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( 26 juin, 2020 )

Le tir en FU, fosse universelle, c’est souvent le début d’une passion dévorante

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Stéphanie Neau, vainqueure de la Coupe d’Europe et de la Coupe du Monde FU 2019 Photos©JIFE

Le site national du ball-trap en pose les règles, apparemment claires et simples….

« La FU est gérée par la Fédération Française de Ball Trap (FFBT) ainsi que par la FITASC.

Cinq postes de tir équidistants de 2,60 m situés à 15 m des lanceurs. Face au poste central (le 3e), un groupe de 5 lanceurs envoie un plateau à chaque passage, le départ du plateau s’effectuant 50 cm plus bas que le niveau des postes de tir. Soit 5 lanceurs dont les trajectoires sont différentes. Un système électronique “pulleuse” assure la répartition entre les tireurs, ce qui fait que tous les tireurs auront tiré exactement les mêmes plateaux, mais dans un ordre différent et inconnu avant le lancement. Les plateaux sont envoyés à des distances variables, 60, 65, 70 ou 75 m. Chaque tireur dispose de 2 cartouches pour casser un plateau. Le tir s’effectue arme épaulée. Il existe des Championnats d’Europe et du Monde. » ©Le site national duBall Trap

Je l’ai exprimé dans mon article précédent, la FU constitue souvent , après le concours de tir à la botte de paille souvent organisé par l’association des chasseurs de la commune, la découverte d’un vrai stand de tir: c’est ici que les choses sérieuses vont commencer et les résultats, encourageants ou catastrophiques, vont donner le départ d’une future « carrière » de tireur…. ou pas. Hélas, à condition de ne pas gêner le tireur voisin et de ne pas se mettre en danger par des attitudes inadéquates et interdites, chacun peut se positionner comme il le sent, tordant son corps, ses bras, son buste dans des positions inconfortables mais surtout nocives et inadaptées à cette discipline. C’est un peu comme un virus qui se propage sans qu’on sache vraiment comment, un tireur qui se croit bon donne un ou des conseils bidons à son fils, sa femme ou son pote, et dès que le débutant se mettra à casser un peu, il va se hâter de transmettre son « savoir », ou plutôt ses « conneries » à ne surtout pas reproduire.

Je vous le garantis, cette méthode, si on peut dire, ne donnera aucun résultat positif, bien au contraire 

Si l’idéal est de faire appel à un moniteur agréé, (s’il existe) ou au gérant du stand , il sera bien plus efficace de regarder un bon tireur en action pendant une série entière, sans le gêner, donc, de loin, et d’observer sa manière de se comporter sur le pas de tir, sur son poste, avant, pendant et après chaque plateau tiré. Il est aisé de constater que la montée du fusil à l’épaule, la position de sa tête, l’amenée de la joue sur la crosse, le sentiment que ce tireur « se sent bien »,  donnent le sentiment que tout est mis en oeuvre pour la réussite du tir. On ne voit pas un mec casser des plateaux à quatre-pattes, ni sur une jambe, ni en tirant à la hanche (sauf rares cas, pour s’amuser), ni en ayant mis 30 secondes à mettre sa crosse en place pour que l’œil, la joue et la crosse soient parfaitement assemblés.  De plus, il ne faut jamais oublier « qu’on tire d’abord avec ses pieds » ! En effet, c’est la position de départ qui va conditionner en grande partie la qualité du tir pour une raison essentiellement physique, c’est qu’un droitier tourne plus facilement vers la gauche, et que pour un gaucher, c’est le contraire. 

Pour éviter de tomber, d’arrêter son mouvement en étant bloqué et de rester derrière le plateau, il faudra donc s’avantager un peu en positionnant ses pieds à 14 h 20, ou 14 h 25 pour un droitier et 10 h moins 20 (ou 25) pour un gaucher. Cette position naturelle devra se reproduire à chaque poste après avoir choisi le meilleur endroit sur le poste de tir pour poser ses pieds. Pour le canon et le positionnement du canon au moment de l’appel du plateau, il y aura aussi des décisions logiques à prendre afin de se voir le moins possible débordé par un plateau, mais vous apprendrez ces « détails d’une importance capitale » au fur et à mesure des séries tirées. Vous verrez, vous comprendrez vite… et bien !

Les pièges de la FU

Je me suis souvent plaint que dans certains clubs tout ne soit pas correctement fait pour que les machines qui lancent les plateaux soient parfaitement réglées (trop rapides, trop longs, trop bas). Lorsque le terrain devant la fosse est plat et parfaitement droit, le réglage de la distance et de la hauteur réglementaires est relativement facile, il suffit d’avoir les appareils tout simples pour les contrôler.

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A Saint-Pierre-du-Palais le terrain est plat, mais la fosse n’est pas si facile

Les ennuis, pour ne pas dire les emmerdements, commencent quand les machines lancent des plateaux dans le vide, car, dans ce cas, mesurer la distance et la hauteur des plateaux est tout simplement impossible. Je ne sais pas si de nouvelles techniques sont apparues durant mes presque 20 ans d’absence sur les pas de tir, mais j’en doute. On disait à l’époque (presque le Moyen-Age) que le machines devaient être démontées et installées sur un sol plat afin de les régler correctement, tu parles Charles ! En rêve, oui ! Les tireurs locaux habitués, comme Yves Tronc, la star de Megève par exemple, sont dans leur jardin, mais les campagnards qui débarquent vont souffrir devant ces plateaux aspirés par le vide. Je crois que le hauteur minimum d’un plateau doit être de 1.5 m à 10 mètres de la fosse, on en est très loin parfois. 

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Avec des plateaux volant dans le vide, ce n’est plus la même mayonnaise

Il y a quelques jours j’ai eu l’occasion d’aller tirer 50 plateaux sur un stand qui n’a pas beaucoup évolué depuis ma « retraite », un petit stand dans la capitale charentaise d’un alcool mondialement réputé. Il est dommage que les grandes marques ne se soient pas regroupées pour construire un beau stand qui attirerait des visiteurs supplémentaires venant du monde entier . Mais revenons à nos moutons: je vis actuellement une véritable galère pour mon retour sur les pas de tir. Je n’en ai pas honte, c’est normal, même si mon ego en prend un sacré coup, mais bon, c’est mon problème. Ce que je veux dire pour continuer mes explications, c’est que sur la fosse du haut, devant le club house, le tir est normal pour une FU, le terrain étant assez plat et vert. je le répète, je tire comme une pompe à vélo et le 18/25 réalisé m’apparut comme une espèce de miracle dans cette période de renaissance. Avant de partir retrouver Marie Meunier pour une séance de travail, je décidai de tirer sur la fosse du bas, si « j’aurais su, j’avais pas dû ». La voila la fameuse fosse dans le vide, et là, allô maman bobo, j’ai dû me taper un 11 ou un 12 (quand on aime, on ne compte pas) sous le regard goguenard des stars locales (21/25 maxi je crois), un score plus que normal pour moi qui ne suis pas dedans du tout et moins encore sur des fosses et des trajectoires intirables. Il est possible que le tir à la FU ait été rendu bien plus difficile qu’il y a 30 ans, mais j’en doute. 

Sur cette question sans réponse, je vais vous quitter et réfléchir à mon prochain article qui traitera de…… je sais pas encore, désolé ! Salut les champions !

 

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