tout est question de réflexion, de goût et je dirais même, sans chercher à choquer… de moyens. Qui pourrait espérer partager la vie d’une star de cinéma ou rouler en Porsche en gagnant un peu plus de 1000 balles par mois ? Personne, bien sûr. C’est pourtant, depuis des décennies, la question que ne se posent pas un grand nombre de tireurs, prêts à laisser un morceau de leur chemise, et une bonne part des revenus du ménage pour leur passion.

C’est pas l’homme qui prend la mer, comme c’est pas le fusil qui fait le tireur

L’éternelle question « Pourquoi pas moi ? «  fait partie de toutes les récriminations de chacun d’entre nous, et c’est particulièrement vrai pour le choix des armes. Un fusil, s’il représente un achat important, bien plus qu’un frigo, qu’un nouveau canapé pour la maison, ou qu’une télé HD, n’a pas la même influence sur la vie courante que l’achat d’une voiture, d’un appartement ou une nouvelle bagnole  (surtout électrique, une vraie folie). Un fusil fait partie de ces achats importants, mais pas vitaux, dans le sens où il n’est qu’un simple outil permettant une activité spécifique, ni plus, ni moins. Ce n’est pas une oeuvre d’art, sauf pour les tireurs très aisés qui peuvent se faire faire une arme sur mesure, en choisissant ses bois, son canon, sa crosse. Et à ce sujet, j’ai un avis, c’est qu’avec un fusil très cher et les cartouches les plus chères du marché, les bulles sont encore plus douloureuses et sources de moquerie. Avec mon expérience d’un passé pas si lointain, il faut l’assurer, son arme de quasi-collection sur le pas de tir ! Autant tout le monde se fout que vous fassiez des bulles avec un semi-automatique à part le fait qu’on emmerde tout le monde en éjectant les douilles n’importe où, autant les « copains » vont se régaler de vous voir manquer des plateaux avec un fusil aux gravures d’argent ou d’or, et au bois de tableau de bord d’une Rolls-Royce.

Les « vraies » questions à se poser et les réponses à y apporter

Pour moi, c’est assez simple, au moins dans la chronologie de la pratique du tir sportif avec une arme de catégorie C : « arme d’épaule avec un coup par canon ».

1/ Il faut savoir plusieurs choses avant de se lancer et de faire un choix: en premier lieu, observer discrètement, sans poser trop de questions, car alors c’est parti pour 10 minutes du bla-bla je’m la pète, ce que les tireurs utilisent.

2/ Aller voir un armurier, un vrai, pour voir et éventuellement prendre en main un des fusils de la marque presque choisie, ce premier contact est très important, car il faut déjà savoir que ce premier fusil ne sera sûrement pas le dernier, comme jadis on gardait toute sa vie le vieux juxtaposé du papy, comme un trésor. Il ne s’agit pas ici « d’obsolescence programmée » (quoique…) mais de changement d’humeur dans les années ou les mois qui suivront cet achat. Un point primordial, selon moi, est d’éviter de se lancer tout de suite dans l’achat d’un fusil neuf pour le tester et se tester. Par définition, un fusil neuf est … neuf, et dès qu’il aura tiré une cartouche, il ne le sera plus, off course ! Donc pas question de l’essayer, ce qui s’avère possible avec une occase si l’armurier vous le propose, ce que je recommande fortement.

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Mon père disait toujours qu’il ne faut pas dépenser plus d’argent qu’on en gagne, je l’ai écouté. C’est un Beretta Sporting 692 d’occase (bonne occase)

 

3/ Passons sur la mise en conformité, condition sine qua none pour une éventuelle réussite, et là, seul un bon armurier metteur au point fera le nécessaire mais indispensable. Un fusil, ne n’est pas une canne à pêche qu’il suffit de choisir dans la rayon « pêche à la carpe ou au carnassier ».

