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( 10 mars, 2021 )

Retour au ball-trap 25 ans après: il faut cesser de se voiler la face et faire preuve d’humilité

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Etre et avoir été, est-ce possible ?

Dans la vie, certains moments s’avèrent plus douloureux que d’autres, que l’on parle de recherche de plaisir ou simplement  d’un minimum de souffrance  dans des activités non essentielles mais …. indispensables à une bonne santé mentale, du moins la mienne. Après une « cessation d’activité forcée » Ball-trap en 1995, et une petite reprise d’une ou deux années en 2003-2005, (retour à l’école pour passer et obtenir un Brevet d’Etat d’Educateur Sportif option Tir, (financé par Pôle Emploi ) et arbitrage FFT, à la FO, au SO et au double-trap) j’ai remis le pied à l’étrier en juin 2020 lorsque il me fut impossible de partir en voyage, ce que je faisais régulièrement depuis 2 ans, date de mon départ…. enfin « remboursé » après tant d’années de douloureuses cotisations, (je les regrette moins, maintenant, j’avais toujours peur de ne pas pouvoir en profiter avant le grand saut) à 67 ans (…) en retraite. 

J’ai donc repris une licence de tireur dans le Club du CTD, Cercle de Tir Dyonisien, où le président JC (non, pas Jésus Christ, Jean-Claude…) Lafaye a bien voulu m’accepter. Mon premier problème fut de choisir la discipline dans laquelle je prendrais le plus de plaisir, même si, pas fou et lucide, je savais que j’allais en chier pour retrouver un niveau correct sans attendre de miracles. Et je ne suis pas déçu, je galère ainsi que je l’avais imaginé même si ce n’est pas forcément dans la discipline prévue.

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Une reprise calamiteuse et couteuse, grosse dévoreuse de munitions 

Je pensais en effet, à tort, que je retrouverais des sensations à la FU fosse universelle : le PC, parcours de chasse ayant quasiment et tristement disparu des stands d’Aquitaine, j’étais obligé de me rabattre sur le CS, cette espèce du Skeet en cage qui ne me fait pas rêver, d’autant plus que pour moi, cette discipline restait un mystère, étant apparue quand j’ai arrêté; je n’y ai jamais fait la moindre compète alors que j’avais participé à des Championnats de France, d’Europe et du Monde en FU, de France à la FO au SO et au DT, de France et Grand Prix Fitasc au PC et rapporté quelques breloques de temps à autre. 

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Tous ces tireurs m’ont marqué pour la vie et sont des exemples pour moi qui tente de vivre et de m’amuser encore un peu

Un stage payant (aïe) de tir avec Philippe Marty, effectué un peu trop tôt après la date de reprise m’a redonné quelques sensations tout en confirmant que j’allais avoir du mal à casser à nouveau du plateau. Mais je suis un excessif, et comme au siècle dernier je savais tirer mon épingle du jeu dans toutes les disciplines, (je ne supportais pas la nullité dans une des 4, FU, FO, SO et PC, ce qui ne semble gêner personne qui brille dans l’une d’elle) je me suis dit que j’allais commencer les deux FU et CS (bien obligé….) les stands alentour n’offrant que ces deux disciplines au  tireur forcené que je n’ai donc jamais cessé d’être. Je souffre d’entendre les stars d’un discipline en dénigrer une autre, « j’aime pas la fosse, j’aime pas le compak », comme si un chasseur ne tirait que les faisans, que les lapins ou seulement les palombes, surtout que ces affirmations sont un bon moyen de se chercher des excuses au cas où, ou d’humilier celui qui insiste pour qu’il vous accompagne sur une série….. Vous en connaissez, des tireurs comme ça, j’en suis certain, capables de vous planter un 24 ou un 25 à la hanche, vous donnant envie de tout jeter, vous voulez des noms ? Il y a aussi ceux qui assurent utiliser la même arme pour la fosse, le CS et le PC, avec la même crosse et pourquoi pas les mêmes cartouches, sans faire de bulles ?

Un éclair dans la nuit

Un petit tour en Sologne (durant lequel j’ai fait découvrir avec plaisir ce nouveau monde à ma frangine Hélène) l’été dernier, en plus de rencontrer une star, Alain Gendreau, m’a fait retrouver mon Rabot adoré et découvrir les superbes stands du Sologne Shooting Club (et la belle Pascale…), et du Chêne Rond, me laissant sur le cul après avoir constaté les changements entre le tir du siècle dernier et le tir 3/0 avec ses zapettes, ses loopers, et ses plateaux de fous furieux. Michel Riboulet qui m’avait fait rêver pendant des années et que je ne pourrai jamais oublier, m’avait prévenu que le PC était devenu de la géométrie dans l’espace et n’avait plus rien à voir avec le tir de chasse, exception faite, je pense, du Stand Des Bruyères du Rabot. Ailleurs, à Signes à Nemours, à Gisors ou autres stands qui me sont inconnus, je ne sais pas encore et c’est mal barré pour que je les découvre cette année. 

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Je me suis bien gourré, mon retour à la fosse me laisse plus que sceptique (humour)

J’ai fait les comptes, j’ai 69 ans depuis le 1er janvier, j’ai commencé à tirer à 28 ans en 1980 jusqu’en 1995, (15 ans) j’ai cessé de 1995 à 2003 (8 ans) , tiré de 2003 à 2005 (2 ans), stoppé de 2005 à 2020 (plus de 15 ans) et repris en 2020 (une petite année en juin) . Ça fait donc 15 +2 +1 (18 ans) de tir sur 28+8+15 (51 ans sans coup de fusil) et vous savez quoi, et bien ça me rassure un peu, sachant que pratiquement tous les copains qui me br…. tout le temps n’ont, eux jamais arrêté et sont tombés dans la marmite bien plus jeunes que moi, qui me suis perdu (…) au rugby, au foot, au tennis…. au boulot. 

Michel Carréga le dit bien quand il assure que le tir à la FU devient vraiment infernal quand les fosses sont mal réglées, quand les trajectoires  sont irrégulières les angles et les distances exagérés; ceci ne fait qu’ajouter de la frustration au tireur qui a déjà du mal à tout mettre en ordre dans sa tête avant de commander.

Si on ajoute à ça tous les conseils des « copains » qui n’y connaissent rien la plupart du temps en matière de technique, ceux qui se marrent de vous voir échouer, qui possèdent « le seul fusil et les seules cartouches valables sur le marché » , mais qui en changent tous les 6 mois, vous aurez vite compris qu’on n’est pas chez les bisounours . Comme j’aime le dire ; « c’est le premier qui bande qui enc…. l’autre »! Alors je tire comme une pompe à la fosse, les 15/25 étant bien plus nombreux que les 22, 23 ou 24, avec des séries impressionnantes de zéros inattendus et incompréhensibles sur des trajectoires qui me semblent impossibles. J’ai bien conscience que si un régime m’a fait perdre plus de 22 kilos, j’ai aussi pris 20 ans dans la gueule, je saute sur les plateaux comme la vérole sur le Bas-Clergé, je mets des grands coups de bras, je gamberge comme un gamin, je souffre et je me fais chier, résultat, il faut que j’arrête de me faire du mal, la fosse, c’est fini pour moi,  c’est décidé, accepté et je vais donc vendre mon Beretta 682 pour ne plus avoir du mal à le voir dans sa valise pour rien. Il va y avoir une belle affaire à faire pour un tireur aux moyens limités , je vais préparer cette vente sur Facebook.

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Et maintenant ?

Désormais je me concentre sur le Compak Sporting qui évidemment ne m’a pas attendu pour se compliquer, faisant appel à une qualité plutôt réservée aux cerveaux vifs à la mémoire des trajectoires infaillible; il ne suffit plus de savoir tirer toutes les trajectoires (dans l’espace…) mais il faut d’abord s’en souvenir ce qui fait que parfois je me prépare à tirer des plateaux qui n’existent pas  et que je  laisse se poser des plateaux qui, sont bien partis, eux…. mais ça c’est une autre histoire, à suivre si affinités dans un prochain article.  Putain, c’st dur le ball-trap mais plus encore de se rapprocher de la fin….. Comme il y a peu de chance de faire de la compète cette année, y’a pas le feu au lac… du Rabot, ha, ha.

