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( 24 juin, 2020 )

Qui c’est le (petit) patron, non mais ? Peut-on tirer dans toutes les disciplines ?

 

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C’est avec un grand plaisir que je vois la courbe de vos visites monter, monter, depuis mon premier article sur le ball-trap, il y a seulement quelques jours. Mon but n’est toujours pas de « me la péter » d’une manière ou d’une autre, mais simplement d’essayer d’aider les nouveaux licenciés, mais aussi ceux qui ont de la bouteille: ils sont nombreux à croire qu’ils n’ont pas besoin de conseils (désintéressés) , qu’ils sont meilleurs tireur que moi. Ils ont raison pour la plupart mais il ne faut pas oublier que rien n’est taillé dans le marbre, que progresser ou régresser font partie de la vie.

Comme je ne connais pas de meilleure expérience que la mienne, je ne peux partager que ce que je connais bien et il me semble que je peux me le permettre; en effet si le palmarès de ma carrière de tireur n’atteint aucun sommet, juste quelques petites collines, j’ai au moins essayé, j’y ai laissé des plumes, mais pas que, des illusions, parfois versé des larmes de joie ou de rage et le résumé de mes résultats obtenus pendant ces longues et coûteuses années de compétition vont le démontrer. Il est bien évident que vous allez penser qu’il n’y a pas de quoi se br….. devant ces classements du bon petit tireur départemental que j’étais. Ils démontrent seulement qu’il est possible, à condition de se lancer dans l’inconnu et de s’en donner les moyens, d’acquérir une petite expérience et de se voir un peu reconnu dans ce sport où l’humilité doit être la règle (notez-le dans un coin de votre cerveau…).

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Palmarès au Parcours de chasse, de mémoire incomplète et en toute modestie de tireur régional moyen.

1ère médaille bronze 3e série ligue en 79, quelques autres médailles ont suivi. Entrée au Club France en 1982 à la 3e sélection d’Alençon, après Villeneuve-sur-Lot, je crois, et …. 7 fois 2e scratch aux Ligue grrrrr, put…. de Yannick, le meilleur tireur de grives au cul levé sur l’île de Ré, ce qui lui évitait de gaspiller des cartouches à l’entraînement ! Plusieurs médailles d’or en équipe de club avec BTC Saint-Pierre

Club France PC en 1990 avec Cassis, Bergerac (5e) et La Cerisaille. C’est la même année que 15 jours après ma 5e place à la 2e sélection de Bergerac de PC, je terminais premier ex-aequo avec André Petit-Roche à Gonesse sur le score de 192/200 en FU, (mon ultime plafond de verre, jamais égalé, 95 + 97, et devant 200 tireurs. Ceci  a bien embêté les sélectionneurs pour l’Europe FU dans la foulée, à Villamoura ; j’y ai à peu près amorti les frais engagés par la FFBT en terminant 5e de La coupe du Monde FU avec 3 compétitions : Monde à Lonato (182, Italie) (à mes frais), Europe (177) à Villamoura (Faro Portugal) et Grand Prix Fitasc d’Olivenza (175) par plus de 50 ° à l’ombre) en Espagne, aux frais de la princesse. En tant d’années de tir, on peut dire que je n’ai pas abusé des sous de la FFBT, ayant tellement cotisé……

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Voila, il faut savoir reconnaître sa médiocrité et je le fais sans honte ni douleur excessive. On est bien loin de nos champions du passé ou actuels mais il faut malgré tout préciser que pour la plupart, ceux-ci sont propriétaires ou gérants de clubs de ball-trap, ce qui constitue depuis toujours un avantage considérable par rapport à celui qui en chie toute la semaine et qui tire, le dimanche, pour se faire plaisir, enfin, en principe, car on perd plus souvent qu’on ne gagne, comme au golf où des milliardaires de ce sport n’ont jamais remporté un tournoi de Grand Chelem, ni même un tournoi parfois.