4/ Quelle discipline vais-je choisi, la fosse, le parcours de chasse, le DTL, le Compak Sporting, est-ce que je veux chasser avec mon fusil de trap ? Voila les emmerdements qui commencent car si vous écoutez radio-Stand les « grands tireurs du dimanche » vont vous certifier qu’un bon fusil va vous permettre de tirer à tout et partout, c’est faux ! Bien sûr, comme une voiture qui doit pouvoir rouler aussi bien sur la route sèche, que sur la neige (…), lentement, vite, en plaine, en montagne, sur autoroute ou sur départementale avec du vent ou sous la pluie, il est possible de tirer à tout avec son arme. Mais pour ce qui est de la qualité du tir et de la recherche de la performance (qui prend du temps) ce n’est que le bon (pour ne pas dire excellent) tireur qui saura s’en sortir honorablement, ou mieux, dans plusieurs disciplines avec un seul fusil (souvent pour s’amuser donc sans risque d’échec). Deux disciplines seulement peuvent être envisagées avec la même armes aux mêmes réglages, le PC et le CS, ce qui inclue également la chasse si on a choisi une arme maniable et pas trop pénible à trimbaler dans les sous-bois. 

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A la fosse on a presque le temps de se recoiffer (non, j’déconne) 

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Pascal et Manu Ivres se tirent la bourre (…) au stand de Sore dans les Landes

Au Compak Sporting, il faut savoir « tout » bien faire

5/ Est-il possible de réussir le périlleux voyage fosse-parcours ou parcours (chasse)-fosse ? Je dirais sans hésitation qu’un spécialiste de la fosse universelle aura beaucoup de mal à « bien » tirer au PC ou au CS, d’autant plus que, le plus souvent,  l’initiation s’est faite à la botte de paille. A la fosse, le tireur doit atteindre un niveau de machine à casser qui oublie tout, qui ne se laisse pas perturber par une mouche qui pète ou un « copain » qui tousse… Dans les autres disciplines, même si on a, apparemment, l’avantage de connaître plus ou moins la trajectoire du plateau, les décisions à prendre avant de lâcher son coup de fusil, pendant et même après, sont bien plus nombreuses et techniques. Les chasseurs sont en général beaucoup plus efficaces pour un tir instinctif sur un gibier qui les surprend que pour le tir de beaux oiseaux en battue qui nécessite un long apprentissage et une bonne technique. Mais surtout, celui qui se pense, à tort ou à raison, excellent tireur de fosse ne s’aventure pas à faire de la compète au PC, ce qui l’éloignerait bien trop de sa zone de confort.

J’ai justement ce qui a pu me poser des problèmes dans le passé, car on ne peut pas être bon partout quand on est un bon petit tireur au niveau régional. Mais ceci est une autre histoire que j’aborderai dans un prochain article, j’ai une crampe aux doigts….. salut les amis tireurs. 

( 22 juin, 2020 )

Le ball-trap, comment naît une véritable passion ?

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Voilà, cela fait une semaine pile poil que j’aie repris ma licence de Ball-Trap 2020, la dernière datant de 15 années, en 2005.… oh, putain, déjà ! Je savais bien, connaissant la musique, que mon retour sur les pas de tir serait une véritable galère, conscient du fait qu’il est difficile d’être et avoir été; cette constatation ne concerne pas que le tir proprement dit, mais aussi les années prises dans le dentier, le corps tout entier, les réflexes, la souplesse, la qualité de la vue, la force dans les bras et les épaules, et l’envie de tout bouffer. 

Comment le virus peut-il toucher n’importe qui ? 

 D’abord, dans une autre vie, de 1979 à 2005, j’ai utilisé plusieurs fusils, en fonction de mes moyens, de mes envies, des armes disponibles chez Demay et Diet à Saint-Pierre, et parfois de la mode ou d’une crise de folie dépensière. Ne voulant pas m’ennuyer le dimanche, au grand dam de ma Chantal et de mes filles Anna et Sara, lorsqu’elles ne voulaient pas me suivre pour la journée, j’ai tâté de toutes les disciplines commençant comme tout le monde à la botte de paille. La suite logique fut la FU, fosse universelle (il n’y en avait qu’une à l’époque dans mon club, avec une vieille baraque en planche qui nous servait de club-house … et d’abris. J’ai donc débuté avec un Miroku, écoutant mon copain Jean-Jacques, déjà un pro de la baluche qui gagnait son lot d’entrecôtes sous mon nez. Dans ma tête, je me disais que ce serait mon tour, un jour. Entre potes, nous tirions parfois au parcours de chasse (…) enfin, disons que nous tirions ailleurs que depuis les pas de tir de la FU pour faire simple.  C’est lors de ma première compétition, le championnat de ligue PC organisé chez nous, que je remportais ma première médaille, celle que l’on n’oublie jamais, comme son premier baiser, le bronze en troisième série. C’était foutu, le virus était en moi. 

