( 26 juillet, 2020 )

Voyage en terres inconnues au royaume du parcours de chasse. Partie 3: le BTC Le Rabot

 

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Au cours de ma déjà longue vie, j’ai eu l’occasion et la chance de découvrir et de visiter de nombreux endroits du monde qu’on ne peut voir, normalement, qu’à la télévision. Pour ceux que cela pourrait tenter, je vais choisir un certain nombre d’entre eux et les ajouter en fin de ce message. Ils font partie de l’histoire d’un pays, de ses sites incontournables qui attirent les touristes comme la confiture attire les guêpes, ils ont plus ou moins souffert des ravages du temps; ils ont parfois été les victimes d’un climat en colère, de la guerre ou de fous furieux, religieux ou pas, ne laissant, après leur passage,  que des larmes et des plaques de marbre comportant des centaines de noms gravés, en leur mémoire. 

Pour moi, la Mecque du parcours de chasse, c’est le BTC Le Rabot

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La situation géographique en plein cœur de cette si belle, si riche, si giboyeuse et si sauvegardée région française qu’est la Sologne, le sentiment de calme et de zénitude que l’on ressent au milieu des bois de ce site dédié aux chasseurs et tireurs de plateaux (ce sont souvent les mêmes) , l’accueil tout en délicatesse dans le décor raffiné du Club House, font que ce stand fait partie de mes deux préférés, le BTC Chatelaillon (pour des raisons sportives et sentimentales) et donc le BTC Le Rabot (pareil) ! Et bizarrement, ces deux bijoux, même s’ils ne sont pas les seuls dans ce cas, ont souffert du même mal, un con…d qui veut se faire du fric en leur intentant des procès au long cours : « Je veux le voir fermer ce maudit stand de tir, c’est le but de ma vie » ! se vantent-ils auprès de leurs « amis », ni chasseurs ni tireurs évidemment, on ne mélange pas les abrutis et les passionnés d’un sport qui fait connaître et vivre une région toute entière, et qu’un pauvre mec veut tuer. On arrête bien des chantiers de plusieurs milliards à cause de la présence d’un papillon d’une espèce rare (qui saurait certainement faire quelques kilomètres pour ne pas être dérangé par le bruit des engins…..), alors n’importe quel peigne-c…, peut bien réduire à néant toute une économie locale. Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fout … les abeilles !

« Ce serait le parcours de chasse du passé, on ne tire plus comme ça maintenant », selon les nouveaux tireurs, ceux du XXIe siècle qui n’ont pas connu cette époque où l’on tirait des plateaux dont les trajectoires ressemblaient vraiment au vol ou à la course folle d’oiseaux et de gibier réel. Mon ami Michel Riboulet (vous voyez qui c’est ? Un petit jeune qui monte…) me disait il y a quelques jours, juste avant de partir, que le PC n’en aurait bientôt plus que le nom et devenait petit à petit, insidieusement, de la « géométrie dans l’espace » .  Les stars actuelles du PC et du CS sont devenus tellement infaillibles et professionnels que les scores rejoignent ceux de la FU, de la FO et du SO où chaque bulle fait reculer de 20 places supplémentaires. Je trouve cela un peu, (très) dommage, j’ai bien peur que seuls les grands champions s’amusent…. pendant que les petits… cotisent ! Même les dotations lors des compétitions que je redécouvre depuis ma reprise après plus de 20 ans d’arrêt ne semblent parfois destinées qu’à attirer les tout meilleurs qui ne daignent se déplacer que pour le fusil promis au premier. Quant aux autres ils pourront raconter qu’ils ont participé à une « magnifique compétition », qu’ils ont tiré et vu (pendant longtemps, jusqu’à ce qu’ils se posent….) des plateaux « extraordinaires », et que même s’ils ont cassé la moitié des plateaux proposés (il arrive que la moitié des engagés cassent à peine la moitié des 200 plateaux, quel « bonheur » de participer, comme disait le guignol de baron de Coubertin qui a appris aux sportifs français la « culture de la défaite »…)

Les tracés modernes contre les anciens, c’est un choix, mais c’est que du bonheur de ne pas choisir. 

La différence est ténue entre les deux styles de tir au PC, et elle se joue surtout au niveau de trajectoires totalement surprenantes de rabbits, volant ou courant sur l’eau, de plateaux paraboliques pour lesquelles il faut tirer devant en swinguant latéralement et verticalement, à une distance presque ridicule parfois. Il faut comprendre la trajectoire qui ressemble au vol d’une palombe déjà blessée, qui apporte un ver à ses petits,  qui souffre d’une maladie incurable, qui a perdu le sens de l’orientation et la mémoire, qui ne sait plus si elle vole ou si elle court ou saute de branche en branche. Vous l’avez certainement compris, ça peut rendre fou n’importe qui, le parcours de chasse, si on n’est pas bon en géométrie, si on est moyen, si la vue a baissé, si le corps est un peu raide et si la pression est trop grande. Heureusement, quand le score est ridicule, c’est plutôt la pression prise au bar qui va s’avérer utile…

Et le tir et le stand, alors ?