Les stars du CS, du PC, de la FU et du DTL (…) sont choyées, couvées par les grandes marques (souvent italiennes) de fusil et de cartouches. Le tir leur rapporte beaucoup d’argent, les fait vivre comme des princes.  (NOTE JF: ne pas oublier de cotiser à une future retraite, les avantages en nature n’ont qu’une courte durée de vie , les cas douloureux d’après carrière ne sont pas rares…) J’adore une expression qui peut servir de base à toute évolution, et en particulier aux tireurs : « Plus la montée est rapide, plus la chute est brutale ! » Ne jamais oublier cette évidence. J’y reviendrai lorsque j’aborderai les différentes disciplines du ball-trap enfin celles concernées par la FFBT. Je dirai quelques mots sur les disciplines  que gère la FFT (la France d’en Haut ?) qui sont olympiques car, selon mon avis, bien mieux et uniformément réglementées dans tous les pays du Monde. 

Pour le moment, c’est l’heure de mon fromage blanc à 3% de matières grasses, un fruit, 3 cuillères à soupe de musli, 120 cl de lait écrémé, et d’un petit café. Elle est pas belle, la vie ? Alors, la suite au prochain article, ok ?

 

 

 

( 23 juin, 2020 )

Ball-Trap: L’éternelle question du choix de la discipline et de son arme

 

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Il est (en principe) plus facile pour un chasseur de s’offrir ou se faire offrir un fusil pour « nourrir » sa petite famille en gibier sauvage (…) que de choisir le « bon fusil » pour pratiquer le ball-trap. Il y a tellement de choix selon son prix (le premier problème), la marque, les conseils des copains, les visites sur le Net, la pub des fabricants et des armuriers, les salons chasse-pêche, sans oublier la mode avec l’incontournable :« C’est ça qu’il te faut, c’est le meilleur ! » Comme pour choisir une femme, ou un homme, tout est question de réflexion, de goût et je dirais même, sans chercher à choquer… de moyens. Qui pourrait espérer partager la vie d’une star de cinéma ou rouler en Porsche en gagnant un peu plus de 1000 balles par mois ? Personne, bien sûr. C’est pourtant, depuis des décennies, la question que ne se posent pas un grand nombre de tireurs, prêts à laisser un morceau de leur chemise, et une bonne part des revenus du ménage pour leur passion.

C’est pas l’homme qui prend la mer, comme c’est pas le fusil qui fait le tireur

L’éternelle question « Pourquoi pas moi ? «  fait partie de toutes les récriminations de chacun d’entre nous, et c’est particulièrement vrai pour le choix des armes. Un fusil, s’il représente un achat important, bien plus qu’un frigo, qu’un nouveau canapé pour la maison, ou qu’une télé HD, n’a pas la même influence sur la vie courante que l’achat d’une voiture, d’un appartement ou une nouvelle bagnole  (surtout électrique, une vraie folie). Un fusil fait partie de ces achats importants, mais pas vitaux, dans le sens où il n’est qu’un simple outil permettant une activité spécifique, ni plus, ni moins. Ce n’est pas une oeuvre d’art, sauf pour les tireurs très aisés qui peuvent se faire faire une arme sur mesure, en choisissant ses bois, son canon, sa crosse. Et à ce sujet, j’ai un avis, c’est qu’avec un fusil très cher et les cartouches les plus chères du marché, les bulles sont encore plus douloureuses et sources de moquerie. Avec mon expérience d’un passé pas si lointain, il faut l’assurer, son arme de quasi-collection sur le pas de tir ! Autant tout le monde se fout que vous fassiez des bulles avec un semi-automatique à part le fait qu’on emmerde tout le monde en éjectant les douilles n’importe où, autant les « copains » vont se régaler de vous voir manquer des plateaux avec un fusil aux gravures d’argent ou d’or, et au bois de tableau de bord d’une Rolls-Royce.

Les « vraies » questions à se poser et les réponses à y apporter

Pour moi, c’est assez simple, au moins dans la chronologie de la pratique du tir sportif avec une arme de catégorie C : « arme d’épaule avec un coup par canon ».

1/ Il faut savoir plusieurs choses avant de se lancer et de faire un choix: en premier lieu, observer discrètement, sans poser trop de questions, car alors c’est parti pour 10 minutes du bla-bla je’m la pète, ce que les tireurs utilisent.