Ce résultat inespéré pour moi qui n’avait jamais tenu un fusil avant l’âge de 27 ans (hélas…) sauf à l’armée à Landau en Allemagne, et qui n’avait connu que le tennis avec mon pater et les sports co, rugby et foot plus tard, fit l’effet d’un taser dans mon cerveau, c’est ça que je voulais faire ! Je n’ai donc pas hésité, malgré les railleries des autres membres du club, certains étant jaloux du train de vie qu’ils imaginaient chez moi, à me lancer dans le grand monde, celui des sélections PC et des championnats de France. , chaque stand me faisait découvrir de nouvelles installations, de nouveaux plateaux, les rabbits, les battues, les minis, les bourdons, les tours. Mes retours à la maison furent de vraies galères pour Gérard Demay lorsque je lui disais que le stand devait évoluer, qu’il fallait investir, construire un vrai club house pour ne pas passer pour les ploucs de l’extrême club au sud de la ligue Poitou-Charente , au nord, c’est Poitiers…

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Et cela s’est fait petit à petit, gentiment, nous avons fait ce qu’il fallait, les Demay et moi avec le soutien actif de plusieurs membres du club, pour changer de dimension. La chance nous a souri, une année, ou pendant quelques semaines la neige persistante avait entraîné la fermeture de la chasse. C’est ainsi que durant quelques samedis et dimanches, nous nous sommes attelés à la construction d’un vrai club house avec une immense cheminée-barbecue central, pour le chauffage et les repas au stand. Nous avons par la suite écumé les ventes aux enchères du lundi pour meubler, j’ai donné des meubles de salon. Pour le tir, mes voyages sportifs aux quatre coins de la France m’ont donné des idées souvent partagées avec Gérard Demay et Robert Diet, et prudemment mais sûrement, les investissements de matériel d’occasion la plupart du temps ont permis au BTC Saint Pierre de se voir reconnu à sa juste valeur. Il est vrai que lorsque les tireurs des alentours, habitués pour la plupart à ne tirer que des « cocottes » dans leur club et à faire des 23, 24 ou 25, se tapaient un 13, un 14 ou parfois moins à la tour de 27 mètres ou à la plaine souvent immangeable, j’en ai pris pour mon grade, je n’étais qu’un « gros con » (je les cite de mémoire…) et ils ne remettraient plus jamais les pieds ici, na ! Ils sont revenus, et ils ont bien fait, car j’ai toujours dit, sachant un peu de quoi je parlais, que quand on casse des plateaux à Saint-Pierre, on peut casser partout. Je n’avais et je n’ai toujours pas tort. Cela m’a bien servi plus tard à Europesa avec les Demay, à la palombe.

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Orgueil mal placé ou besoin d’apprendre et de progresser ?

Dans mon prochain article, je raconterai à ceux qui prennent « un peu » de plaisir à me lire, comment on en vient à essayer de nouvelles disciplines, à changer d’arme, et je tenterai surtout d’aider les tireurs à progresser, en évitant les nombreuses erreurs que j’aie pu faire, leur faisant gagner, si possible du temps et de l’argent. Alors, à bientôt, c’est le matin vers 5 heures que je suis le plus en forme, comme ce fut le cas durant toute ma vie, et dans … tous les domaines ! 

( 21 juin, 2020 )

Après radio-bistrot, radio-stand de tir n’est pas mal non plus dans le genre !

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Et si nous cessions de dire des conneries ?

