( 22 juin, 2020 )

Le ball-trap, comment naît une véritable passion ?

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Voilà, cela fait une semaine pile poil que j’aie repris ma licence de Ball-Trap 2020, la dernière datant de 15 années, en 2005.… oh, putain, déjà ! Je savais bien, connaissant la musique, que mon retour sur les pas de tir serait une véritable galère, conscient du fait qu’il est difficile d’être et avoir été; cette constatation ne concerne pas que le tir proprement dit, mais aussi les années prises dans le dentier, le corps tout entier, les réflexes, la souplesse, la qualité de la vue, la force dans les bras et les épaules, et l’envie de tout bouffer. 

Comment le virus peut-il toucher n’importe qui ? 

 D’abord, dans une autre vie, de 1979 à 2005, j’ai utilisé plusieurs fusils, en fonction de mes moyens, de mes envies, des armes disponibles chez Demay et Diet à Saint-Pierre, et parfois de la mode ou d’une crise de folie dépensière. Ne voulant pas m’ennuyer le dimanche, au grand dam de ma Chantal et de mes filles Anna et Sara, lorsqu’elles ne voulaient pas me suivre pour la journée, j’ai tâté de toutes les disciplines commençant comme tout le monde à la botte de paille. La suite logique fut la FU, fosse universelle (il n’y en avait qu’une à l’époque dans mon club, avec une vieille baraque en planche qui nous servait de club-house … et d’abris. J’ai donc débuté avec un Miroku, écoutant mon copain Jean-Jacques, déjà un pro de la baluche qui gagnait son lot d’entrecôtes sous mon nez. Dans ma tête, je me disais que ce serait mon tour, un jour. Entre potes, nous tirions parfois au parcours de chasse (…) enfin, disons que nous tirions ailleurs que depuis les pas de tir de la FU pour faire simple.  C’est lors de ma première compétition, le championnat de ligue PC organisé chez nous, que je remportais ma première médaille, celle que l’on n’oublie jamais, comme son premier baiser, le bronze en troisième série. C’était foutu, le virus était en moi. 

Ce résultat inespéré pour moi qui n’avait jamais tenu un fusil avant l’âge de 27 ans (hélas…) sauf à l’armée à Landau en Allemagne, et qui n’avait connu que le tennis avec mon pater et les sports co, rugby et foot plus tard, fit l’effet d’un taser dans mon cerveau, c’est ça que je voulais faire ! Je n’ai donc pas hésité, malgré les railleries des autres membres du club, certains étant jaloux du train de vie qu’ils imaginaient chez moi, à me lancer dans le grand monde, celui des sélections PC et des championnats de France. , chaque stand me faisait découvrir de nouvelles installations, de nouveaux plateaux, les rabbits, les battues, les minis, les bourdons, les tours. Mes retours à la maison furent de vraies galères pour Gérard Demay lorsque je lui disais que le stand devait évoluer, qu’il fallait investir, construire un vrai club house pour ne pas passer pour les ploucs de l’extrême club au sud de la ligue Poitou-Charente , au nord, c’est Poitiers…

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Et cela s’est fait petit à petit, gentiment, nous avons fait ce qu’il fallait, les Demay et moi avec le soutien actif de plusieurs membres du club, pour changer de dimension. La chance nous a souri, une année, ou pendant quelques semaines la neige persistante avait entraîné la fermeture de la chasse. C’est ainsi que durant quelques samedis et dimanches, nous nous sommes attelés à la construction d’un vrai club house avec une immense cheminée-barbecue central, pour le chauffage et les repas au stand. Nous avons par la suite écumé les ventes aux enchères du lundi pour meubler, j’ai donné des meubles de salon. Pour le tir, mes voyages sportifs aux quatre coins de la France m’ont donné des idées souvent partagées avec Gérard Demay et Robert Diet, et prudemment mais sûrement, les investissements de matériel d’occasion la plupart du temps ont permis au BTC Saint Pierre de se voir reconnu à sa juste valeur. Il est vrai que lorsque les tireurs des alentours, habitués pour la plupart à ne tirer que des « cocottes » dans leur club et à faire des 23, 24 ou 25, se tapaient un 13, un 14 ou parfois moins à la tour de 27 mètres ou à la plaine souvent immangeable, j’en ai pris pour mon grade, je n’étais qu’un « gros con » (je les cite de mémoire…) et ils ne remettraient plus jamais les pieds ici, na ! Ils sont revenus, et ils ont bien fait, car j’ai toujours dit, sachant un peu de quoi je parlais, que quand on casse des plateaux à Saint-Pierre, on peut casser partout. Je n’avais et je n’ai toujours pas tort. Cela m’a bien servi plus tard à Europesa avec les Demay, à la palombe.

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Orgueil mal placé ou besoin d’apprendre et de progresser ?

Dans mon prochain article, je raconterai à ceux qui prennent « un peu » de plaisir à me lire, comment on en vient à essayer de nouvelles disciplines, à changer d’arme, et je tenterai surtout d’aider les tireurs à progresser, en évitant les nombreuses erreurs que j’aie pu faire, leur faisant gagner, si possible du temps et de l’argent. Alors, à bientôt, c’est le matin vers 5 heures que je suis le plus en forme, comme ce fut le cas durant toute ma vie, et dans … tous les domaines ! 

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