Dernière minute

J’ai annoncé cette vente dans un article de mon blog, je dois me décider et me lancer. Je vais me séparer de  mon fusil Beretta 682 Trap et je vous communiquerai l’adresse de mon armurier

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( 11 juillet, 2020 )

Après plus de 15 ans d’arrêt, reprendre le ball-trap, c’est pas simple

 

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Ce samedi matin, à la fraîche, j’ai décidé de prendre un peu de recul et de récapituler la quinzaine d’articles que je viens de consacrer à ma renaissance (provisoire ?) dans le monde parfois si ingrat du ball-trap, un mois tout juste après une reprise d’un fusil en mains. Comme vous l’aurez, j’espère, compris, il n’est pas dans mes intentions de faire le beau, ni de jouer les anciens combattants, ni de me poser en donneur de leçons à ceux qui m’apprécient un peu, et surtout aux autres…. J’ai juste envie et besoin, certainement, de partager mes expériences, mes doutes et mon opinion sur certaines disciplines, sur certains comportements de tireurs retrouvés, sur l’évolution du BT telle que je la ressens, tout en restant parfaitement conscient que rien de ce que j’affirme ne saurait constituer parole d’Evangile. J’y parle seulement d’amour d’un sport, d’une véritable passion vécue il y a longtemps qui s’est heureusement transformée en un loisir moins « vital’ qu’il ne le fut au siècle dernier. 

Donc, pour ceux que cela intéresse, qu’ils n’hésitent pas à parcourir l’un de ses 15 articles entièrement consacrés a notre passe-temps commun et favori (certains, comme mon pote Pascal Ivres hésitent encore entre la détente diurne et nocturne entrecoupée de super casse-croûtes [ ...] de la pêche à la carpe, et la rigueur de la compétition au Compak Sporting et au PC) , oubliant que peut-être , ils ne m’aiment pas , mais essayant d’y trouver, malgré tout, quelques conseils « d’amateur éclairé » qui a un peu bourlingué dans ce monde parfois cruel et individuel. 

Afin que vous puissiez aller directement à ce qui vous titille le plus, voici la liste de ces 15 parutions « Spéciales Ball-trap » 

http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/20/ball-trap-apres-15-ans-darret-la-reprise-savere-delicate-et-douloureuse/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/21/apres-radio-bistrot-radio-stand-de-tir-nest-pas-mal-non-plus-dans-le-genre/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/22/le-ball-trap-comment-nait-une-veritable-passion/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/23/ball-trap-leternelle-question-du-choix-de-la-discipline-et-de-son-arme/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/24/qui-cest-le-petit-patron-non-mais-peut-on-tirer-dans-toutes-les-disciplines/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/25/tous-les-chemins-menent-vers-un-stand-de-ball-trap/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/26/le-tir-en-fu-fosse-universelle-cest-souvent-le-debut-dune-passion-devorante/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/28/souffrance-pas-si-terrible-et-plaisir-sur-le-superbe-stand-de-ball-trap-de-sore/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/28/la-merveilleuse-histoire-de-jonathan-dupin-laccoucheur-de-son-fils-malone/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/06/29/un-peu-de-mon-histoire-au-ball-trap-pour-remettre-leglise-au-milieu-du-village/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/03/levolution-du-ball-trap-est-elle-vraiment-a-100-reussie-partie-1/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/04/le-parcours-de-chasse-a-pris-un-coup-dans-laile-depuis-20-ans-pour-un-meilleur-profit-partie-ii/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/05/le-compak-sporting-est-il-le-fast-food-du-ball-trap-2/

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http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/07/au-ball-trap-les-chemins-trop-personnels-ne-menent-jamais-a-la-perfection/ Au ball-trap, il est difficile de progresser

91619881_1485567124955287_1185043582193500160_oefficacement sans l’aide d’un « vrai » moniteur de tir

http://jacfercho.unblog.fr/2020/07/10/avec-phm-philippe-marty-on-nest-pas-la-pour-rigoler-en-stage-de-ball-trap/

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( 7 juillet, 2020 )

Au ball-trap, il est difficile de progresser efficacement sans l’aide d’un « vrai » moniteur de tir

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Brèves de stand et autres contre-vérités

Les quelques heures passées à observer ce milieu très varié et coloré (dans la tenue vestimentaire, surtout) que constituent les tireurs de ball-trap lors d’un entraînement à Saint-Pierre-du-Palais le samedi 4, puis d’un petit tour au concours de botte de paille organisé  ce week-end par l’association de chasse de Bonzac, se sont avérées très instructives sur l’étude des comportements et donc des différentes personnalités de chacun.

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« Non, c’est moi qui ai fait le meilleur choix, le seul possible » , une de ces affirmations que l’on peut entendre, même si l’on n’en a pas envie, « je tire la meilleure marque de cartouches et je possède le meilleur fusil du marché, le reste c’est de la m….. » . Bigre, quand nous étions gamins, nous jouions à celui qui pisserait le plus loin, un peu plus tard, à celui qui « avait la plus grosse », puis à celui qui aurait la plus belle copine, avant de passer à la plus grosse bagnole. Mais tous ces concours de « gamins frimeurs » ne sont rien par rapport au choix personnel effectué lors de l’achat de son fusil de ball-trap, à la volonté de chaque « champion du dimanche » de tenter de prouver que lui  seul détient la vérité. Quelle connerie, et que de conneries on doit supporter dans ce milieu de « grands spécialistes tous moniteurs ou professeurs de tir » dans leurs rêves. 

On voit de tout défiler sur un pas de tir, mais surtout du grand n’importe quoi. Qui s’imaginerait capable de rouler à 200 km/h sur circuit, de descendre une piste noire sur des skis, de faire du ski nautique derrière un hors-bord, de descendre le Ventoux à fond sur un vélo de course, tout cela sans « avoir appris et été formé », sans permis de conduire et sans avoir pris la moindre leçon de pilotage de la part d’un vrai moniteur ? Au ball-trap, tout est permis et tout le monde se croit bon, et d’ailleurs, c’est simple, ceux qui ne sont pas « certains » d’avoir ce don…. ne s’y risquent pas. C’est le royaume de l’à peu près , un stand ou un concours de ball-trap. A nous les positions acrobatiques, pour ne pas dire dangereuses. Ancien (et toujours dans le sang) arbitre FFT de disciplines olympiques, FO et SO, je deviens fou devant certains comportements que personne ne réprouve).

Pour les tireurs, bons ou pas bons, (mais certainement pas d’anciens Gilets Jaunes, au vu de la dépense) la grande mode, c’est le sur-mesure, c’est dingue. N’importe quel armurier digne de ce nom est parfaitement capable de régler une crosse de fusil en respectant parfaitement les mensurations de son client, il est pas débile, le professionnel, il veut le revoir et le fidéliser, son client et gagne-pain, pas l’envoyer au casse-pipe avec un fusil à tirer dans les coins !

Comprenez bien qu’il ne s’agit nullement, de ma part, de jouer les rabat-joie, les casse-couilles, les empêcheurs de tirer en rond, ni les vieux croulants qui se la racontent et croient tout savoir, pas question de juger l’attitude et les choix de chacun, car bien évidemment chacun est libre de faire ce que bon lui semble, et heureusement. Je tente seulement de faire quelques mises en garde gratuites (profitez-en !)  qu’il est certainement pas idiot d’écouter si on veut éviter certains pièges pouvant s’avérer très douloureux à moyen ou long terme. Combien de tireurs connaissons-nous, qui, après une planche de 25 plateaux ou une compétition ratées, se précipitent chez leur armurier, ou un autre car c’est la faute du premier (celui dont on vante les mérites depuis des années…) pour « changer de flingue », dégoûté par cette arme qu’on adorait, il y a peu ?