Nous connaissons tous les brèves de comptoir, ces citations anonymes du Français moyen, dites sur un ton péremptoire, professoral, scientifique ou…. alcoolisé, qui ont pour seul but d’amuser et épater la galerie (pas toujours d’art…). Pour le foot on sait que nous sommes 67 millions de sélectionneurs, en politique, chacun a sa propre (…) « star » (souvent les plus grandes gueules d’opposition), mais sur les stands de ball-trap on peut entendre tellement de conneries sur la pratique du tir qu’il faut savoir mettre son casque et s’éloigner un peu des groupes pour se forger sa propre opinion.

 La formation et l’apprentissage a la technique de base sont délaissées

Si on a son permis de conduire, c’est bien parce qu’un moniteur nous a enseigné les règles fondamentales, quand on apprend à faire du vélo, il faut bien que papa tienne la selle quand on enlève, pour la première fois, les petites roues qui sauvent, quand on apprend à nager il est assez important que le moniteur vous mette la main sous le ventre et vous guide avec sa perche du bord de la piscine (pour ne pas … se mouiller, ha, ha), l’apprentissage de l’amour est plus efficace avec une professionnelle ou semi-professionnelle, au moins avec une partenaire expérimentée, aussi nommée « couguar », qu’avec sa petite amie où la maladresse des deux amoureux peut laisser de graves séquelles pour la vie. 

C’est exactement ce qui se passe au ball-trap ou à la chasse, où il ne suffit pas de passer chez son armurier et de prendre licence ou permis pour détenir la vérité et devenir le champion qu’on est certain d’être déjà. Malheureusement, l’ignorance fait, là aussi, des ravages et des ravages qui ont la vie dure. Tant qu’on n’a pas essayé de comprendre, on ne sait rien, et c’est bien normal, nous ne sommes pas des génies.

En allant faire contrôler ma santé et faire signer ma licence par mon ami médecin Pierre C….., j’ai pu mettre le doigt sur l’ignorance d’un amoureux de la voile par rapport à un tireur de ball-trap. Il connaît les manœuvres à effectuer et tous les détails à régler pour prendre le bon vent, mais il ignorait qu’un fusil devait être mis en conformité pour chaque tireur. Il pensait : « T’achètes un fusil et tu pars à la chasse, quoi, c’est pas difficile » ! « Mais oui docteur, c’est ça », ai-je répondu, « Tu mesures 1.85 ou 90 je sais pas, et moi, 1.76, comment veux-tu, avec la longueur de tes bras qu’il n’y ait pas quelque chose à faire sur ton arme ?  » Imagine que je te pique ton bateau (je sais où il est amarré, hé, hé) , que je détache le bout et que j’essaye de prendre la mer (ou le lac) sans rien savoir du maniement d’un voilier, crois-tu que je puisse quitter le port ? «   Mon explication a commencé à lui ouvrir les yeux, ce que beaucoup de tireurs ne font pas, hélas. 

L’armurier ne peut pas tout faire

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Stéphane Tillard, Yannick Vironneau (Club de Saint-Médard/ Saint-Pierre) , David Autier, des copains de Cercle de tir Dyonisien

La chasse et le tir doivent suivre deux règles fondamentales: la sécurité pour les autres et pour soi-même, et l’humilité. Si la première est à peu près bien assimilée, ce n’est pas le cas de la seconde, l’humilité n’ayant jamais été la qualité première du Français en général et du tireur en particulier. Mais il ne faut jamais oublier qu’il devrait être interdit (…) de donner des conseils à la con au moindre tireur qui débute ou qui rame si on ne sait pas de quoi on parle. « Mon fusil est le meilleur sur le marché, mes cartouches n’ont pas d’équivalent, faut pointer son canon là, faut voir de la bande, faut tirer ras-de-bande, les meilleurs chocs sont demi et plein, faut attaquer à la cabane, ton fusil ne te va pas, il est mal réglé, t’est devant, t’es dessus, t’es derrière, t’es dessous. Putain, que c’est saoulant ! Mon ami Yannick Vironneau un formidable tireur de parcours de chasse et de Compak Sporting depuis plus de 30 ans avec lequel je discutai à la fin de la journée à Saint-Pierre -du-Palais (un des rares stands des alentours à permettre de tâter à toutes les disciplines, FU, PC, CS, et à progresser) m’avouait : « Quand je tire, que je manque un plateau et qu’un pinpin derrière moi me dit :’T'es derrière, je lui réponds que s’il est capable de me dire pourquoi j’étais en retard sur mon plateau, mauvaise attaque, mauvais jugement de trajectoire, mal épaulé, mauvaise position des pieds, etc., ok, je veux bien t’entendre, sinon, tu fermes ta gueule, d’accord ? » 

