( 21 février, 2020 )

N°2 La Sécu n’existe pas en Thaïlande, et les soins valent de l’or

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Ce matin, j’éprouve comme un petit coup de moins bien, une espèce de « voyage-blues », et à la relecture de mon premier article envoyé hier, je me demande à quoi ça sert de raconter sa vie, ma vie, enfin mon séjour à Pattaya. Est-ce que je me la pète, est-ce que je pense intéresser du monde à la lecture de ma prose, et surtout qui, et est-ce que mes photos plaisent ? A toutes ces questions, je me suis répondu que tout le monde s’en fout royalement de mon séjour, que les critiques réflexes doivent être bien plus nombreuses que les marques de tendresse et d’affection envers mes efforts pour partager une belle aventure. Alors, j’ai pensé: « Et puis merde, si de rares amis, amies, anciennes amantes (futures, ça serait bien mais faut pas rêver !), membres d’une famille largement divisée, plutôt que de regretter que je sois encore vivant, soient un tout petit peu contents, pas heureux, faut pas exagérer quand-même, de voir que je continue à vivre un peu, ça serait toujours ça de pris. Et puis j’espère surtout donner envie à ceux qui vont « perdre » un peu de leur temps si précieux à la lecture de mon blog, de partir à la découverte d’un pays extraordinaire, où chaque instant amène son lot de surprise, apportant la preuve qu’avec rien on peut tout faire. Quelles leçons de zénitude et d’humilité j’ai pris dans la gueule pendant ces deux mois qui ont quelque part changé ma vie et mon regard sur le monde. Mais ça aussi, vous vous en fichez certainement, c’est pas grave, vous pouvez zapper !

Les emmerdements commencent, ou plutôt, continuent

Je vous ai laissés, dans l’épisode numéro 1, avec un suspense insoutenable, que m’est-il arrivé pour que je visite le Bangkok Hospital de Pattaya ce fameux 14 janvier. J’ai eu une chance incroyable pendant mon séjour, car tout ce qui m’est arrivé de particulier aurait pu s’avérer bien pire. J’ai d’abord réussi à soigner les « petits » problèmes d’assise (…) sur la selle de mon 125 cc3 Suzuki, et je pouvais enfin m’asseoir un peu plus loin du guidon… Je savais qu’autour de Pattaya et dans un rayon de moins de 60 km, il existe 27 parcours de golf, faisant de ce coin un endroit de rêve pour tous les golfeurs de monde qui n’aiment pas que le golf… J’ai alors décidé, grâce à mon mobile, de m’acheter une paire d’écouteurs qui m’a permis d’aller partout où je voulais avec l’aide formidable de Google Maps, pour moi une des inventions du siècle. Un conseil en passant: si vous voulez être tranquille et ne pas vous soucier de recevoir une facture astronomique de votre FAI, avant de quitter la France, enlever la carte SIM, (c’est plus sûr que le mode avion) supprimer l’itinérance, et acheter chez AIS ou un autre une carte SIM locale avec Internet illimité et éventuels appels locaux possibles (800 baths, environ 24 € pour trois mois…) . Avec la famille communiquez avec What’App, Messenger, Line, tout est gratuit. 

Mon premier parcours de Golf, ma première photo, badaboum !

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C’est par le Siam Country Club que je décidais de commencer mon périple, et cela aurait très bien pu être le dernier. Je vous explique: après une bonne vingtaine de bornes les cheveux au vent je me dirigeais donc vers cette espèce de complexe golfique regroupant quatre parcours en quelques kms, comme en Ecosse le soleil en plus… Apercevant du coin de l’œil un immense panneau de céramique indiquant que j’étais bien où je le désirais, je m’arrêtais pour faire une photo. Signe d’un récent concours international, la chaussée, refaite, était magnifique, un vrai billard, mais pas la bordure.