Un fusil nécessite un réel investissement, dont on limite prudemment ( pour ne pas choquer madame) le montant lors du premier achat;  or, après une série de bulles dont l’outil est seul responsable (ben voyons), le tireur lambda ne va pas se préoccuper de la somme qu’il va perdre à la revente, douleur obligatoire vue du commerçant, et investir dans un fusil plus cher, et par conséquent meilleur (« ce sont les copains qui m’ont conseillé de changer » …). En général, tout nouveau, tout beau, ça casse mais plus la montée est rapide, plus la chute est brutale. Ne vous inquiétez pas, nous y sommes tout passé. Si par chance le choix s’est porté sur une occase, c’est moins grave, car les chutes de valeur seront moindres, (avec de la chance si on n’a pas choisi à mouton à 5 pattes ou un fusil exotique inconnu), mais dans le cas d’un fusil neuf, ça pique, comme pour une bagnole qui n’a aucun km au compteur mais qui ne sera pas « neuve » au bout de 50 bornes ! 

Il faut bien se rendre compte qu’un fusil peut se changer autant de fois qu’on le désire, dans l’instant, sur un coup de cœur, de déception ou de folie, en tout cas bien plus aisément qu’une voiture neuve, ou encore plus difficile, de femme ou de compagne…. A ce sujet également j’ai un conseil à donner aux tireurs fous, celui de ne pas négliger sa famille, de ne pas les obliger à bouffer des nouilles ou des patates tous les jours pour dépenser (gaspiller ?) l’argent du couple et des vacances, au ball-trap. Si, si, croyez moi, ça arrive ! Je suis d’ailleurs encore surpris du nombre de tireurs qui viennent passer la journée ou les journées, seul, laissant « maman et les enfants » à la maison. Ça ne dure qu’un temps, la patience des épouses, et un beau jour, certains ont trouvé un simple mot sur la porte du frigo : « J’en ai marre de ne pas te voir, je pars chez ma mère avec les gosses » ! L’idéal, c’est quand le tireur est assez intelligent pour faire partager sa passion à sa famille, ça fait sortir madame le dimanche et les enfants ont envie de copier papa. Encore mieux se portent les couples qui tirent tous les deux, se conseillent et s’encouragent mutuellement, ils sont rares mais j’en connais, mais là, doucement la folie des achats de fusil et de cartouches, sauf si on exerce un métier qui rapporte ou si on a bien cotisé pour la retraite. 

Allez, c’est cadeau, je vous cite quelques exemples de « brèves de stands de tir » qui valent largement les brèves de comptoir, sauf qu’au ball-trap, on n’est pas bourré , sauf, parfois, d’orgueil, j’ai appris un tas de choses que j’ignorais, je suis parfois tombé de cul: 

- je suis allé me faire faire une crosse chez Perazzi, ils sont nuls, je faisais que des 17 ou 18/25 à mon retour; heureusement, je suis allé au Portugal me faire fabriquer une autre crosse, depuis, quel changement ». Ah, bon, fais voir !

- « je connais un mec extraordinaire qui te fabrique une crosse sur mesure dans la journée en partant du bout de bois que tu choisis le matin, tu pars avec ta crosse le soir »

- j’ai tiré pendant des années avec des fusils de grande marque, depuis que j’ai acheté mon fusil turque, ou russe, ou tchèque, je ne me suis jamais senti aussi bien et en osmose avec une arme, que de temps perdu !

- J’ai fait faire ma crosse à un « vrai spécialiste, le meilleur d’Europe » en Espagne, au Portugal, au sud de la France, en Sologne, au Pays Basque, à Paris, à Pétaouchnock, vivent les voyages qui forment la jeunesse.

La bêtise souvent largement partagée vient du fait que plus personne ne fait confiance en qui que ce soit, il n’est pas si lointain le moment où un tireur portera plainte contre le metteur au point de son fusil pour cause de bulles non désirées; bien sûr, comme un golfeur qui loupe un putt de 50 cm (à cause d’une taupe qui a levé la tête à ce moment-là ») , ce n’est jamais la faute du tireur moyen ou plus que moyen. Le champion, lui, le vrai, saura quelle faute il a commise et surtout, pourquoi. La plupart pour ne pas dire la quasi-totalité des tireurs ordinaires font des fautes inexcusables même avant de commander et de tirer leur plateau, à tel point qu’en les observant, on sait déjà que la ou les bulles vont arriver, tôt ou tard. Quel gâchis , quelle perte de temps et d’argent, de se lancer sans vrais conseils dans ce sport tellement jouissif mais tellement pénible et onéreux si on n’a mis la charrue avant les bœufs, le résultat et les scores avant l’apprentissage .

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Simplicité=efficacité maximum, c’est pourtant pas compliqué ? 

Mais le plus dramatique dans tout ça c’est que comme pour une éventuelle psychanalyse , personne n’imagine avoir besoin de se remettre en question, certain de son propre savoir, dès lors qu’il casse même pas une patte à un canard, ou quelques plateaux, lui faisant envisager de devenir champion du monde. Mon œil, oui, n’hésitez pas à vous faire conseiller par quelqu’un qui sait, on ne manque pas de moniteurs, et apprenez à lui faire confiance, autant qu’à votre « ébéniste-maître-crossier » et ses crosses miracles (il y en a un à Lourdes si ça se trouve ).

Les réglages au millimètre, c’est dans les écuries de FI qu’on les trouve, et si on peut concevoir la recherche de la perfection pour le fusil d’un vrai champion ou d’une championne qui ont fait leurs preuves sur le long terme, croyez-le, ou non, ce n’est pas le cas du commun des tireurs; si un Bardou, un Havret, un Marty, un Tronc, un Riboulet, un Franck Derosier (un peu de pub pour ses vidéos Team Monster, ça mange pas de pain) vous plantent des 25/25 sous le nez, pas la peine de courir acheter le même fusil, ni d’aller faire vos courses dans le même magasin, ce ne sont ni le fusil ni les cartouches qui font le champion, c’est le tireur qui s’est fait tout seul, et certainement en ayant bien écouté son premier entraîneur,  ne l’oubliez pas. Apprenez surtout à regarder les grands tirer, leur attitude, leur façon d’attendre le plateau, leur position d’attaque, le choix de leur fenêtre de tir, ce n’est pas dans leur mallette de fusil ni dans leurs poches que se trouvent les secrets de la réussite. Ensuite, vous n’avez plus…. qu’à essayer de les imiter !

Surtout, la maxime ultime du tireur qui veut réussir doit rester la suivante: « Le tir, ce n’est pas casser des plateaux, n’importe quel guignol peut le faire, mais ne plus en manquer » !

Je voudrais ajouter un paragraphe sur le tireur qui ayant quelques moyens, veut se faire plaisir en ayant dans les mains une arme exceptionnelle. Dans le cas de mon pote Ph.D et de son fils et excellent tireur Jo.D  (les spécialistes les reconnaîtront) il s’agit d’un amour des belles choses, comme certains autres aiment admirer un Picasso dans leur salon en recevant des amis. Je comprends, chez eux, cette soif de beauté d’une arme, mais ce n’est pas la course à la performance que le père recherche en premier, même si le fils est suffisamment doué pour faire corps (et âme) avec ses merveilleux compagnons, de simples outils pas ordinaires mais tellement beaux. J’ose à peine, malgré leurs encouragements, oser tirer un ou deux plateaux, de peur de dérégler ces belles mécaniques passées entre les mains des meilleurs « ouvriers de France et d’étranger ». Comme le dit mon ami :  » Il y a ceux qui achètent des tableaux ou des bagnoles de luxe, moi, ce sont les fusils qui me font b…..r ». Je te comprends, n’en dis pas plus. 