Tous les tireurs croient détenir la vérité

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Les deux stars du coin, Guillaume et Alexandre Gay

La seule vérité, c’est d’avoir acquis ce qu’on appelle la « technique de base », et ça, ça s’apprend avec ceux qui savent, pas avec les dizaines de « maîtres-tireurs-bidons sans diplôme » qui hantent les stands de tir. Avant de cesser de tirer en 2005, j’avais passé et obtenu mon Brevet d’Etat d’éducation Sportive option Tir au Creps de Talence ( j’y étais le plus vieil élève et même plus âgé que le doyen, ha, ha). Pour donner une idée de l’infinie connerie de certains, j’ai une petite anecdote qui m’a bien pourri la vie à cette époque. J’avais un peu pris en main un mec de Saint-Denis nul au ball-trap qui faisait tout à l’envers, et qui surtout, n’en faisait qu’à sa tête. Y’avait du boulot, mais petit à petit, ses complexes ont assez vite disparu, la technique de base ayant fait son oeuvre, il se mit à réaliser de bons scores de tireur départemental moyen. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Et bien, il cessa de me parler, car entre temps j’avais mis le pied sur le frein au niveau du tir, et comme il tirait « bien mieux que moi », il ne pouvait pas avouer ce qu’il me devait. Je reviendrai dans un prochain article sur les sensations d’une première semaine de reprise, après 15 années en sommeil forcé.  

( 20 juin, 2020 )

Ball-Trap: après 15 ans d’arrêt, la reprise s’avère délicate… et douloureuse

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Coucou me revoilà, non, je ne suis pas (encore) mort. 

J’ai tenu à commencer cette nouvelle rubrique par une photo sur laquelle j’ai l’air serein et heureux, ça, c’est fait. Maintenant, les ennuis commencent, car après avoir pris ma dernière licence de ball-trap en … 2005, le virus (l’autre, pas la Covid 19) du tir au fusil s’est à nouveau emparé de mon corps et surtout de mon mental. 

C’est à Ychoux que tout a (re)commencé en 2019, lorsque je suis allé encourager mon amie Stéphanie Neau au Championnat du Monde qui s’est déroulé à Ychoux dans les Landes (lire un précédent article).

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Elle allait y remporter une belle médaille et le titre tant envié de vainqueure de la Coupe du Monde 2019 de Fosse Universelle après celle d’Europe un peu plus tôt dans la saison. Quel bonheur de la regarder broyer ses plateaux, sans aide extérieure, sans esbroufe et avec tant de modestie, un pur régal ! Pour la première fois depuis 15 longues années (assez délicates sur un plan personnel et financier), je retrouvai l’odeur de la poudre brûlée que j’aime tant, et l’ambiance de la compétition qui m’a tant manquée. 

Les voyages étant impossibles, la reprise du tir  est un excellent palliatif 

Comprenant que pour 2020, c’est foutu en projet de voyage, j’avais heureusement un peu anticipé en passant deux mois merveilleux à Pattaya en Thaïlande,

Y Yooe_09 ThaÏ 18-12-19_03 Suzuki 125cc3 SPC512-13_04 Sara et Jacques mardi_03 Siam Golf-1 Point de vue_10 Point de vue_07 Noël Joli bleu ciel Naklua market_29 IMG_20200121_173206 Hard Rock Festival soir_19 Buakhao Market_20 Bang Saray Beach_49 Soins Siam Golf-1_03 Gare des bus_15 ThaÏ 18-12-19_11