Il est des personnages incontournables et que nous avons la sensation de tous connaître , c’est le cas de la fameuse Lolita Poirier !

C’est elle qui nous a accueillis, Hélène et moi ce jeudi 24, pour la dernière étape de notre ball-trap-trip après le Sologne Shooting Club et le Chêne Rond Shooting Club. Je n’ai pour seul regret que le fait de ne pas avoir pu rencontrer la star des shooting, Charles Bardou au palmarès long comme un jour sans ball-trap, connu de tous les tireurs, même de ceux de mon club le CTD Cercle de Tir Dyonisien (Saint-Denis-de-Pile en Gironde). J’ai eu malgré tout l’honneur et le bonheur de tirer avec Alain Gendreau 

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qui n’a jamais cherché à m’en mettre plein le vue, s’est montré tout à fait délicieux avec ma sœur et moi, lui que nous ne connaissions pas la veille. Lolita, c’est quelqu’un, et non contente de porter le même nom que ma maman, (Colette Poirier), elle semble graviter dans le milieu du tir comme une maman cane au milieu de ses petits, je l’ai immédiatement adorée (étonnant, non, pour le vieux mâle solitaire que je suis devenu ?) Nous avons dû lui plaire aussi puisqu’elle a appliqué le tarif « passion ball-trap » pour les plateaux tirés. Maligne, la Lolita, on attire pas les mouches avec du vinaigre et elle veut que je revienne à Vouzon (quoi, j’ai pas le droit de croire au Père Noël ?)

En voiture électrique, avec Mathieu, dans mon Paradis à moi que j’ai ! (comme dit Canteloup avec la voix de Sarko)

Chouette, je n’allais pas tirer tout seul, et ça change tout ! Passée l’émotion de retrouver ce petit chemin entre les arbres, de longer l’immense étang dont je garde de merveilleux souvenirs et de belles séances de fou-rire, nous nous sommes arrêtés à chaque parcours afin de tirer sur un ou deux postes, des plateaux à trajectoires « humaines », à des distances normales quoique parfois « plus qu’honorables » (prends garde à la tour !). On a tiré sur l’eau, dans les bois, en plaine, sur les parcours de la bécassine, de la bécasse, du chêne, du genêt, de la perdrix, normal, difficile ou très difficile (sur le plan, on peut choisir) , on s’en moquait, ou allait partout, quel pied ! Hélène n’en revenait pas de cette sensation d’être dans un autre monde, celui des arbres et du silence, sauf au moment des tirs étouffés par la forêt si dense. On ne peut plus tirer, hélas, sur les mythiques parcours des étangs et de la sarcelle, il semble que ce soit la résonance des tirs au dessus de l’eau qui empêche le voisin irascible de faire la sieste, p…. fait ch… ! 

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Je tire quelques leçons de cette virée en terres presque oubliées sur le sentier du ball-trap (pas de la gloire, malheureusement): d’abord, j’adore le parcours de chasse, le pense même que cette discipline peut faire progresser au CS  car le fait de partir désépaulé au PC apprend à ne pas se précipiter (on a le temps même au CS de s’appliquer). Je vois aussi qu’épauler avant la sortie de plateau n’a pas que des avantages, car on bondit comme un fauve, ce qui est le cas le plus fréquent (ce que je n’aime pas, c’est comme si on mettait un poisson à l’hameçon avant de le sortir de l’eau) , et on ne sait pas « couler » et suivre un plateau avant de le rattraper et le dépasser, ce qui est pour moi le secret du tir. Mais je peux me tromper, il y a autant d’avis que de tireurs ! Je n’irai plus jamais tirer seul à l’entraînement, ça ne vaut rien, seuls les grands qui ne veulent pas perdre la main mettent le système en automatique et ont besoin de tirer la série de 25 plateaux en suivant en 5 minutes ou moins si affinités et spectateurs….énamourés. L’idéal est de partir à 3, un à la zapette, un au fusil et un qui corrige, s’il le peut, les erreurs commises, ce qui n’a rien d’évident, alors que chacun est sûr d’un jugement souvent erroné, malgré la bonne volonté. Alors,  Philippe, Jonathan, Pascal (quand tu seras devenu grand et que tu ne laisseras pas tout tomber après une compétition plus que « moyenne » pour pêcher et relâcher des vieilles carpes…..), Yannick, Maurice, Manu, si vous m’aimez un peu et si vous voulez prendre un macaron Club France en 2021, suivez-moi, on va leur faire voir que nous ne sommes pas morts, ni pourris, dans notre campagne, si loin de cette merveilleuse région du 45 et du 41.

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Mais surtout, n’allez jamais tirer dans ce coin sans passer par le Rabot, ce serait un crime de se passer d’une petite visite dans ce club house entièrement refait et redécoré avec un charme « so british », où Lolita vous servira le plus doux et le meilleur café de la région ! Vous pouvez me croire, je m’y connais… en café , hi, hi !

Comme promis il y a deux heures, voici les photos de mes grands souvenirs de voyage , hors ball-trap !

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