( 3 juillet, 2020 )

L’évolution du Ball-Trap est-elle vraiment à 100 % réussie ? Partie 1

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Je crois que ce stand est fermé, j’en suis fort triste

La fièvre monte sur les pas de tir

Ma reprise en douceur (…)  du ball-trap après plus de quinze années d’abstinence plus ou moins forcée se déroule gentiment, cela va faire trois semaines que la détente me chatouille à nouveau l’index et que l’odeur de la poudre brûlée me caresse les narines. Le premier constat que je peux faire du ball-trap du XXIe siècle est que la France du tir a énormément souffert de l’extension irraisonnée de l’habitat, faisant naître un sacré paquet de casse-c…… qui ont tout fait pour que la construction et la survie d’un stand de tir deviennent quasiment impossible. Mon expérience de « vieux routier des sentiments » m’a depuis longtemps fait remarquer chez nos compagnes, et surtout celles qui ont suivi la femme de notre vie, ont un besoin vital de se « refaire une virginité » et de tenter de nous persuader qu’elles ont fait leurs études et acquis leur « manque » d’expérience au « Couvent des oiseaux ». Comme si il fallait absolument tirer un voile pudique sur un passé « normal » de femme « normale » ayant vécu une existence passionnée et assumée. Sans tomber dans la vulgarité, on les appelle de nos jours les Couguars ou les M.I.L.F  et leur présence est plus que salutaire pour notre jeunesse… et les autres. 

Pour le TIR, il existe également de nombreux exemples du même genre. Je me souviens en particulier qu’un des stands les plus réputés de l’actuelle Nouvelle Aquitaine a dû se résoudre, malgré une municipalité reconnaissante et un maire enthousiaste et fidèle, à limiter ses activités, au grand dam de tous les tireurs amoureux de cette superbe région où les disciplines olympiques y étaient pratiquées et enseignées par des maîtres en la matière. Le plus « beau », je veux dire le plus triste, est que la cohorte de riverains qui ont réussi à limiter au maximum la gêne causée par le bruit des coups de fusil, était menée par un ancien cadre d’une entreprise….. de produits chimiques (….) ne vivant même pas dans cette zone où les riverains avaient profité de l’achat d’un terrain bon marché pour cause de proximité du stand de tir…. C’est une nouvelle version du serpent qui se mord la queue, comme ceux qui achètent un terrain sur une zone à risque d’inondation, et qui pleurent ensuite si les meubles sont dans l’eau; enfin, c’est une nouvelle preuve qu’il n’y a pas que les femmes qui cherchent à se refaire une virginité pour cacher « leurs dons naturels »; il y a aussi des hommes qui ont besoin de se racheter une conscience après une carrière visant davantage à détruire tout ce qui gêne ou qui pousse, qu’à produire.

Et le plaisir, bordel ?

Pendant ces 15 ou 20 ans d’absence, et sans les connaître tous, je constate avec beaucoup de tristesse et de nostalgie la disparition de stands de ball-trap que j’aie pu écumer jadis, au siècle dernier dans ce qui fut pour moi, une autre vie. Et j’ai enfin réussi à mettre le doigt sur les raisons multiples (quoique toujours les mêmes, semble-t-il) qui ont entraîné leur mort:  l’environnement, la qualité de vie des riverains, la faculté des Français à se battre contre tout ce (et ceux) qu’ils n’aiment pas,  et certainement et surtout, la recherche du retour sur investissement et l’appât du gain rapide et immédiat. Je cite de mémoire, un peu plus loin, ces endroits merveilleux  tellement variés et abandonnés de nos jours; certains sont devenus de vulgaires squats, dont le pire exemple que je connaisse se situe … en Espagne, à Saragoza, l’ancien stand-casino-hôtel de Montesblancos. Ma femme et mes filles adoraient cet endroit, et nous y avons passé de merveilleux moments en famille, à cette époque, complète et unie… J’y suis revenu, lors d’une virée avec Hélène ma sœur, et j’en ai pleuré de voir cette merveille vandalisée, aux vitres cassées, où l’herbe pousse à l’intérieur des superbes bâtiments, comme une ville après une attaque nucléaire.

 

J’en ai parlé avec mon ami Pierre Boutin créateur de Shoot-Off, car nous y avons partagé de nombreux moments, sans oublier le buffet pantagruélique de la station-service-hôtel-restaurant qui se situe au bas de la montée vers Montesblancos le Mont Blanc ibérique. Mon ami Yannick Vironneau n’a jamais oublié notre escapade lors que je l’avais inscrit aux Championnats d’Europe de Tir aux hélices pour la première fois de sa vie dans cette discipline. Il était passé à une hélice de la finale lors d’une session, et les espagnols au « betting » étaient morts de rire, en voyant le « débutant » sacrément doué tirer un deuxième coup dans un des morceaux d’une hélice touchée (bonne, donc), au risque de le faire sortir de la zone autorisée matérialisé par un grillage, comme on tire « le petit bout » à la FU. Quelle rigolade, sans oublier le matin où je l’avais aspergé de mousse à raser parce qu’il ne se levait pas de son lit. Il devait être (mal) habitué à ce que sa maman lui porte son café au lit. S’il lit cet article, je me planque….

Sortez vos mouchoirs, pour ceux qui connaissent !

https://www.youtube.com/watch?v=eBaWBREOBfI

 

RIP Qu’ils retrouvent le silence et reposent en paix, ces stands disparus !

 Villeneuve-sur-Lot, Bergerac, Cassis, la Roche-Couloir, Thiers, Bois d’Arcy, « Le grand Chatelaillon du passé », c’est la liste de ceux dont je me souviens le mieux, il en existe certainement plein à ajouter à cette liste, d’autres sont en souffrance, je le sais par radio-stand, réelles ou fake news, je sais pas. 

L’élite et le petit peuple, la France d’en bas, comme on nous appelle 

Dans l’article évoquant ma petite histoire au ball-trap, je suis revenu sur ma passion du tir et mon désir d’apprendre et de savoir tirer dans toutes les disciplines de l’époque, la FU, le PC, la FO, le SO, le double-trap. Le fait qu’il ne faille qu’une licence de l’ancienne FFT (lire article précédent ou rappel en fin de cet article ***) permettait au passionné que j’étais de ne pas rester de nombreux dimanches dans les mêmes galoches (j’aurais quand-même dû profiter davantage de ma famille, je me le reproche assez, même si mes femmes me suivaient parfois) poussait les tireurs à découvrir d’autres disciplines. Je ne supportais pas d’être le tireur d’une seule discipline, bon dans celle-ci et nul dans cette autre. Evidemment, c’était chaud au point de vue financier, déplacements et achat de fusil. Les faux-culs pensaient tout haut sans le dire:  » Quand veut être bon partout, on est bon nulle part »ou bien « C’est normal qu’il casse des plateaux, avec son pognon » On ne pêche pas l’ablette avec les cannes de carpiste bip-bip de mon pote Pascal Ivres (encore un malade quand il est motivé….) et on ne tire pas au skeet avec un fusil de fosse olympique, hélas ! 

Loisir ou olympisme, il a fallu choisir

La bataille d’ego et d’ambition personnelle a entraîné les séparation de la FFT en deux fédérations que nombre de tireurs (mais je fus peut-être le seul, qui sait ?)  ont pris comme la séparation entre la France d’en haut, olympique et mondiale, et … nous, les ploucs de la FFBT . Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat , nous avons nous aussi connu une fracture difficile à avaler, nous qui pensions pratiquer le même sport. C’était sans compter sur la puissance du Tir à la cible et ses multiples disciplines  possibles à un coût bien moindre. Il fallait au moins un bac + 2 (et encore) pour assimiler le fonctionnement de la FFT, de la FFBT, de la FITASC, de l’UIT, des fédérations internationales, des autorisations de possession et de transport d’arme d’un continent à un autre. 