2/ Aller voir un armurier, un vrai, pour voir et éventuellement prendre en main un des fusils de la marque presque choisie, ce premier contact est très important, car il faut déjà savoir que ce premier fusil ne sera sûrement pas le dernier, comme jadis on gardait toute sa vie le vieux juxtaposé du papy, comme un trésor. Il ne s’agit pas ici « d’obsolescence programmée » (quoique…) mais de changement d’humeur dans les années ou les mois qui suivront cet achat. Un point primordial, selon moi, est d’éviter de se lancer tout de suite dans l’achat d’un fusil neuf pour le tester et se tester. Par définition, un fusil neuf est … neuf, et dès qu’il aura tiré une cartouche, il ne le sera plus, off course ! Donc pas question de l’essayer, ce qui s’avère possible avec une occase si l’armurier vous le propose, ce que je recommande fortement.

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Mon père disait toujours qu’il ne faut pas dépenser plus d’argent qu’on en gagne, je l’ai écouté. C’est un Beretta Sporting 692 d’occase (bonne occase)

 

3/ Passons sur la mise en conformité, condition sine qua none pour une éventuelle réussite, et là, seul un bon armurier metteur au point fera le nécessaire mais indispensable. Un fusil, ne n’est pas une canne à pêche qu’il suffit de choisir dans la rayon « pêche à la carpe ou au carnassier ».

4/ Quelle discipline vais-je choisi, la fosse, le parcours de chasse, le DTL, le Compak Sporting, est-ce que je veux chasser avec mon fusil de trap ? Voila les emmerdements qui commencent car si vous écoutez radio-Stand les « grands tireurs du dimanche » vont vous certifier qu’un bon fusil va vous permettre de tirer à tout et partout, c’est faux ! Bien sûr, comme une voiture qui doit pouvoir rouler aussi bien sur la route sèche, que sur la neige (…), lentement, vite, en plaine, en montagne, sur autoroute ou sur départementale avec du vent ou sous la pluie, il est possible de tirer à tout avec son arme. Mais pour ce qui est de la qualité du tir et de la recherche de la performance (qui prend du temps) ce n’est que le bon (pour ne pas dire excellent) tireur qui saura s’en sortir honorablement, ou mieux, dans plusieurs disciplines avec un seul fusil (souvent pour s’amuser donc sans risque d’échec). Deux disciplines seulement peuvent être envisagées avec la même armes aux mêmes réglages, le PC et le CS, ce qui inclue également la chasse si on a choisi une arme maniable et pas trop pénible à trimbaler dans les sous-bois. 

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A la fosse on a presque le temps de se recoiffer (non, j’déconne) 

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Pascal et Manu Ivres se tirent la bourre (…) au stand de Sore dans les Landes

Au Compak Sporting, il faut savoir « tout » bien faire

5/ Est-il possible de réussir le périlleux voyage fosse-parcours ou parcours (chasse)-fosse ? Je dirais sans hésitation qu’un spécialiste de la fosse universelle aura beaucoup de mal à « bien » tirer au PC ou au CS, d’autant plus que, le plus souvent,  l’initiation s’est faite à la botte de paille. A la fosse, le tireur doit atteindre un niveau de machine à casser qui oublie tout, qui ne se laisse pas perturber par une mouche qui pète ou un « copain » qui tousse… Dans les autres disciplines, même si on a, apparemment, l’avantage de connaître plus ou moins la trajectoire du plateau, les décisions à prendre avant de lâcher son coup de fusil, pendant et même après, sont bien plus nombreuses et techniques. Les chasseurs sont en général beaucoup plus efficaces pour un tir instinctif sur un gibier qui les surprend que pour le tir de beaux oiseaux en battue qui nécessite un long apprentissage et une bonne technique. Mais surtout, celui qui se pense, à tort ou à raison, excellent tireur de fosse ne s’aventure pas à faire de la compète au PC, ce qui l’éloignerait bien trop de sa zone de confort.

J’ai justement ce qui a pu me poser des problèmes dans le passé, car on ne peut pas être bon partout quand on est un bon petit tireur au niveau régional. Mais ceci est une autre histoire que j’aborderai dans un prochain article, j’ai une crampe aux doigts….. salut les amis tireurs. 

( 21 juin, 2020 )

Après radio-bistrot, radio-stand de tir n’est pas mal non plus dans le genre !

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Et si nous cessions de dire des conneries ?