Ne voulant pas rester sur la chaussée afin d’éviter un accident, je me suis approché du bord, hélas pas fini, lui, tout en sable et en terre. C’est plus lourd qu’on pense un motorbike et le poids m’a fait tomber sur le côté , la gueule dans le sable, et le corps sous le Suzuki. Un couple de jeunes Thaïs qui passaient juste après moi, un miracle sur cette route presque sans voiture, se sont portés à mon secours, sinon, je crois que j’y serais encore. Ils m’ont aidé à me relever, dur dur, et à remettre tout le monde sur la route. Je sentais quelque chose de bizarre sur ma jambe, tu m’étonnes. Non, je ne voulais pas appeler un médecin, ni les secours, je pouvais marcher, remonter sur mon engin et continuer ma route vers le Golf. Deux jeunes infirmières se sont occupées de nettoyer mes blessures, ce qui n’était pas forcément un cadeau, terre, sang, peau enlevés au coton tige avec une infinie douceur. Personne ne m’a demandé ma carte de membre du SCC, heureusement, merci encore. Adorables et souriantes, formidable.

A la découverte d’un des meilleurs hôpitaux privés du monde, le Bangkok Hospital de Pattaya.

Mon hôte Christian Chibani qui vend et loue des studios et des appartements au Spanisch Place Condominium (voir numéro 1) m’avaient fait écrire un petit mot à conserver dans mon portefeuille : « En cas d’accident, je désire me faire soigner au BHP ». Je me suis donc rendu à cet hosto, avec mon scooter, refaisant à l’envers les 25 bornes de l’aller, une heure pile poil après ma chute ! Le chirurgien semblait satisfait de la rapidité de ma réaction, c’était pas forcément joli joli, avec les trois « rayures » et la brûlure causée par le pot d’échappement.

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20 jours de soins quasi quotidiens, sans douche (complète) sans piscine, sans bain de mer, pour éviter toute infection, génial !

Etant complètement à la masse à cause du décalage horaire (6 heures), j’étais réveillé tous les jours à 2 ou 3 heures du matin, comme vous pouvez le lire dans un de mes précédents articles publiés sur mon blog. Je n’ai donc eu aucun mal à faire un petit tour de scoot chaque matin, afin de changer mes pansements et de surveiller ma tension et ma température, au rendez-vous de 8 heures. J’étais assez fier , pour une fois, d’être le Numéro 1 des patients du jour, enfin reconnu à ma vraie valeur (hé, je déconne ). Les blessures ont disparu une à une, même s’il manque un peu de bronzage.

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J’ai eu beaucoup de chance de tomber à l’arrêt et je n’ai pas manqué de remercier Buddha juste devant mon studio ! Je ne pense pas écrire un nouveau numéro de cette vraiment mini-série. J’ai tellement de choses dans ma tête, comme une sorte de plénitude et de calme difficiles voire impossible à faire partager. Je devais faire ce voyage, merci à ma fille Anna de m’y avoir poussé, et à ma sœur Hélène, à qui j’ai beaucoup manqué, pardon….

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 Maintenant il ne me reste plus qu’à établir un dossier complet pour me faire rembourser les frais médicaux par Europe Assistance, et c’est pas gagné; en effet, n’ayant pas cru utile de les prévenir d’un « incident » sans trop de gravité qui ne nécessitait pas leur intervention d’urgence, et surtout n’ayant pas réussi à les joindre;  je n’ai pu déposer mon dossier que le 24 et donc, super nouvelle, une de plus dont je me serais bien passé, la prise en charge ne va commencer, sauf miracle, que le 24, donc, les frais du 14 au 24, in the baba ! 21 325 TBH quand-même soit: 624€…. A suivre… de près !

2 Commentaires à “ N°2 La Sécu n’existe pas en Thaïlande, et les soins valent de l’or ” »

  1. Guillemette dit :

    et bien moi j’aime ce que tu écris Jacques
    déjà cela nous rassure de te savoir « en vie »; je suis bien contente que tu profites enfin de ta retraite ! et cela nous permet de voyager à travers tes textes et les belles photos de tes périples … Je t’embrasse bien fort

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