Résultat des courses: les stands consacrés aux tirs olympiques, trop techniques, trop élitistes, trop onéreux et à faible rapport financier sont presque tous morts de leur « moche mort », laissant le champ libre aux Italiens, aux fabricants d’armes parfois regroupés dans de véritables capitales où chaque famille a un de ses membres dans cette industrie (Brescia, Gardone val Trompia, etc.) dont les stands (Lonato, Montecatini, Bologne) sont aussi parfaits que les parcours de golf écossais ou américains. La France a délibérément perdu la bataille de la FO, même si le SO s’accroche encore aux branches. J’ai l’impression qu’à partir du moment où il existe un stand fédéral français et un stand de prestige (je ne le connais pas encore) pour pouvoir obtenir les JO, tout le monde (hummmmm) est content, sauf les tireurs. Au skeet, les deux cabanes permettent de « tourner autour », ce qui constitue un premier signe d’ouverture, mais se contentent de deux lanceurs, au contraire de la FO, qui en nécessite 15 (…) mais qui permet peu d’ouverture vers autre chose, à cause d’un finalité unique et d’une espèce de repli sur soi des Olympiens qui n’aiment pas se mélanger au « vulgum pécus » , qui se traduit selon les différentes sources  par  Les ignorantsla massele commun des mortels » et même « le bétail humain » . Merci pour nous, pauvres tireurs de la campagne !

http://www.tavmontecatini.it/00/save.asp?cod=97

https://www.trapconcaverde.it/

 

Le skeet olympique et sa rigueur est la meilleure école pour vraiment apprendre à tenir un fusil 

Merci Guy Szewc, tes conseils ont fait des petits, et surtout des grands champions ! Je vais certainement faire hurler bon nombre de tireurs qui ont le sentiment de tout savoir et de tout gérer lorsqu’il s’agit de tirer en ayant épaulé son arme avant de commander son plateau, comme à la FU, la FO et le CS (on peut y partir épaulé, hélas …)  Il est fort dommage que ceux qui se prennent pour des vedettes, régionales ou nationales, et qui le sont parfois (dans ce cas, ils ont tout essayé, c’est certain)  à la FU, n’aient jamais osé tirer une série entière, et surtout plusieurs pour confirmer son impuissance, au SO par peur du ridicule et recherche de la facilité. Bien sûr, nous avons tous commencé à la « baluche » avec des séries de 10 plateaux pour gagner une bouteille de Pineau (je tirais en Charente…), une entrecôte (… et en gironde), ou une tête de veau (j’en ai gagné 3, un jour, dans un ball-trap près de Dol-de-Bretagne, bien emmerdé avec ça !). 

Thierry Bazin n’a pas oublié

Je n’avais pas revu Thierry depuis plus de 15 ou 20 ans, c’est donc avec joie que j’aie pu discuter avec lui et le voir tirer ce mercredi à Saint-Pierre-du-palais. P….., il est toujours un sacré bon tireur, sobre, modeste et efficace, tellement « facile » (signe de classe, à la mode Federer au tennis). Il y a longtemps, j’avais plus ou moins em….. la famille de Gérard Demay et Robert Diet pour que nous possédions une ou deux installations de Skeet Olympique dans le bois leur appartenant. Il a fallu un peu de temps, mais pas trop, même si je les bousculais un peu trop à leur goût. Yannick Vironneau et Pascal Ivres, entre autres, n’ont pas hésité, à l’époque, à venir tirer, désépaulés et contraints par le timer (prononcer taïmeur) (de zéro à 3 secondes avec obligation d’épauler seulement à la vue du plateau…pas un cadeau, croyez moi) et ils n’ont pas dû faire beaucoup de 25/25.  Mais apprendre de la bouche de Thierry Bazin  (au palmarès incroyable depuis des lustres) que mes conseils (ne faisant que répéter ce que avais appris de Guy, mon père spirituel) étaient ancrés dans sa mémoire de manière indélébile, m’a offert une espèce d’électro-choc, je dirais même, si j’osais, un début d’érec…… C’est trop d’honneur, mais je l’accepte quand-même ! Il tire avec un Zoli en 1/4, 1/4 de choc avec un canon de 86 cm, tellement long, que, comme dit mon pote pascal, il lui faut deux housses pour le protéger. J’avais commencé cet article dans l’intention de donner un avis sur le Compak Sporting, ce sera pour le prochain, si une envie soudaine ne vient pas contrarier mon plan.

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Les postes de tir du CS nous forcent à un repli sur soi-même, c’est bien dommage !

*** Je cite le document officiel ©FFTIR

« En 1896, à l’initiative de Pierre de Coubertin, le tir devient une discipline olympique. Le 18 février 1953, l’Union des Sociétés de Tir de France change de nom pour devenir la Fédération Française des Sociétés de Tir.

Le 15 mars 1967, l’Union des Sociétés de Tir fusionne avec la Fédération Française de Tir aux Armes de Chasse pour devenir la Fédération Française de Tir  (FFTir). Juridiquement, la fédération est une association régie par la Loi de juillet 1901 qui regroupe l’ensemble des clubs de tir en France. Elle sera reconnue d’utilité publique le 1er octobre 1971.

Après la création dissidente le 15 juillet 1985, de la Fédération Française de Ball Trap, elle perdra une partie des disciplines tirées aux armes de chasse, mais conservera la gestion des trois disciplines olympiques de tir au plateau (Fosse, Skeet et Double Trap). »  LFédération Française de Ball Trap  se voit confier les disciplines de Ball Trap non olympiques (FUPCCSDTL, le Sanglier Courant et les Hélices) puis toutes les disciplines plateaux.

Depuis 1994, la FFTIR reconnue par la Fédération Internationale du Tir Sportif ( ISSF, ex UIT ) reprend toutes les disciplines olympiques, la FO, le DT ainsi que le Skeet.

( 24 juin, 2020 )

Qui c’est le (petit) patron, non mais ? Peut-on tirer dans toutes les disciplines ?

 

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C’est avec un grand plaisir que je vois la courbe de vos visites monter, monter, depuis mon premier article sur le ball-trap, il y a seulement quelques jours. Mon but n’est toujours pas de « me la péter » d’une manière ou d’une autre, mais simplement d’essayer d’aider les nouveaux licenciés, mais aussi ceux qui ont de la bouteille: ils sont nombreux à croire qu’ils n’ont pas besoin de conseils (désintéressés) , qu’ils sont meilleurs tireur que moi. Ils ont raison pour la plupart mais il ne faut pas oublier que rien n’est taillé dans le marbre, que progresser ou régresser font partie de la vie.

Comme je ne connais pas de meilleure expérience que la mienne, je ne peux partager que ce que je connais bien et il me semble que je peux me le permettre; en effet si le palmarès de ma carrière de tireur n’atteint aucun sommet, juste quelques petites collines, j’ai au moins essayé, j’y ai laissé des plumes, mais pas que, des illusions, parfois versé des larmes de joie ou de rage et le résumé de mes résultats obtenus pendant ces longues et coûteuses années de compétition vont le démontrer. Il est bien évident que vous allez penser qu’il n’y a pas de quoi se br….. devant ces classements du bon petit tireur départemental que j’étais. Ils démontrent seulement qu’il est possible, à condition de se lancer dans l’inconnu et de s’en donner les moyens, d’acquérir une petite expérience et de se voir un peu reconnu dans ce sport où l’humilité doit être la règle (notez-le dans un coin de votre cerveau…).

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Palmarès au Parcours de chasse, de mémoire incomplète et en toute modestie de tireur régional moyen.

1ère médaille bronze 3e série ligue en 79, quelques autres médailles ont suivi. Entrée au Club France en 1982 à la 3e sélection d’Alençon, après Villeneuve-sur-Lot, je crois, et …. 7 fois 2e scratch aux Ligue grrrrr, put…. de Yannick, le meilleur tireur de grives au cul levé sur l’île de Ré, ce qui lui évitait de gaspiller des cartouches à l’entraînement ! Plusieurs médailles d’or en équipe de club avec BTC Saint-Pierre

Club France PC en 1990 avec Cassis, Bergerac (5e) et La Cerisaille. C’est la même année que 15 jours après ma 5e place à la 2e sélection de Bergerac de PC, je terminais premier ex-aequo avec André Petit-Roche à Gonesse sur le score de 192/200 en FU, (mon ultime plafond de verre, jamais égalé, 95 + 97, et devant 200 tireurs. Ceci  a bien embêté les sélectionneurs pour l’Europe FU dans la foulée, à Villamoura ; j’y ai à peu près amorti les frais engagés par la FFBT en terminant 5e de La coupe du Monde FU avec 3 compétitions : Monde à Lonato (182, Italie) (à mes frais), Europe (177) à Villamoura (Faro Portugal) et Grand Prix Fitasc d’Olivenza (175) par plus de 50 ° à l’ombre) en Espagne, aux frais de la princesse. En tant d’années de tir, on peut dire que je n’ai pas abusé des sous de la FFBT, ayant tellement cotisé……

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Voila, il faut savoir reconnaître sa médiocrité et je le fais sans honte ni douleur excessive. On est bien loin de nos champions du passé ou actuels mais il faut malgré tout préciser que pour la plupart, ceux-ci sont propriétaires ou gérants de clubs de ball-trap, ce qui constitue depuis toujours un avantage considérable par rapport à celui qui en chie toute la semaine et qui tire, le dimanche, pour se faire plaisir, enfin, en principe, car on perd plus souvent qu’on ne gagne, comme au golf où des milliardaires de ce sport n’ont jamais remporté un tournoi de Grand Chelem, ni même un tournoi parfois.