Nous connaissons tous les brèves de comptoir, ces citations anonymes du Français moyen, dites sur un ton péremptoire, professoral, scientifique ou…. alcoolisé, qui ont pour seul but d’amuser et épater la galerie (pas toujours d’art…). Pour le foot on sait que nous sommes 67 millions de sélectionneurs, en politique, chacun a sa propre (…) « star » (souvent les plus grandes gueules d’opposition), mais sur les stands de ball-trap on peut entendre tellement de conneries sur la pratique du tir qu’il faut savoir mettre son casque et s’éloigner un peu des groupes pour se forger sa propre opinion.

 La formation et l’apprentissage a la technique de base sont délaissées

Si on a son permis de conduire, c’est bien parce qu’un moniteur nous a enseigné les règles fondamentales, quand on apprend à faire du vélo, il faut bien que papa tienne la selle quand on enlève, pour la première fois, les petites roues qui sauvent, quand on apprend à nager il est assez important que le moniteur vous mette la main sous le ventre et vous guide avec sa perche du bord de la piscine (pour ne pas … se mouiller, ha, ha), l’apprentissage de l’amour est plus efficace avec une professionnelle ou semi-professionnelle, au moins avec une partenaire expérimentée, aussi nommée « couguar », qu’avec sa petite amie où la maladresse des deux amoureux peut laisser de graves séquelles pour la vie. 

C’est exactement ce qui se passe au ball-trap ou à la chasse, où il ne suffit pas de passer chez son armurier et de prendre licence ou permis pour détenir la vérité et devenir le champion qu’on est certain d’être déjà. Malheureusement, l’ignorance fait, là aussi, des ravages et des ravages qui ont la vie dure. Tant qu’on n’a pas essayé de comprendre, on ne sait rien, et c’est bien normal, nous ne sommes pas des génies.

En allant faire contrôler ma santé et faire signer ma licence par mon ami médecin Pierre C….., j’ai pu mettre le doigt sur l’ignorance d’un amoureux de la voile par rapport à un tireur de ball-trap. Il connaît les manœuvres à effectuer et tous les détails à régler pour prendre le bon vent, mais il ignorait qu’un fusil devait être mis en conformité pour chaque tireur. Il pensait : « T’achètes un fusil et tu pars à la chasse, quoi, c’est pas difficile » ! « Mais oui docteur, c’est ça », ai-je répondu, « Tu mesures 1.85 ou 90 je sais pas, et moi, 1.76, comment veux-tu, avec la longueur de tes bras qu’il n’y ait pas quelque chose à faire sur ton arme ?  » Imagine que je te pique ton bateau (je sais où il est amarré, hé, hé) , que je détache le bout et que j’essaye de prendre la mer (ou le lac) sans rien savoir du maniement d’un voilier, crois-tu que je puisse quitter le port ? «   Mon explication a commencé à lui ouvrir les yeux, ce que beaucoup de tireurs ne font pas, hélas. 

L’armurier ne peut pas tout faire

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Stéphane Tillard, Yannick Vironneau (Club de Saint-Médard/ Saint-Pierre) , David Autier, des copains de Cercle de tir Dyonisien

La chasse et le tir doivent suivre deux règles fondamentales: la sécurité pour les autres et pour soi-même, et l’humilité. Si la première est à peu près bien assimilée, ce n’est pas le cas de la seconde, l’humilité n’ayant jamais été la qualité première du Français en général et du tireur en particulier. Mais il ne faut jamais oublier qu’il devrait être interdit (…) de donner des conseils à la con au moindre tireur qui débute ou qui rame si on ne sait pas de quoi on parle. « Mon fusil est le meilleur sur le marché, mes cartouches n’ont pas d’équivalent, faut pointer son canon là, faut voir de la bande, faut tirer ras-de-bande, les meilleurs chocs sont demi et plein, faut attaquer à la cabane, ton fusil ne te va pas, il est mal réglé, t’est devant, t’es dessus, t’es derrière, t’es dessous. Putain, que c’est saoulant ! Mon ami Yannick Vironneau un formidable tireur de parcours de chasse et de Compak Sporting depuis plus de 30 ans avec lequel je discutai à la fin de la journée à Saint-Pierre -du-Palais (un des rares stands des alentours à permettre de tâter à toutes les disciplines, FU, PC, CS, et à progresser) m’avouait : « Quand je tire, que je manque un plateau et qu’un pinpin derrière moi me dit :’T'es derrière, je lui réponds que s’il est capable de me dire pourquoi j’étais en retard sur mon plateau, mauvaise attaque, mauvais jugement de trajectoire, mal épaulé, mauvaise position des pieds, etc., ok, je veux bien t’entendre, sinon, tu fermes ta gueule, d’accord ? » 

