( 25 juillet, 2020 )

Voyage en terres inconnues au royaume du parcours de chasse. Partie 2: Chêne Rond Shooting Club

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Ce samedi matin, ainsi que l’annonce le deuxième quotidien français « Sud-Ouest », un des fers de lance de la PQR pour lequel j’ai tenu le poste de correspondant local de Saint-Denis-de-Pile de 2005 à 2017 (ce qui m’a peut-être sauvé la vie sur le plan mental et relationnel) , c’est ma fête. Je devrais dire un de mes jours de fête car il y en a plusieurs, mais ce 25 juillet voici ce que l’on peut lire: 

« LE SAINT DU JOUR: Jacques le Majeur. Décédé vers 44, il fut le premier apôtre à subir le martyre. Au IXe siècle, les Espagnols assurèrent que son corps était enterré à Compostelle, devenu pour cette raison lieu de pèlerinage. » ©SO

Mercredi 23, 10 heures, à Coullons sur le stand du  » Chêne Rond Shooting Club « .

Pour moi, c’est ici que le « martyre » a commencé ! Les 500 km de la veille, la longue séance de tir avec une star du coin Alain Gendreau au Sologne Shooting Club de Chaumont sur Tharonne au lieu-dit Courgenou (et non Mou du g’nou...) avaient certainement commencé à user le quasi-vieillard que je suis hélas devenu. Pour la première fois depuis ma reprise du ball-trap, je me retrouvai seul tireur, heureusement avec le soutien permanent de ma frangine Hélène (qui a bien pris goût à ma passion qu’elle ignorait totalement à ce jour), avec pour seul outil la fameuse Zapette. C’est génial en permettant une autonomie totale et surtout pour les clubs de grosses économies de pulleurs qui étaient indispensables… au siècle dernier. 

Or, la solitude n’a pas que des avantages, cela se saurait… Afin qu’Hélène puisse également prendre des photos tout en envoyant les plateaux (ce qui nécessitait beaucoup trop d’attention et de manipulation) j’avais réglé le timer (retardateur) sur 5 secondes, ce qui hélas, me laissait presque le temps d’aller pisser avant qu’un plateau venu de nulle part (trajectoire inconnue) ne vienne me montrer son ventre ou son dos, et parfois, sa tranche. Il n’a pas fallu longtemps pour que je craque et que je décide de remettre les commandes en direct.

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Je ne fus guère enthousiaste à l’issue de cette matinée de tir, ce qui n’a rien à voir avec le charmant accueil d’Elisa qui s’occupa de nous comme d’une maman de ses petits. Une bonne odeur émanant de la cuisine confirma que le compétition du samedi (dans quelques heures donc) se préparait, et plus de 120 tireurs étaient attendus. Non, je ne suis pas totalement fou et même si ça m’a chatouillé la détente, je ne m’inscrivais pas, je ne pouvais pas obliger Hélène à rester 2 jours de plus sans aller voir son grand garçon David et son petit-fils Alexandre….. Je ne suis pas un monstre d’égoïsme, ce qui m’arrangeait bien sur le coup. Je dois quand-même préciser que de nombreux pièges attendent le tireur et il me tarde de connaître les scores de certains « collègues » qui ont tiré il y a une semaine aux 100 CS de Saint-Pierre-du-Palais, dont j’ai pu lire le nom sur la liste d’engagés présenté par l’efficace Elisa. The nervous breakdown guette le tireur à tout moment, ainsi que les marques de dents sur la belle crosse en ronce de noyer, ou en fer. 

CHÊNE ROND SHOOTING CLUB

Route de Bourges – RD 940
45720 COULLONS
Renseignements auprès de :  ELISA  02.38.29.20.75

contact@chene-rond-shooting-club.com

Si j’ai bien retenu tout ce qu’Elisa nous a expliqué, le Chêne Rond est le seul des cinq stands du Shooting Club qui n’a pas été créé de toutes pièces mais qui a été racheté par les visionnaires du groupe Tranchant. Ce stand existerait depuis plus de 30, 35 ans, mais je n’y avais jamais tiré à l’époque où les compétitions étaient surtout concentrées sur des endroits de rêve, déjà. Ils sont nombreux à avoir disparu, victimes le plus souvent de voisins ayant le bras assez long pour les obliger à une fermeture administrative, leur sieste dominicale se voyant perturbée par le bruit des coups de fusil. J’ai entendu parler d’un casse-c…… » de cette espèce qui n’était pourtant jamais dans sa propriété toute proche les week-ends et pas souvent dans la semaine. C’est sûr, la bronzette en solitaire ou en groupe, ou le golf entre gens de la Haute sont plus « confortables » et moins bruyants que le ball-trap….. mais bien plus chiants ! Adieu, La Roche Couloir, Bois d’Arcy, Bergerac, Villeneuve-sur-Lot, Cassis, Thiers, entre autres,  autant d’endroits mythiques où j’ai vécu tant de merveilleux moments de sport et d’amitié, il y a… tellement longtemps, au siècle dernier . Un stand fait l’objet depuis des lustres d’un « empêcheur de tirer en rond » de cette espèce, et constituera le dernier élément de mon Ball-trap trip personnel, le fameux BTC Le Rabot, ma cerise sur le gâteau, ma madeleine de Proust, « The stand de PC » selon moi .

A suivre, donc !

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