Les stars du CS, du PC, de la FU et du DTL (…) sont choyées, couvées par les grandes marques (souvent italiennes) de fusil et de cartouches. Le tir leur rapporte beaucoup d’argent, les fait vivre comme des princes.  (NOTE JF: ne pas oublier de cotiser à une future retraite, les avantages en nature n’ont qu’une courte durée de vie , les cas douloureux d’après carrière ne sont pas rares…) J’adore une expression qui peut servir de base à toute évolution, et en particulier aux tireurs : « Plus la montée est rapide, plus la chute est brutale ! » Ne jamais oublier cette évidence. J’y reviendrai lorsque j’aborderai les différentes disciplines du ball-trap enfin celles concernées par la FFBT. Je dirai quelques mots sur les disciplines  que gère la FFT (la France d’en Haut ?) qui sont olympiques car, selon mon avis, bien mieux et uniformément réglementées dans tous les pays du Monde. 

Pour le moment, c’est l’heure de mon fromage blanc à 3% de matières grasses, un fruit, 3 cuillères à soupe de musli, 120 cl de lait écrémé, et d’un petit café. Elle est pas belle, la vie ? Alors, la suite au prochain article, ok ?

 

 

 

( 23 juin, 2020 )

Ball-Trap: L’éternelle question du choix de la discipline et de son arme

 

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Il est (en principe) plus facile pour un chasseur de s’offrir ou se faire offrir un fusil pour « nourrir » sa petite famille en gibier sauvage (…) que de choisir le « bon fusil » pour pratiquer le ball-trap. Il y a tellement de choix selon son prix (le premier problème), la marque, les conseils des copains, les visites sur le Net, la pub des fabricants et des armuriers, les salons chasse-pêche, sans oublier la mode avec l’incontournable :« C’est ça qu’il te faut, c’est le meilleur ! » Comme pour choisir une femme, ou un homme, tout est question de réflexion, de goût et je dirais même, sans chercher à choquer… de moyens. Qui pourrait espérer partager la vie d’une star de cinéma ou rouler en Porsche en gagnant un peu plus de 1000 balles par mois ? Personne, bien sûr. C’est pourtant, depuis des décennies, la question que ne se posent pas un grand nombre de tireurs, prêts à laisser un morceau de leur chemise, et une bonne part des revenus du ménage pour leur passion.

C’est pas l’homme qui prend la mer, comme c’est pas le fusil qui fait le tireur

L’éternelle question « Pourquoi pas moi ? «  fait partie de toutes les récriminations de chacun d’entre nous, et c’est particulièrement vrai pour le choix des armes. Un fusil, s’il représente un achat important, bien plus qu’un frigo, qu’un nouveau canapé pour la maison, ou qu’une télé HD, n’a pas la même influence sur la vie courante que l’achat d’une voiture, d’un appartement ou une nouvelle bagnole  (surtout électrique, une vraie folie). Un fusil fait partie de ces achats importants, mais pas vitaux, dans le sens où il n’est qu’un simple outil permettant une activité spécifique, ni plus, ni moins. Ce n’est pas une oeuvre d’art, sauf pour les tireurs très aisés qui peuvent se faire faire une arme sur mesure, en choisissant ses bois, son canon, sa crosse. Et à ce sujet, j’ai un avis, c’est qu’avec un fusil très cher et les cartouches les plus chères du marché, les bulles sont encore plus douloureuses et sources de moquerie. Avec mon expérience d’un passé pas si lointain, il faut l’assurer, son arme de quasi-collection sur le pas de tir ! Autant tout le monde se fout que vous fassiez des bulles avec un semi-automatique à part le fait qu’on emmerde tout le monde en éjectant les douilles n’importe où, autant les « copains » vont se régaler de vous voir manquer des plateaux avec un fusil aux gravures d’argent ou d’or, et au bois de tableau de bord d’une Rolls-Royce.

Les « vraies » questions à se poser et les réponses à y apporter

Pour moi, c’est assez simple, au moins dans la chronologie de la pratique du tir sportif avec une arme de catégorie C : « arme d’épaule avec un coup par canon ».

1/ Il faut savoir plusieurs choses avant de se lancer et de faire un choix: en premier lieu, observer discrètement, sans poser trop de questions, car alors c’est parti pour 10 minutes du bla-bla je’m la pète, ce que les tireurs utilisent.

2/ Aller voir un armurier, un vrai, pour voir et éventuellement prendre en main un des fusils de la marque presque choisie, ce premier contact est très important, car il faut déjà savoir que ce premier fusil ne sera sûrement pas le dernier, comme jadis on gardait toute sa vie le vieux juxtaposé du papy, comme un trésor. Il ne s’agit pas ici « d’obsolescence programmée » (quoique…) mais de changement d’humeur dans les années ou les mois qui suivront cet achat. Un point primordial, selon moi, est d’éviter de se lancer tout de suite dans l’achat d’un fusil neuf pour le tester et se tester. Par définition, un fusil neuf est … neuf, et dès qu’il aura tiré une cartouche, il ne le sera plus, off course ! Donc pas question de l’essayer, ce qui s’avère possible avec une occase si l’armurier vous le propose, ce que je recommande fortement.

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Mon père disait toujours qu’il ne faut pas dépenser plus d’argent qu’on en gagne, je l’ai écouté. C’est un Beretta Sporting 692 d’occase (bonne occase)

 

3/ Passons sur la mise en conformité, condition sine qua none pour une éventuelle réussite, et là, seul un bon armurier metteur au point fera le nécessaire mais indispensable. Un fusil, ne n’est pas une canne à pêche qu’il suffit de choisir dans la rayon « pêche à la carpe ou au carnassier ».

4/ Quelle discipline vais-je choisi, la fosse, le parcours de chasse, le DTL, le Compak Sporting, est-ce que je veux chasser avec mon fusil de trap ? Voila les emmerdements qui commencent car si vous écoutez radio-Stand les « grands tireurs du dimanche » vont vous certifier qu’un bon fusil va vous permettre de tirer à tout et partout, c’est faux ! Bien sûr, comme une voiture qui doit pouvoir rouler aussi bien sur la route sèche, que sur la neige (…), lentement, vite, en plaine, en montagne, sur autoroute ou sur départementale avec du vent ou sous la pluie, il est possible de tirer à tout avec son arme. Mais pour ce qui est de la qualité du tir et de la recherche de la performance (qui prend du temps) ce n’est que le bon (pour ne pas dire excellent) tireur qui saura s’en sortir honorablement, ou mieux, dans plusieurs disciplines avec un seul fusil (souvent pour s’amuser donc sans risque d’échec). Deux disciplines seulement peuvent être envisagées avec la même armes aux mêmes réglages, le PC et le CS, ce qui inclue également la chasse si on a choisi une arme maniable et pas trop pénible à trimbaler dans les sous-bois. 

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A la fosse on a presque le temps de se recoiffer (non, j’déconne) 

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Pascal et Manu Ivres se tirent la bourre (…) au stand de Sore dans les Landes

Au Compak Sporting, il faut savoir « tout » bien faire

5/ Est-il possible de réussir le périlleux voyage fosse-parcours ou parcours (chasse)-fosse ? Je dirais sans hésitation qu’un spécialiste de la fosse universelle aura beaucoup de mal à « bien » tirer au PC ou au CS, d’autant plus que, le plus souvent,  l’initiation s’est faite à la botte de paille. A la fosse, le tireur doit atteindre un niveau de machine à casser qui oublie tout, qui ne se laisse pas perturber par une mouche qui pète ou un « copain » qui tousse… Dans les autres disciplines, même si on a, apparemment, l’avantage de connaître plus ou moins la trajectoire du plateau, les décisions à prendre avant de lâcher son coup de fusil, pendant et même après, sont bien plus nombreuses et techniques. Les chasseurs sont en général beaucoup plus efficaces pour un tir instinctif sur un gibier qui les surprend que pour le tir de beaux oiseaux en battue qui nécessite un long apprentissage et une bonne technique. Mais surtout, celui qui se pense, à tort ou à raison, excellent tireur de fosse ne s’aventure pas à faire de la compète au PC, ce qui l’éloignerait bien trop de sa zone de confort.