Tous les tireurs croient détenir la vérité

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Les deux stars du coin, Guillaume et Alexandre Gay

La seule vérité, c’est d’avoir acquis ce qu’on appelle la « technique de base », et ça, ça s’apprend avec ceux qui savent, pas avec les dizaines de « maîtres-tireurs-bidons sans diplôme » qui hantent les stands de tir. Avant de cesser de tirer en 2005, j’avais passé et obtenu mon Brevet d’Etat d’éducation Sportive option Tir au Creps de Talence ( j’y étais le plus vieil élève et même plus âgé que le doyen, ha, ha). Pour donner une idée de l’infinie connerie de certains, j’ai une petite anecdote qui m’a bien pourri la vie à cette époque. J’avais un peu pris en main un mec de Saint-Denis nul au ball-trap qui faisait tout à l’envers, et qui surtout, n’en faisait qu’à sa tête. Y’avait du boulot, mais petit à petit, ses complexes ont assez vite disparu, la technique de base ayant fait son oeuvre, il se mit à réaliser de bons scores de tireur départemental moyen. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Et bien, il cessa de me parler, car entre temps j’avais mis le pied sur le frein au niveau du tir, et comme il tirait « bien mieux que moi », il ne pouvait pas avouer ce qu’il me devait. Je reviendrai dans un prochain article sur les sensations d’une première semaine de reprise, après 15 années en sommeil forcé.  

( 20 juin, 2020 )

Ball-Trap: après 15 ans d’arrêt, la reprise s’avère délicate… et douloureuse

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Coucou me revoilà, non, je ne suis pas (encore) mort. 

J’ai tenu à commencer cette nouvelle rubrique par une photo sur laquelle j’ai l’air serein et heureux, ça, c’est fait. Maintenant, les ennuis commencent, car après avoir pris ma dernière licence de ball-trap en … 2005, le virus (l’autre, pas la Covid 19) du tir au fusil s’est à nouveau emparé de mon corps et surtout de mon mental. 

C’est à Ychoux que tout a (re)commencé en 2019, lorsque je suis allé encourager mon amie Stéphanie Neau au Championnat du Monde qui s’est déroulé à Ychoux dans les Landes (lire un précédent article).

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Elle allait y remporter une belle médaille et le titre tant envié de vainqueure de la Coupe du Monde 2019 de Fosse Universelle après celle d’Europe un peu plus tôt dans la saison. Quel bonheur de la regarder broyer ses plateaux, sans aide extérieure, sans esbroufe et avec tant de modestie, un pur régal ! Pour la première fois depuis 15 longues années (assez délicates sur un plan personnel et financier), je retrouvai l’odeur de la poudre brûlée que j’aime tant, et l’ambiance de la compétition qui m’a tant manquée. 

Les voyages étant impossibles, la reprise du tir  est un excellent palliatif 

Comprenant que pour 2020, c’est foutu en projet de voyage, j’avais heureusement un peu anticipé en passant deux mois merveilleux à Pattaya en Thaïlande,