je me demandai ce que j’allais bien pouvoir faire de ma nouvelle carcasse amaigrie, afin de ne pas trop sentir le renfermé en tournant en rond dans ma caverne. Le superbe mois de mai et quelques heures au bord de la piscine m’ont aidé à retrouver le bronzage « durement » acquis au Pays du sourire, et donc, un beau matin, je me décidai à chercher un fusil en fonction de mes moyens. Je ne suis pas né de la dernière bulle et je sais bien que le prix ou la mode ne font pas le bon tireur, et c’est même le contraire qui se produit le plus souvent. Et j’ai trouvé ce que je recherchais toujours grâce à ma Stéphanie dont j’ai suivi les conseils plus qu’avisés, ne voulant surtout pas couper le lieu quasiment paternel que j’ai noué il y a si longtemps avec elle. J’ai donc retrouvé la marque de mes premières amours, Beretta, une des deux entreprises italiennes, avec Perazzi (hors de prix de nos jours pour un retraité) avec lesquelles j’avais eu le chance de me faire fabriquer deux fusils sur mesure du temps où je cassais… un peu, à la FU, la FO, Le SO et le PC, rien que ça ! Chez Beretta à Gardone Val Trompia, j’avais eu le bonheur d’y aller avec ma Chantal, (décédée en 1996  le jour de ses 45 ans) la maman de mes filles Anna et Sara . En bon Italien, notre hôte avait particulièrement apprécié la belle chevelure brune, et les grands yeux noirs de ma femme, mais peut-être était-ce seulement le sens de l’hospitalité et la courtoisie… Un sacré bon souvenir, en tout cas.

Le Ball-trap 3.0

Tout ça, c’était avant, car le tir a changé d’ère pour entrer dans un autre siècle. Car la modernité et la course au profit ont gagné du terrain, le prix des armes s’est multiplié par 2, 3 ou davantage, le prix des cartouches par deux ou presque et la liste des stands français s’est transformée. De nombreux clubs ont disparu, par la faute de riverains qui après avoir acheté un morceau de terrain pas cher à cause de la proximité d’un stand de tir, se sont regroupés en asso de défense (d’interdiction) pour en exiger la fermeture totale ou partielle . Il s’est produit la même chose en zones inondables. Un de mes stands préférés, si ce n’est « le », est dans ce cas, le BTC Chatelaillon en Charente-Maritime, une usine à champions, alors que sous l’impulsion de maire Léonard, la notoriété de la ville avait grandement dépassé les frontières. Quand ce ne sont pas les riverains, ce sont parfois les éleveurs de moutons qui « rassemblent » leurs troupes (et leur troupeau) pour empêcher de beaux projets sportifs de voir le jour. La France quoi, comme dab !

Les Landes, son sable et ses pins, terre d’accueil

Ces considérations ont constitué du pain béni pour le département des Landes où les nouveaux clubs ont largement profité des immenses étendus sans la moindre habitation. Avec de l’envie, et certainement beaucoup d’argent, ce ne sont pas des cèpes qui ont poussé dans le sable, ni des asperges, mais des installations exceptionnelles pour les tireurs passionnés. Après Ychoux pour la fosse, j’ai découvert le stand de Sore et je dois affirmer que le choc fut assez « violent ». Après avoir découvert des stands merveilleux de modernité à , pour n’en citer que quelques uns, j’ai eu la sensation d’entrer dans une nouvelle ère, celle du Compak Sporting. Les règles du jeu de cette discipline (la seule dans laquelle je n’ai jamais remporté la moindre médaille, car j’ai arrêté de tirer au tout début du CS), permettent de passer des centaines de tireurs aussi bien en compète qu’à l’entraînement, une aubaine pour les investisseurs. Chacun y trouve dons son compte, en perdant un peu de convivialité et aussi…. de tendresse.  Il faut se battre pour survivre, quant à gagner sa vie avec le Ball-Trap, faut oublier pour 99 % des tireurs….

Dans un prochain post, je raconterai les conditions de ma reprise, mes doutes, et je ferai un petit commentaire(aïe)  sur les stands visités.. et parfois testés. 

A venir donc,  les stands: Saint Pierre du Palais (17), Sore (40), Cognac (16). Une rencontre: 2 heures de travail avec Marie Meunier véritable passionnée et mémoire photographique de la Ligue Poitou Charente et au -delà.  Les sensations  du retour au tir sportif… si ça bouge !

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