J’ai justement ce qui a pu me poser des problèmes dans le passé, car on ne peut pas être bon partout quand on est un bon petit tireur au niveau régional. Mais ceci est une autre histoire que j’aborderai dans un prochain article, j’ai une crampe aux doigts….. salut les amis tireurs. 

( 21 juin, 2020 )

Après radio-bistrot, radio-stand de tir n’est pas mal non plus dans le genre !

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Et si nous cessions de dire des conneries ?

Nous connaissons tous les brèves de comptoir, ces citations anonymes du Français moyen, dites sur un ton péremptoire, professoral, scientifique ou…. alcoolisé, qui ont pour seul but d’amuser et épater la galerie (pas toujours d’art…). Pour le foot on sait que nous sommes 67 millions de sélectionneurs, en politique, chacun a sa propre (…) « star » (souvent les plus grandes gueules d’opposition), mais sur les stands de ball-trap on peut entendre tellement de conneries sur la pratique du tir qu’il faut savoir mettre son casque et s’éloigner un peu des groupes pour se forger sa propre opinion.

 La formation et l’apprentissage a la technique de base sont délaissées

Si on a son permis de conduire, c’est bien parce qu’un moniteur nous a enseigné les règles fondamentales, quand on apprend à faire du vélo, il faut bien que papa tienne la selle quand on enlève, pour la première fois, les petites roues qui sauvent, quand on apprend à nager il est assez important que le moniteur vous mette la main sous le ventre et vous guide avec sa perche du bord de la piscine (pour ne pas … se mouiller, ha, ha), l’apprentissage de l’amour est plus efficace avec une professionnelle ou semi-professionnelle, au moins avec une partenaire expérimentée, aussi nommée « couguar », qu’avec sa petite amie où la maladresse des deux amoureux peut laisser de graves séquelles pour la vie. 

C’est exactement ce qui se passe au ball-trap ou à la chasse, où il ne suffit pas de passer chez son armurier et de prendre licence ou permis pour détenir la vérité et devenir le champion qu’on est certain d’être déjà. Malheureusement, l’ignorance fait, là aussi, des ravages et des ravages qui ont la vie dure. Tant qu’on n’a pas essayé de comprendre, on ne sait rien, et c’est bien normal, nous ne sommes pas des génies.

En allant faire contrôler ma santé et faire signer ma licence par mon ami médecin Pierre C….., j’ai pu mettre le doigt sur l’ignorance d’un amoureux de la voile par rapport à un tireur de ball-trap. Il connaît les manœuvres à effectuer et tous les détails à régler pour prendre le bon vent, mais il ignorait qu’un fusil devait être mis en conformité pour chaque tireur. Il pensait : « T’achètes un fusil et tu pars à la chasse, quoi, c’est pas difficile » ! « Mais oui docteur, c’est ça », ai-je répondu, « Tu mesures 1.85 ou 90 je sais pas, et moi, 1.76, comment veux-tu, avec la longueur de tes bras qu’il n’y ait pas quelque chose à faire sur ton arme ?  » Imagine que je te pique ton bateau (je sais où il est amarré, hé, hé) , que je détache le bout et que j’essaye de prendre la mer (ou le lac) sans rien savoir du maniement d’un voilier, crois-tu que je puisse quitter le port ? «   Mon explication a commencé à lui ouvrir les yeux, ce que beaucoup de tireurs ne font pas, hélas. 

L’armurier ne peut pas tout faire

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Stéphane Tillard, Yannick Vironneau (Club de Saint-Médard/ Saint-Pierre) , David Autier, des copains de Cercle de tir Dyonisien

La chasse et le tir doivent suivre deux règles fondamentales: la sécurité pour les autres et pour soi-même, et l’humilité. Si la première est à peu près bien assimilée, ce n’est pas le cas de la seconde, l’humilité n’ayant jamais été la qualité première du Français en général et du tireur en particulier. Mais il ne faut jamais oublier qu’il devrait être interdit (…) de donner des conseils à la con au moindre tireur qui débute ou qui rame si on ne sait pas de quoi on parle. « Mon fusil est le meilleur sur le marché, mes cartouches n’ont pas d’équivalent, faut pointer son canon là, faut voir de la bande, faut tirer ras-de-bande, les meilleurs chocs sont demi et plein, faut attaquer à la cabane, ton fusil ne te va pas, il est mal réglé, t’est devant, t’es dessus, t’es derrière, t’es dessous. Putain, que c’est saoulant ! Mon ami Yannick Vironneau un formidable tireur de parcours de chasse et de Compak Sporting depuis plus de 30 ans avec lequel je discutai à la fin de la journée à Saint-Pierre -du-Palais (un des rares stands des alentours à permettre de tâter à toutes les disciplines, FU, PC, CS, et à progresser) m’avouait : « Quand je tire, que je manque un plateau et qu’un pinpin derrière moi me dit :’T'es derrière, je lui réponds que s’il est capable de me dire pourquoi j’étais en retard sur mon plateau, mauvaise attaque, mauvais jugement de trajectoire, mal épaulé, mauvaise position des pieds, etc., ok, je veux bien t’entendre, sinon, tu fermes ta gueule, d’accord ? » 

Tous les tireurs croient détenir la vérité

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Les deux stars du coin, Guillaume et Alexandre Gay

La seule vérité, c’est d’avoir acquis ce qu’on appelle la « technique de base », et ça, ça s’apprend avec ceux qui savent, pas avec les dizaines de « maîtres-tireurs-bidons sans diplôme » qui hantent les stands de tir. Avant de cesser de tirer en 2005, j’avais passé et obtenu mon Brevet d’Etat d’éducation Sportive option Tir au Creps de Talence ( j’y étais le plus vieil élève et même plus âgé que le doyen, ha, ha). Pour donner une idée de l’infinie connerie de certains, j’ai une petite anecdote qui m’a bien pourri la vie à cette époque. J’avais un peu pris en main un mec de Saint-Denis nul au ball-trap qui faisait tout à l’envers, et qui surtout, n’en faisait qu’à sa tête. Y’avait du boulot, mais petit à petit, ses complexes ont assez vite disparu, la technique de base ayant fait son oeuvre, il se mit à réaliser de bons scores de tireur départemental moyen. Que croyez-vous qu’il arrivât ? Et bien, il cessa de me parler, car entre temps j’avais mis le pied sur le frein au niveau du tir, et comme il tirait « bien mieux que moi », il ne pouvait pas avouer ce qu’il me devait. Je reviendrai dans un prochain article sur les sensations d’une première semaine de reprise, après 15 années en sommeil forcé.  

( 20 juin, 2020 )

Ball-Trap: après 15 ans d’arrêt, la reprise s’avère délicate… et douloureuse

Sore18-6-20

Coucou me revoilà, non, je ne suis pas (encore) mort. 

J’ai tenu à commencer cette nouvelle rubrique par une photo sur laquelle j’ai l’air serein et heureux, ça, c’est fait. Maintenant, les ennuis commencent, car après avoir pris ma dernière licence de ball-trap en … 2005, le virus (l’autre, pas la Covid 19) du tir au fusil s’est à nouveau emparé de mon corps et surtout de mon mental. 

C’est à Ychoux que tout a (re)commencé en 2019, lorsque je suis allé encourager mon amie Stéphanie Neau au Championnat du Monde qui s’est déroulé à Ychoux dans les Landes (lire un précédent article).