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je me demandai ce que j’allais bien pouvoir faire de ma nouvelle carcasse amaigrie, afin de ne pas trop sentir le renfermé en tournant en rond dans ma caverne. Le superbe mois de mai et quelques heures au bord de la piscine m’ont aidé à retrouver le bronzage « durement » acquis au Pays du sourire, et donc, un beau matin, je me décidai à chercher un fusil en fonction de mes moyens. Je ne suis pas né de la dernière bulle et je sais bien que le prix ou la mode ne font pas le bon tireur, et c’est même le contraire qui se produit le plus souvent. Et j’ai trouvé ce que je recherchais toujours grâce à ma Stéphanie dont j’ai suivi les conseils plus qu’avisés, ne voulant surtout pas couper le lieu quasiment paternel que j’ai noué il y a si longtemps avec elle. J’ai donc retrouvé la marque de mes premières amours, Beretta, une des deux entreprises italiennes, avec Perazzi (hors de prix de nos jours pour un retraité) avec lesquelles j’avais eu le chance de me faire fabriquer deux fusils sur mesure du temps où je cassais… un peu, à la FU, la FO, Le SO et le PC, rien que ça ! Chez Beretta à Gardone Val Trompia, j’avais eu le bonheur d’y aller avec ma Chantal, (décédée en 1996  le jour de ses 45 ans) la maman de mes filles Anna et Sara . En bon Italien, notre hôte avait particulièrement apprécié la belle chevelure brune, et les grands yeux noirs de ma femme, mais peut-être était-ce seulement le sens de l’hospitalité et la courtoisie… Un sacré bon souvenir, en tout cas.

Le Ball-trap 3.0

Tout ça, c’était avant, car le tir a changé d’ère pour entrer dans un autre siècle. Car la modernité et la course au profit ont gagné du terrain, le prix des armes s’est multiplié par 2, 3 ou davantage, le prix des cartouches par deux ou presque et la liste des stands français s’est transformée. De nombreux clubs ont disparu, par la faute de riverains qui après avoir acheté un morceau de terrain pas cher à cause de la proximité d’un stand de tir, se sont regroupés en asso de défense (d’interdiction) pour en exiger la fermeture totale ou partielle . Il s’est produit la même chose en zones inondables. Un de mes stands préférés, si ce n’est « le », est dans ce cas, le BTC Chatelaillon en Charente-Maritime, une usine à champions, alors que sous l’impulsion de maire Léonard, la notoriété de la ville avait grandement dépassé les frontières. Quand ce ne sont pas les riverains, ce sont parfois les éleveurs de moutons qui « rassemblent » leurs troupes (et leur troupeau) pour empêcher de beaux projets sportifs de voir le jour. La France quoi, comme dab !

Les Landes, son sable et ses pins, terre d’accueil

Ces considérations ont constitué du pain béni pour le département des Landes où les nouveaux clubs ont largement profité des immenses étendus sans la moindre habitation. Avec de l’envie, et certainement beaucoup d’argent, ce ne sont pas des cèpes qui ont poussé dans le sable, ni des asperges, mais des installations exceptionnelles pour les tireurs passionnés. Après Ychoux pour la fosse, j’ai découvert le stand de Sore et je dois affirmer que le choc fut assez « violent ». Après avoir découvert des stands merveilleux de modernité à , pour n’en citer que quelques uns, j’ai eu la sensation d’entrer dans une nouvelle ère, celle du Compak Sporting. Les règles du jeu de cette discipline (la seule dans laquelle je n’ai jamais remporté la moindre médaille, car j’ai arrêté de tirer au tout début du CS), permettent de passer des centaines de tireurs aussi bien en compète qu’à l’entraînement, une aubaine pour les investisseurs. Chacun y trouve dons son compte, en perdant un peu de convivialité et aussi…. de tendresse.  Il faut se battre pour survivre, quant à gagner sa vie avec le Ball-Trap, faut oublier pour 99 % des tireurs….

Dans un prochain post, je raconterai les conditions de ma reprise, mes doutes, et je ferai un petit commentaire(aïe)  sur les stands visités.. et parfois testés. 

A venir donc,  les stands: Saint Pierre du Palais (17), Sore (40), Cognac (16). Une rencontre: 2 heures de travail avec Marie Meunier véritable passionnée et mémoire photographique de la Ligue Poitou Charente et au -delà.  Les sensations  du retour au tir sportif… si ça bouge !

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( 18 mars, 2018 )

#balancelesvieuxtrucsdetongrenier#viensmangeravecnous#allonsboireuncoup

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Ce dimanche 18 mars, j’étais sous la douche quand j’ai entendu quelqu’un m’appeler: j’ai cherché un moment, avec de la mousse à raser sur les joues et suivant la voix (Jeanne, au secours) je suis arrivé dans ma chambre. M’approchant de plus en plus de mon fauteuil la voix se faisait plus précise, et semblait provenir d’un de mes sacs photo. Ca disait: » Dis donc, patron, ça fait longtemps que tu n’as pas mis ton index sur mon déclencheur, faudrait peut-être que tu te bouges, t’es certainement rouillé ! » Incroyable, mon appareil photo qui ramenait son objectif, mais où va-t-on ?

La page Facebook de Ville de Saint-Denis-de-Pile m’avait alerté [Vide-Grenier] Le Comité des Fêtes organise un vide-grenier ce dimanche, de 10h à 18h à la Maison de l’Isle. Vous pourrez y retrouver, en outre des étalages d’objets, des jeux pour les enfants, une buvette et des balades à poney. 

Je me suis dit que puisque j’y étais contraint par mon meilleur ami, je ne pouvais faire autrement, et c’est bizarre toutes les personnes et amis rencontrés m’ont posé la même question : »Tu te remets à la photo ? » Ben non, je vais faire un tennis, ha, ha.

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( 14 mai, 2017 )

La Foire de la Saint-Fort a fait doubler la population pendant quelques heures.

 

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J’ai craqué vers 17 heures,après huit heures passées dans le centre-ville et au coeur de la foire. Je n’ai pas tout vu jusqu’à la fin, j’ai zappé la remise des prix au Club Canin, j’espère que Jean-Jacques et Brigitte ne vont pas m’envoyer un de leurs pensionnaires…  Crevé, oui, mais heureusement je n’avais pas fait la « foire de la soif » car il y avait pas mal d’endroits et de « pièges » à éviter. A part les inévitables râleurs jamais contents, cette 142e édition semble avoir atteint ses objectifs, d’autant plus que, contrairement aux prévisions, il a fait un temps superbe. Il ne pleut jamais pour la Saint-Fort, même si à chaque fois, une ou deux averses bidon viennent foutre la trouille aux organisateurs et aux exposants. Et bonne nouvelle, enfin je l’espère pour vous, j’ai pris quelques photos que je vous propose sous plusieurs thèmes. Qu’est-ce qu’on dit ?

Dans les rues

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Elus les « huiles »

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Les exposants, enfin, une partie…

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Bougeons avec la foire 

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( 15 avril, 2017 )

MKP Musik à Pile se met au Madison

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Ce samedi matin, l’association MKP Musik à Pile organisait une conférence de presse à la librairie Madison de Libourne. Ce fut l’occasion de présenter le programme du festival et de porter un toast à ce bel anniversaire qui s’annonce, 20 ans, en se remémorant en musique ces 20 dernières années de programmation MKPienne !

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( 3 avril, 2017 )

De 2010 à 2016 avec MKP Musik à Pile

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Je ne sors pas souvent le soir à cause de mon grand âge mais ça arrive malgré tout. C’est le cas lors du festival MKP qui va fêter ses 20 ans, oh p….., déjà, en juin. Une malencontreuse manipulation de mes dossiers photos lors d’un changement d’ordinateur m’a fait perdre quelques milliers de photos prises entre 2005 et 2010 dont plusieurs éditions du festival. Ca fout les abeilles mais que peut-on faire quand il suffit d’une fraction de seconde pour détruire tout un travail . Mais il me reste celles que j’ai triées depuis 2010 et j’ai envie d’en partager, en petit amateur correspondant local du quotidien Sud-Ouest, et pas en tant qu’artiste photographe  en préparation d’une exposition. Alors il y a peut-être des erreurs de cadrage, pas de post-traitement (je ne savais pas faire), des problèmes de composition, de lumières, mais je n’ai pas manque émotion après émotion, coups de coeur, coups de blues, coups de chaleur (il y en a eu), coups de foudre, et coups sournois du stand des viticulteurs. C’est parti, en vrac mais avec le  petit truc essentiel lors du clic: le coeur !

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2007: 10 ans

   

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( 20 mars, 2017 )

Les blogs, orgueil mal placé, besoin de reconnaissance, ou simple envie de partager et d’informer ?