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Elle allait y remporter une belle médaille et le titre tant envié de vainqueure de la Coupe du Monde 2019 de Fosse Universelle après celle d’Europe un peu plus tôt dans la saison. Quel bonheur de la regarder broyer ses plateaux, sans aide extérieure, sans esbroufe et avec tant de modestie, un pur régal ! Pour la première fois depuis 15 longues années (assez délicates sur un plan personnel et financier), je retrouvai l’odeur de la poudre brûlée que j’aime tant, et l’ambiance de la compétition qui m’a tant manquée. 

Les voyages étant impossibles, la reprise du tir  est un excellent palliatif 

Comprenant que pour 2020, c’est foutu en projet de voyage, j’avais heureusement un peu anticipé en passant deux mois merveilleux à Pattaya en Thaïlande,

Y Yooe_09 ThaÏ 18-12-19_03 Suzuki 125cc3 SPC512-13_04 Sara et Jacques mardi_03 Siam Golf-1 Point de vue_10 Point de vue_07 Noël Joli bleu ciel Naklua market_29 IMG_20200121_173206 Hard Rock Festival soir_19 Buakhao Market_20 Bang Saray Beach_49 Soins Siam Golf-1_03 Gare des bus_15 ThaÏ 18-12-19_11

je me demandai ce que j’allais bien pouvoir faire de ma nouvelle carcasse amaigrie, afin de ne pas trop sentir le renfermé en tournant en rond dans ma caverne. Le superbe mois de mai et quelques heures au bord de la piscine m’ont aidé à retrouver le bronzage « durement » acquis au Pays du sourire, et donc, un beau matin, je me décidai à chercher un fusil en fonction de mes moyens. Je ne suis pas né de la dernière bulle et je sais bien que le prix ou la mode ne font pas le bon tireur, et c’est même le contraire qui se produit le plus souvent. Et j’ai trouvé ce que je recherchais toujours grâce à ma Stéphanie dont j’ai suivi les conseils plus qu’avisés, ne voulant surtout pas couper le lieu quasiment paternel que j’ai noué il y a si longtemps avec elle. J’ai donc retrouvé la marque de mes premières amours, Beretta, une des deux entreprises italiennes, avec Perazzi (hors de prix de nos jours pour un retraité) avec lesquelles j’avais eu le chance de me faire fabriquer deux fusils sur mesure du temps où je cassais… un peu, à la FU, la FO, Le SO et le PC, rien que ça ! Chez Beretta à Gardone Val Trompia, j’avais eu le bonheur d’y aller avec ma Chantal, (décédée en 1996  le jour de ses 45 ans) la maman de mes filles Anna et Sara . En bon Italien, notre hôte avait particulièrement apprécié la belle chevelure brune, et les grands yeux noirs de ma femme, mais peut-être était-ce seulement le sens de l’hospitalité et la courtoisie… Un sacré bon souvenir, en tout cas.

Le Ball-trap 3.0

Tout ça, c’était avant, car le tir a changé d’ère pour entrer dans un autre siècle. Car la modernité et la course au profit ont gagné du terrain, le prix des armes s’est multiplié par 2, 3 ou davantage, le prix des cartouches par deux ou presque et la liste des stands français s’est transformée. De nombreux clubs ont disparu, par la faute de riverains qui après avoir acheté un morceau de terrain pas cher à cause de la proximité d’un stand de tir, se sont regroupés en asso de défense (d’interdiction) pour en exiger la fermeture totale ou partielle . Il s’est produit la même chose en zones inondables. Un de mes stands préférés, si ce n’est « le », est dans ce cas, le BTC Chatelaillon en Charente-Maritime, une usine à champions, alors que sous l’impulsion de maire Léonard, la notoriété de la ville avait grandement dépassé les frontières. Quand ce ne sont pas les riverains, ce sont parfois les éleveurs de moutons qui « rassemblent » leurs troupes (et leur troupeau) pour empêcher de beaux projets sportifs de voir le jour. La France quoi, comme dab !

Les Landes, son sable et ses pins, terre d’accueil

Ces considérations ont constitué du pain béni pour le département des Landes où les nouveaux clubs ont largement profité des immenses étendus sans la moindre habitation. Avec de l’envie, et certainement beaucoup d’argent, ce ne sont pas des cèpes qui ont poussé dans le sable, ni des asperges, mais des installations exceptionnelles pour les tireurs passionnés. Après Ychoux pour la fosse, j’ai découvert le stand de Sore et je dois affirmer que le choc fut assez « violent ». Après avoir découvert des stands merveilleux de modernité à , pour n’en citer que quelques uns, j’ai eu la sensation d’entrer dans une nouvelle ère, celle du Compak Sporting. Les règles du jeu de cette discipline (la seule dans laquelle je n’ai jamais remporté la moindre médaille, car j’ai arrêté de tirer au tout début du CS), permettent de passer des centaines de tireurs aussi bien en compète qu’à l’entraînement, une aubaine pour les investisseurs. Chacun y trouve dons son compte, en perdant un peu de convivialité et aussi…. de tendresse.  Il faut se battre pour survivre, quant à gagner sa vie avec le Ball-Trap, faut oublier pour 99 % des tireurs….

Dans un prochain post, je raconterai les conditions de ma reprise, mes doutes, et je ferai un petit commentaire(aïe)  sur les stands visités.. et parfois testés. 

A venir donc,  les stands: Saint Pierre du Palais (17), Sore (40), Cognac (16). Une rencontre: 2 heures de travail avec Marie Meunier véritable passionnée et mémoire photographique de la Ligue Poitou Charente et au -delà.  Les sensations  du retour au tir sportif… si ça bouge !

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( 18 mars, 2018 )

#balancelesvieuxtrucsdetongrenier#viensmangeravecnous#allonsboireuncoup

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Ce dimanche 18 mars, j’étais sous la douche quand j’ai entendu quelqu’un m’appeler: j’ai cherché un moment, avec de la mousse à raser sur les joues et suivant la voix (Jeanne, au secours) je suis arrivé dans ma chambre. M’approchant de plus en plus de mon fauteuil la voix se faisait plus précise, et semblait provenir d’un de mes sacs photo. Ca disait: » Dis donc, patron, ça fait longtemps que tu n’as pas mis ton index sur mon déclencheur, faudrait peut-être que tu te bouges, t’es certainement rouillé ! » Incroyable, mon appareil photo qui ramenait son objectif, mais où va-t-on ?

La page Facebook de Ville de Saint-Denis-de-Pile m’avait alerté [Vide-Grenier] Le Comité des Fêtes organise un vide-grenier ce dimanche, de 10h à 18h à la Maison de l’Isle. Vous pourrez y retrouver, en outre des étalages d’objets, des jeux pour les enfants, une buvette et des balades à poney. 

Je me suis dit que puisque j’y étais contraint par mon meilleur ami, je ne pouvais faire autrement, et c’est bizarre toutes les personnes et amis rencontrés m’ont posé la même question : »Tu te remets à la photo ? » Ben non, je vais faire un tennis, ha, ha.

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( 14 mai, 2017 )

La Foire de la Saint-Fort a fait doubler la population pendant quelques heures.

 

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J’ai craqué vers 17 heures,après huit heures passées dans le centre-ville et au coeur de la foire. Je n’ai pas tout vu jusqu’à la fin, j’ai zappé la remise des prix au Club Canin, j’espère que Jean-Jacques et Brigitte ne vont pas m’envoyer un de leurs pensionnaires…  Crevé, oui, mais heureusement je n’avais pas fait la « foire de la soif » car il y avait pas mal d’endroits et de « pièges » à éviter. A part les inévitables râleurs jamais contents, cette 142e édition semble avoir atteint ses objectifs, d’autant plus que, contrairement aux prévisions, il a fait un temps superbe. Il ne pleut jamais pour la Saint-Fort, même si à chaque fois, une ou deux averses bidon viennent foutre la trouille aux organisateurs et aux exposants. Et bonne nouvelle, enfin je l’espère pour vous, j’ai pris quelques photos que je vous propose sous plusieurs thèmes. Qu’est-ce qu’on dit ?

Dans les rues

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Animations repas

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Elus les « huiles »

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Les exposants, enfin, une partie…

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Bougeons avec la foire 

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