 

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Cette question me brûle les doigts sur mon clavier d’ordinateur et j’avoue ne pas trouver la seule réponse possible. Résumons: je n’ai rien à vendre, je ne suis pas à la recherche de considération de mes actes, ni de quelconques voix pour d’éventuelles élections, ni de caresses dans le sens du poil, ni d’invitations à dîner (je n’aime pas sortir), ni d’amis vrais (je les ai déjà), ou faux (surtout); je ne fais aucun exploit, je ne construis rien, je ne recevrai jamais de médailles, la fin de ma vie passera inaperçue, de nombreux membres de ma famille l’apprendront dans la rubrique nécrologique ( c’est même pas certain !), j’existe seulement par mon travail quotidien de modeste correspondant de Sud-Ouest.

Pourquoi faire tant d’efforts d’information locale ?

Bon sang mais c’est bien sûr, je suis maso, j’aime me faire du mal: ce boulot de correspondant que je fais avec passion m’apporte surtout des moqueries, des insultes, on me reproche d’écrire des trucs qu’il faut pas, de ne pas écrire des trucs que j’aurais dû écrire, de me tromper de date, de ne pas parler de certaines assos (qui ne se privent pas de me dire « gentiment » qu’ils ne lisent jamais le quotidien, ça fait toujours plaisir). Ah j’oubliais le cas de ceux qui ne lisent pas le canard local, mais qui sont avertis par un de leurs amis ou membre de la famille qu’une « coquille » est publiée. Génial ça fait une super occasion de ramener sa science (j’allais écrire sa gueule, mais j’ai pas osé) et de s’en prendre à moi, le plus souvent en se cachant derrière un ou plusieurs pseudos. Le pire, c’est malgré la com de la mairie, les affiches, les panneaux lumineux, le journal, d’entendre dire : »Ah, bon, on savait pas ! » 

Comme si cela ne suffisait pas, j’alimente régulièrement mon compte Facebook, et mon blog, de manière totalement gratuite et bénévole, espérant, sans trop y croire, que certains n’y verront que le fond, et pas la forme, sans oublier les dizaines de photos que j’ajoute, d’amateur, j’en conviens, qui ont pour seul objet de vous faire voir ce que vous n’avez peut-être pas vu, en toute simplicité, et seulement pour faire plaisir, sans attendre de médaille.

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( 10 mars, 2017 )

2017, le changement, c’est maintenant

 

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En cette année 2017, il y a comme une valse des présidents, au niveau national avec le Président de la République (quoi, vous n’êtes pas au courant ?) mais surtout, en ce qui nous concerne directement à Saint-Denis, les présidents de nombreuses associations. Je vous en fais un petit rappel, en attendant les suivants. Ca use le bénévolat, autant et parfois plus que le boulot !

Le Comité des fêtes (SO édition du 7 février)

La formation d’une nouvelle équipe pour le comité des fêtes avait été annoncée le 20 décembre.   À noter la présence d’Alain Boireau et Jean-Paul Laurent représentant la municipalité. Le quorum étant très largement atteint, l’assemblée pouvait valablement délibérer.Le président présente le bureau actuel et soumet au vote un nouveau bureau élu parmi les membres du conseil d’administration comme suit : président Jean-Hugues Maury, vice-présidente Aurélie Cheyreau, trésorière Corinne Alexis, secrétaire Joël Seynat, secrétaire adjointe Martine Bossard.

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L’âge d’or change de président (SO édition du 7 mars)

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Une passation dans la bonne humeur.

Difficile de dire si cette année du coq en Chine est propice aux changements de présidents, mais force est de constater que cela y ressemble furieusement. Ce jeudi, c’est François Purgues, président depuis onze ans et demi du club de l’Âge d’or, qui a décidé de passer le flambeau. Présidente, Nicole Despons, vice-présidente/ secrétaire, Francine Gastonnet, vice-président, Michel Enau, trésorier, Alain Tzankoff, trésorier adjoint, Monique Gendreau, secrétaire adjoint, Régine Londin. Membres du CA: Michel Lanas, Claude Laulla, Claudette Delmont, François Purgues.

Le club photo prend un nouveau départ (SO édition du 10 mars)

Le festival va retrouver le parc de Bômale. Le club photo Qui de l’œuf ou de la poule (Q2OP) redémarre. Le bureau:  Claude Carsoule, présidente, Isabelle Lafaye, trésorière, et Alain Delmon, secrétaire.

 

 

 

 

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